Le diable l’emporte – René Barjavel

le diable l'emporteGenre :  roman, anticipation, littérature française, post-apocalyptique
Auteur : René Barjavel
Année :  1948
Nombre de pages : 330

Résumé : Suite à la super chronique de Kwaite, je continue de me plonger dans le Barjavel. Ici, on est à Paris. On suit la vie de la famille Collignot : le père est traducteur, la mère, poule au foyer, ainsi que les deux filles, Irène et Aline. Une vie banale d’après guerre, jusqu’à ce qu’Irène se fasse repérer par Monsieur Gé, un espèce de magnat de l’armement, qui décide de construire une Arche et de sauver l’humanité ainsi que quelques animaux de la ferme au cas où la troisième guerre mondiale éclaterait. Douze femmes, dont Irène, sont sélectionnées ainsi que douze hommes. Après la course à l’armement, le climat mondial est extrêmement tendu et une photo satellite d’une bande de pingouins manque de faire éclater la guerre. Dans l’Arche, ça dégénère parce qu’Hono, un des savants de Monsieur Gé joue à Loft Story. La guerre finit par ne pas éclater et toute l’Arche est libérée. Mais le temps de Paix universelle est d’ores et déjà compté.

Ce que j’ai aimé : Comme toujours chez Barjavel, la guerre et la destruction de la planète est omniprésente. Toujours avec de l’amour au milieu de tout ça. Non seulement c’est dingue comment ce type est poétique, mais ce fut un grand visionnaire. Je pense notamment aux OGM : un poulet géant manque d’anéantir une ville. Et puis la guerre mondiale qui manque d’éclater en raison d’une photo satellite de pingouins… Je revois tellement les États Unis en train de nous faire des démos sur les installations irakiennes. Bref, encore une fois, je suis sciée par ce roman d’anticipation.

Ce que je n’ai pas aimé : C’est du Barjavel. Donc, on a parfois une sensation de déjà vu. Ce sont toujours les mêmes thèmes : amour et apocalypse. A lire, mais pas trop rapproché d’un autre Barjavel.

Note : 4/5

Plumpy Trash

Guide de survie en territoire Zombie – Max Brooks

#bookcrossing #LireauxWC #maxbrooks

Une photo publiée par Diana Cagothe (@dianacagothe) le

 

Guide de Survie en territoire ZombieTitre Original : The zombie survival guide: complete protection from the living dead
Genre :
 
encyclopédie, fantastique, post-apocalyptique
Auteur : Max Brooks
Année :  2003
Nombre de pages : 308

Résumé : Une fois n’est pas coutume, je vais vous coller la 4e de couv’, qui résume assez bien la situation et les dix commandements :
1. Organisez-vous avant leur arrivée.
2. Ils ignorent la peur. Faites de même.
3. Coupez-leur la tête. Utilisez la vôtre.
4. Les machettes n’ont pas besoin de munitions.
5. Cheveux courts, vêtements serrés = protection optimale.
6. Grimpez à l’étage. Démolissez l’escalier.
7. Abandonnez votre voiture. Prenez un vélo.
8. Remuez-vous. Soyez discret. Taisez-vous. Restez sur vos gardes.
9. Aucun endroit n’est totalement sûr. Juste moins dangereux.
10. Même si les zombies sont partis, la menace subsiste.
Il s’agit ici d’un « vrai » guide de survie : on nous décrit dans le menu détail la problématique zombie, comment se préparer, les bons plans pour survivre, les bons plans pour lutter. Le guide se termine par l’historique des invasions zombies, depuis la Rome Antique jusqu’à nos jours (ou alors ce qu’il en reste).

Ce que j’ai aimé : C’est complètement barré comme guide! A lire de toute urgence si vous prenez les transports en commun ^^ D’une part, vous serez complètement aux aguets, d’autre part, les regards se tourneront vers vous, implorants, parce que tout le monde a un instinct de survie.
Sans déconner, j’ai lu à droite et gauche que des gens se sont emmerdés en lisant le bouquin, parce que ça fait trop sérieux… Je crois que le titre n’est pas mensonger, il s’agit bien d’un guide. Quand vous lisez un Routard pour faire du tourisme, vous vous plaignez pas que c’est chiant parce que vous lisez pas tout bout à bout? Ben là c’est pareil, c’est un livre qui se picore, au besoin, et a une bonne place aux WC. Vos invités vous seront gré d’en feuilleter un peu et de s’instruire. Parce que c’est important, la vie…

Ce que je n’ai pas aimé : Je trouve que l’auteur aurait pu s’inspirer d’Ange Bastiani et disséminer les récits historiques un peu à droite et à gauche, au lieu de tout rassembler à la fin, ça aérerait le bouzin et ça permettrait une lecture en continu.

