Celui qui attend et autres nouvelles – Ray Bradbury

celui qui attendTitre Original : Celui qui attend et autres nouvelles
Genre :
 
nouvelles, science-fiction, fantastique, littérature américaine
Auteur : Ray Bradbury
Année :  1995
Nombre de pages : 95

Résumé : Il s’agit ici d’une compil un peu aléatoire comme on sait si bien les faire.
– Celui qui attend : une entité inconnue tapie au fond d’un puits voit débarquer les premiers hommes sur Mars. Ni une ni deux, elle prend corps dans un des astronautes, mais ça le tue, alors elle passe au suivant.
– La Fusée : alors que les voyages dans l’espace commencent à se démocratiser, un père de famille a réussi à économiser assez pour envoyer l’un des siens en fusée. Mais lequel choisir?
– La Pierre tombale : un couple investit un appart’ qui était occupé auparavant par un sculpteur. Le logeur leur demande un peu d’indulgence. En effet, une pierre tombale reste et sera enlevée le lendemain. Il va falloir passer la nuit avec cet étrange objet.
– Rencontre nocturne : sur Mars, un martien et un humain se rencontrent à la croisée du temps.
– Le jour de la grande exhumation : des morts sont déplacés dans un nouveau cimetière. Une grand-mère ouvre le cercueil de son premier fiancé, mort dans la fleur de l’âge, et le corps de celui-ci est intact.
– Icare Montgolfier Wright : tout est dans le nom de cet homme, qui veut clairement voler.
– Le Petit assassin : une mère accouche, et est persuadée que son nourrisson veut la tuer.
– Un coup de tonnerre : un croisement de La Machine à explorer le temps de H.G. Wells et Jurassic Park de Michael Crichton

Ce que j’ai aimé : Je l’ai mangé ce recueil. Presque tout est bon, dommage que ce soit trop court. Presque chaque titre aurait mérité un développement en roman. Si la SF vous fait peur, ou si vous voulez découvrir l’auteur, c’est une bonne porte d’entrée, à pas une thune en plus.

Ce que je n’ai pas aimé : Pas grand chose, si ce n’est la briéveté et Icare, qui n’avait pas tellement de sens pour moi.

Note : 4/5

DianaCagothe

Citoyen de la galaxie – Robert A. Heinlein

citoyen de la galaxieTitre Original : Citizen of the galaxy
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, littérature américaine
Auteur : Robert A. Heinlein
Année :  1957
Nombre de pages : 282

Résumé : Un vaisseau d’esclaves arrive sur Jubbulpore. Dans les lots, un gamin maigrichon et mal en point dont personne ne veut. Baslim, un mendiant, l’achète pour une bouchée de pain. Le récemment baptisé Thorby, se fera éduquer par le vieux, qui lui apprendra non seulement à bien mendier, mais lui donnera une instruction assez high-level, dont bon nombre de choses sous hypnose.
Le gamin grandit plutôt bien, finit par être affranchi par son père adoptif mais reste dans les jupons paternels jusqu’au jour où Baslim se fait toper par l’Etat et se fait buter. Comme ça sent le roussi pour Thorby et que Baslim l’avait prévu, il réussit à s’enfuir sur un vaisseau à société matriarcale, où, on l’adopte car la Famille a une dette envers Baslim. Thorby va donc partir aux confins de la galaxie pour découvrir les origines de Baslim et puis les siennes.

Ce que j’ai aimé : Je crois que c’est le premier Heinlein qu’on aime plutôt bien aux WC. Il se lit bien, pour une fois, ce n’est pas laborieux, et il n’a pas tellement pris de coup de vieux. Les univers, parce qu’il y en a plusieurs, en fonction des étapes de la vie de Thorby, sont plutôt bien construits et on s’immerge bien dans le décor. On se laisse prendre aux aventures de Thorby et on a envie d’en savoir plus, de savoir si l’intuition de Baslim, à savoir que le gamin viendrait de la Terre, est la bonne. Ça se lit en deux coups de crayon, trois coups de cuillère à pot. C’est une bonne lecture estivale.

Ce que je n’ai pas aimé : Le livre se découpe par périodes de la vie de Thorby, et même si les parties en elles-même sont plutôt bien foutues,  j’ai du mal à voir le lien entre elles, et ça donne un côté plutôt décousu au roman. Concernant la « philosophie » ou la « morale », le concept de la liberté est un peu trituré mais d’une manière un peu simpliste, voire un peu trop : genre « il est esclave mais bien plus libre que lors de ses voyages spatiaux », alors que le héros, en fait, se sent toujours plus ou moins encombré par ce concept de liberté.

Note : 4/5

DianaCagothe

La Route – Cormac McCarthy

la routeTitre Original : The Road
Genre :
 
roman, post-apocalyptique, science-fiction, littérature américaine
Auteur : Cormac McCarthy
Année :  2006
Nombre de pages : 251

Résumé : Post-apo oblige, on est dans un monde dévasté. On ne sait pas vraiment bien ce qu’il s’est passé, mais c’est moche : tout ou presque a brûlé, le ciel est constamment gris, les animaux semblent avoir disparu. Un homme et son fils chargés d’un caddie et de maigres possessions tentent de rallier la mer, pour rallier une hypothétique parcelle de terre habitable. Ils survivent des boîtes de conserve qu’ils trouvent dans les maisons abandonnées.
Ils esquivent le plus possible les autres êtres humains, ou ce qu’il reste de l’humanité. C’est la loi du plus fort et sans nourriture l’humanité en est réduite au cannibalisme. Le père tente d’élever son fils non pas dans l’espoir d’un monde meilleur, mais plutôt pour qu’il garde le souvenir du monde passé.

