A Rebrousse-temps – Philip K. Dick

A rebrousse-tempsTitre Original : Counter-Clock World
Genre :
 
roman, science-fiction, uchronie, thriller, littérature américaine
Auteur : Philip K. Dick
Année :  1967
Nombre de pages : 252

Résumé : On est en 1998, et le cours du temps s’est inversé depuis une douzaine d’années : c’est l’effet Hobart, dont on ne connaît pas grand chose. Concrètement, comment ça se passe? Pour fumer une clope, tu prends un mégot dans le cendar, et elle se reconstitue. On accueille quelqu’un avec un « Au revoir » et on le congédie avec un « Bonjour ». On régurgite des plats dans une assiette pour les mettre au frigo puis les ramener au supermarché. A l’inverse, on va au « palais du sogum » pour… je vous laisse deviner. Les hommes s’empoilent le matin pour être présentables. Et le cours de la vie s’inverse aussi, de vieux, on rajeunit, jusqu’à devenir un bébé qui doit réintégrer une matrice. Les morts renaissent aussi à la vie, et des entreprises travaillent à déterrer ces cadavres et à les vendre au plus offrant.
Lors d’une tournée dans un petit cimetière, Sebastian Hermes, un ancien-né qui possède un vitarium, remarque une tombe où la vie ne va pas tarder à ressurgir. La tombe est un peu plus imposante que les autres, avec pour mention le nom de Thomas Peak. Après quelques recherches, il s’avère que l’Anarque a été un prophète en son temps, et que sa résurrection va déchaîner les passions et attirer les convoitises, voire sa mort va être franchement souhaitée. Que faire? Attendre qu’il finisse de revenir à la vie ou le sortir de là?

Ce que j’ai aimé : Le héros du bouquin, c’est ce temps qui repart à l’envers. C’est carrément flippant, voire horrible. C’est mon premier Philip K. Dick, et il a fallu que je m’accroche pour ne pas tomber à la renverse. Il nous raconte des choses, mais le plus intéressant est tout ce qu’on imagine à côté. Vraiment formidable. Merci à Madame Zinzin, pour cette lecture qui n’arrête pas de tourner en boucle dans mon cerveau, je ne verrai plus jamais le monde de la même manière ^^.

Ce que je n’ai pas aimé : Le côté thriller n’est pas le plus intéressant finalement, j’aurais aimé qu’il axe encore plus sur cet univers au temps inversé.

Note : 4/5

DianaCagothe

Le Dernier dimanche de monsieur le chancelier Hitler – Jean-Pierre Andrevon

 

Le Dernier dimanche de monsieur le chancelier HitlerGenre :  roman, uchronie
Auteur : Jean-Pierre Andrevon
Année :  2010
Nombre de pages : 100

Résumé : Et si Hitler n’était pas mort? Et s’il avait trouvé refuge aux States? Bon ben voilà, on en est là. 1949 : notre cher Adolf s’est finalement marié à Eva Braun. Au lieu de crever dans son bunker, il trouve refuge chez l’oncle Sam et bénéficie même de la protection du FBI.
Il s’est tout rabougri papy : fin de la moustache et de la mèche impeccable, place à la brosse grisonnante et à tous les ennuis de la vieillesse, avec comme trio fatal la prostate, Alzheimer & Parkinson.
Eva lui tient toujours compagnie, mais ne sait plus très bien pourquoi. Hitler s’est tout fripé, commence à perdre sérieusement la boule, rêve toujours de grandeur, mais c’est plutôt la décadence. Invité et ridiculisé à la télé, Hitler n’est plus le Führer, il ne führe même plus trop sa vie, si ce n’est de pourrir son entourage. Enfin, les deux-trois fidèles qui lui reste.
Et puis, son grand ennemi de toujours, Staline, décide d’attaquer son futur éternel ennemi, les USA. Et, ça, ça fait rêver Adolf, parce qu’il pourrait retrouver un beau petit poids politique. Mais, il n’en sera pas comme il avait prévu.

Ce que j’ai aimé : Moi, j’adore quand on s’attaque aux charismatiques pour les humaniser. Surtout les « monstres ». Ben oui, le statut de « monstre » comme Adolf ou Dutroux ou Manson encore, ça donne un charisme fou, mais ça les déifie un peu. Et moi j’ai pas envie d’oublier que ce sont des humains, oui comme toi et moi. Finalement, ça peut être chacun de nous qui dérape. Andrevon réussit magnifiquement son humanisation, et le côté minable d’Hitler en est presque jubilatoire.

Ce que je n’ai pas aimé : Le pitch est bon, il y a de l’idée, mais, je sais pas, la sauce prend pas. Heureusement que ça se lit vite.

Note : 3/5

Nancy