Note : 3/5

DianaCagothe

La Maison Qui Glissait – Jean-Pierre Andrevon

 

La maison qui glissaitGenre :  roman, anticipation, post-apocalyptique
Auteur : Jean-Pierre Andrevon
Année :  2010
Nombre de pages : 608

Résumé : Nous sommes dans une ville quelconque, un jour d’un été quelconque, mais un été caniculaire. Dans cette ville, comme dans tant d’autres, des tours. Andrevon va nous conter l’histoire de la tour des Erables. Cette tour, c’est le reflet de l’habitat vertical, on a un peu de tout, des pauvres, des gens plus aisés, des blacks-blancs-beurs, des bosseurs et des chômeurs, des jeunes et des vieux. On a même un gardien d’immeuble, ancien gendarme, bien revêche, que tout le monde ou presque craint, mais dont personne ne peut vraiment se passer. Mais on n’est pas là pour voir si l’habitat vertical est réussi ou pour faire de la sociologie de comptoir, n’est-ce pas?
Un matin de la fin du mois d’août, l’ensemble des habitants se réveille à 7h. La luminosité extérieure est très vive, la tour est entourée d’une brume poisseuse, et l’électricité est HS. On se rend vite compte que certains habitants ont disparu pendant la nuit. Ceux qui tentent l’aventure de pénétrer dans la brume disparaissent également à tout jamais. Les habitants ne savent pas ce qui leur arrive et vont devoir s’organiser, ne sachant ni ce qui leur arrive, ni combien de temps ça va durer.

Ce que j’ai aimé : La deuxième moitié du roman, les choses s’accélèrent : la véritable nature des personnages commence à se révéler. D’autre part, la fin m’a agréablement surpris : d’habitude, ça se termine soit un peu à l’arrache, soit c’est une fin un peu « what the fuck ». Ici l’auteur arrive plutôt bien à retomber sur ses pattes, en nous laissant un peu sur notre faim, mais pas trop.

Ce que je n’ai pas aimé : J’ai eu vraiment du mal à rentrer dedans. La première moitié a été laborieuse à ingurgiter : plein de personnages et l’auteur nous embrume autant que les Erables. Et puis bon, difficile de ne pas avoir « Brume » de Stephen King en tête. C’est aussi ce qui m’a chiffonné et qui m’a empêché de bien rentrer dedans.

NDLR : Merci à Sylvana pour ce prêt, ce livre sera à jamais dans mon coeur, parce que c’est ce que je lisais pendant mon changement de vie!

Note : 3/5

Nancy

Malevil – Robert Merle

MalevilTitre Original : Malevil
Genre : 
Roman, Aventures, Post-apocalyptique, littérature française
Auteur : Robert Merle
Année :  1972
Nombre de pages : 490

Résumé : Quelque part en France, en 1977… Il se passe un truc apocalyptique : je dis bien « truc apocalyptique » parce que nous ne saurons jamais ce qu’il est réellement advenu. Quelques hommes et une femme survivent : ils étaient en train de tirer le vin dans la cave du château de Malevil, lui même protégé par sa position géographique à côté d’une falaise. En sortant, ils voient que le paysage à perte de vue est en train de brûler, le ciel restant gris. Ils doivent alors s’organiser pour survivre dans ce nouveau monde.

Ce que j’ai aimé : Le procédé narratif. Le narrateur est le propriétaire du château, mais ses écrits sont quelques fois commentés par Thomas, un autre occupant du château. J’ai aussi aimé la réflexion menée par le narrateur sur les changements sociétaux nécessaires suite à un tel événement. Je n’ai pas pu m’arrêter sur les 150 dernières pages.

Ce que je n’ai pas aimé : Le côté « roman du terroir » m’a un peu dérouté au début.

Note : 5/5
DianaCagothe