Ce que j’ai aimé : La couverture scandaleusement pailletée : je peux vous dire que dans les transports en commun, ça a plutôt fait un effet wouahou. Ce bouquin fait affreusement réfléchir sur la condition humaine, le sens de la vie, la mort, l’existence…

Ce que je n’ai pas aimé : La couverture scandaleusement pailletée : mais pourquoi alors que c’est le bouquin le plus glauque au monde? On appelle ça le défaut de la qualité, on va dire. Pour être glauque, il est glauque. Il ne faut pas s’attendre à un Walking Dead alternatif, ou bien à un Malevil. Il ne se passe pas grand chose et en plus l’écriture est un peu horrible, épurée voire dépouillée, comme le monde, mais pénible… Bref, à ne pas lire si vous n’avez pas trop le moral…

Note : 2/5

DianaCagothe

Route de la gloire – Robert A. Heinlein

Route de la gloireTitre Original : Glory Road
Genre :
 
roman, science-fiction, fantasy, littérature américaine
Auteur : Robert A. Heinlein
Année :  1963
Nombre de pages : 352

Résumé : Oscar, soldat démobilisé du Vietnam, fait un petit tour en Europe pour kiffer un peu la vibz. En goguette sur l’île du Levant, il rencontre une petite nénette, qui a l’air physiquement et intellectuellement pas mal. Tant et si bien qu’il est carrément étonné qu’elle s’intéresse à lui. Il la retrouve quelque temps plus tard, en répondant à une petite annonce pour un job. Elle est toubib et se propose de l’embarquer pour une grande aventure.
Là, le roman bascule totalement, un peu à la « Une nuit en Enfer« . En fait, la gonzesse se révèle être Star, impératrice des 20 Univers, et elle va le transporter dans des mondes parallèles pour qu’il l’aide à accomplir sa quête : retrouver un oeuf de Phénix. Oscar va se retrouver dans sdes tas de situations rocambolesques à essayer de survivre au milieu de créatures fantasques.

Ce que j’ai aimé : La partie « réaliste » : j’ai eu l’impression de partager un peu de la vie de François Pignon.

Ce que je n’ai pas aimé : Je me suis perdue assez vite. Le côté burlesque était trop omniprésent, ça partait tellement dans tous les sens, que j’ai souvent perdu le fil. Terminer ce roman a été une épreuve de longue haleine. Décidément, nous restons un peu hermétiques à Heinlein ici.

Note : 1/5

DianaCagothe

Iles de l’espace – Arthur C. Clarke

Iles de l'espaceTitre Original : Islands in the sky
Genre :  roman, science-fiction, hard science, littérature anglaise
Auteur : Arthur C. Clarke
Année :  1952
Nombre de pages : 224

Résumé : Roy, un ado lambda du XXe siècle gagne un concours qui lui permet de voyager n’importe où sur la surface du globe, là où son désir veut le conduire. Mais Roy, c’est un petit malin : grâce aux bons conseils de son oncle juriste, il demande de voyager sur la station orbitale, qui, juridiquement est rattachée à la planète Terre. Parce que oui, à ce moment-là, on a un peu colonisé d’autres lieux du système solaire.
Roy passe donc quelques semaines à bord de la station, et on va y suivre son quotidien et ses aventures spatiales.

Ce que j’ai aimé : Le personnage de Roy est vraiment cool. C’est un ado comme en connaissent toutes les générations, à la fois se prenant comme un petit malin, à la fois émerveillé par tout ce qu’il découvre, à la fois un peu criant, à la fois curieux de ce qu’il vit et impliqué, parce qu’il se rend quand même compte de la chance qu’il a de vivre son aventure.
Ensuite, si on replace le roman dans son contexte historique, on voit que Clarke, bon comme le bon pain qu’il est, nous décrit un univers qui ne s’est pas forcément réalisé, mais qui reste crédible pour l’amateur de voyage dans l’espace. Et comme d’habitude, c’est un vrai plaisir de voir l’espace à travers ses yeux, car il est très bon pour nous faire voyager dans notre système solaire.
Enfin, comme tout bon roman, il y a quelques pistes de réflexion philosophiques qui sont lancées sur de grands thèmes traditionnels du genre : je repense notamment à la gestion des déchets en fonction des époques et la place de l’homme dans le grand tout. Mais, comme on regarde tout au travers des yeux d’un ado, les réflexions ne sont pas forcément poussées, ce sont juste des questionnements, que le lecteur pourra décider de triturer dans son cerveau ou pas.
Tout ça rend le roman très frais, très facile à lire et très distrayant. Je pense que ça peut être une bonne porte d’entrée pour les non amateurs du genre. Pour les autres, c’est un moment de détente assuré!

Ce que je n’ai pas aimé : Le bouquin a le défaut de sa qualité, il est très léger, et un peu court pour avoir vraiment le temps de se laisser emporter.

Note : 3/5

DianaCagothe