Un défilé de Robots – Les Robots 2 – Isaac Asimov

Un défilé de RobotsTitre Original : The rest of the robots
Genre :
 
nouvelles, science-fiction, littérature américaine
Auteur : Isaac Asimov
Année :  1964
Nombre de pages : 247

Résumé : Ah ça faisait longtemps que vous n’aviez pas vu du Asimov dans les parages. Ici, on continuera dans la lignée robotique. Ce sont huit nouvelles où l’auteur essaie de tordre dans tous les sens les trois fameuses lois de la robotique qu’il a créé :
– Le robot AL-76 perd la boussole : c’est marrant comme on a tendance à utiliser Al/Hal pour personnifier une machine… Un robot programmé pour bosser sur la Lune, mais qui se retrouve au fin fond de la campagne. Il fait tout pour recréer ses conditions de boulot avant de tout faire péter.
– Victoire par inadvertence : les Hommes envoient trois robots sur Jupiter pour tenter d’établir des liens avec les Joviens, qui sont de très très vilains méchants. Les Joviens essaient de faire flipper les robots, mais repartent la queue entre les jambes.
 – Première loi : une robote se prend pour une mère de famille, et donc mettra à mal la 1ere loi pour défendre son rejeton.
– Assemblons-nous : une histoire d’espionnage avec des robots terroristes.
– Satisfaction garantie : la ménagère de moins de cinquante ans, flippée des robots, finira par en tomber amoureuse.
 – Risque : on essaie de faire une tentative de saut dans l’hyperespace, mais ça foire parce qu’on n’est pas capable de donner un ordre correct au robot qui est censé se lancer dans l’expérience.
– Lenny : Susan Calvin, notre robopsychologue, vieille acariâtre et sociopathe, décide « d’éduquer » un robot dont le cerveau positronique est défaillant.
– Le Correcteur : les robots sont toujours interdits sur la Terre, mais l’US Robots essaiera quand même d’en caser un dans une fac, avant que ça parte en sucette.

Ce que j’ai aimé : C’est une petite Madeleine de Proust de revenir à Asimov, ses nouvelles de robots, et notre chère et tendre Susan Calvin. C’est mignonnet de voir Asimov de turlupiner ses lois dans tous les sens pour les faire échouer, mais elles sont increvables. On a ici un vrai bouquin de WC, à feuilleter pour en ressortir le sourire aux lèvres, plus léger et un avec un sourire un peu niais.

Ce que je n’ai pas aimé : On n’enchaîne pas, sinon, on finit par tourner en rond.

Note : 3/5

DianaCagothe

Un enfant du rock – Thierry Taittinger

Un enfant du rockTitre Original : Un enfant du rock
Genre :
 
biographie, nouvelles, essai, littérature française
Auteur : Thierry Taittinger
Année :  2008
Nombre de pages : 160

Résumé : Difficile de résumer ce petit concentré en quelques mots, tellement ça part dans tous les sens. Thierry Taittinger nous livre des chroniques autant sur la musique que ses souvenirs, pas forcément liés à la musique.
Il ouvre le bal avec la rencontre entre John Lennon et Paul McCartney, une histoire de deux ados un poil romancée. Puis vogue entre des histoires de bluesmen, les origines du rock et des souvenirs personnels, comme ses virées dans le Paris by night.

Ce que j’ai aimé : C’est vraiment un livre à mettre aux WC. Vos convives se régaleront de ces historiettes qui se lisent en quelques minutes, qui sont plutôt pas mal écrites et se laissent avaler, pendant que vous déchargez la marchandise.

Ce que je n’ai pas aimé : Si j’ai été très enthousiaste au départ, je me suis vite demandé quel était l’objectif de cette compil’. Au départ, on m’a vendu du rock, alors ok, au départ, c’est pas mal. Mais, à partir de la seconde moitié, ça s’effiloche. Je ne sais si c’est un choix artistique, ou s’il fallait remplir, mais on a quelques chroniques qui nous relatent des souvenirs personnels, et ces chroniques sont complètement hors de propos : par exemple, Thierry Taittinger nous raconte une croisière qu’il aurait fait adolescent avec ses parents. Pourquoi? Non seulement on s’en tamponne le coquillard, mais ça n’a rien à voir avec ce que nous laisse imaginer le titre et la 4e de couv’. Et évidemment, ça se finit par des histoires autour du monde du sexe, un peu à la Paris Dernière, mais sans le talent et juste avec le côté pathétique. Au moment où j’en arrive à ce stade de la lecture, j’ai déjà acheté, bordel, pas de besoin de dévoiler systématiquement du cuissot! Bref, si vous tombez dessus, feuilletez, mais ça vaut vraiment pas le coup de l’acheter.

Note : 2/5

DianaCagothe

Le mythe de Cthulhu – H.P. Lovecraft

Le mythe de CthulhuTitre Original : The Call of Cthulhu
Genre :
 
nouvelles, fantastique, horreur, littérature américaine
Auteur : H.P. Lovecraft
Année :  1928
Nombre de pages : 1928

Résumé : Attention, œuvre culte voire mythologique s’il en est. Même si comme moi, vous êtes passés un peu au travers de la lecture, impossible, si vous n’avez pas un peu l’esprit geek/rôliste de ne pas connaître cette créature, ce dieu :

cthulhuLe mythe de Cthulhu sont un ensemble de nouvelles, plus ou moins parues dans les pulps tels que Weird Tales. Elles développent une mythologie, où d’affreuses créatures viennent d’une obscure planète du fin fond du système solaire. Elles ont autrefois dominé la Terre, et veulent en reprendre le contrôle. Pour cela, elles apparaissent principalement dans les rêves, et sont tellement « divines » qu’elles rendent dingue.

Ce que j’ai aimé : Lovecraft est très fort pour explorer, décrire et amener à la folie. Dans le célèbre jeu de rôle, au fur et à mesure où on avance, on perd des points de santé mentale : en lisant ce livre aussi. Le style est souvent décrit comme peu abordable : je dirai qu’il nécessite une mise en condition, la concentration. Parce que c’est là qu’on sent toute la puissance de l’oeuvre, et que Lovecraft réussit à nous emmener et à nous plonger dans les sombres recoins de l’esprit humain. J’ai lu ça en vacances, seule, dans ma maison de la montagne, des soirs orageux, avec une bande son, que je suis obligée de citer, et que je vous incite à écouter (ne vous inquiétez pas, que de l’instrumental qui ne hurle pas 😉 )Bref, une claque littéraire.

Ce que je n’ai pas aimé : Revenir à la réalité, et cette sensation poisseuse de l’odeur de la peur (mais pour de l’horreur, c’est une réussite

Note : 4/5

DianaCagothe

Le Chevalier errant suivi de L’Épée lige – Préludes au Trone de Fer 1 – George R.R. Martin

Le Chevalier errantTitre Original : Tales of Dunk and Egg
Genre :
 
nouvelles, fantasy, médiéval fantastique, littérature américaine
Auteur : George R.R. Martin
Année :  2003
Nombre de pages : 269

Résumé : Lorsque ser Arlan de Pennytree casse sa pipe, connement, à cause d’un coup de froid, Dunk, l’enterre dignement. Enfin, du mieux qu’il le peut. Dunk, c’était son écuyer, un bon gars qui avait été ramassé dans les bas-fonds de Port-Réal. Ce gars, c’est une montagne, mais au coeur pur et généreux. Il va falloir qu’il gagne ses galons de chevalerie, mais un gamin bizarre, surnommé l’Oeuf, en raison de son crâne rasé, s’entiche de lui à en devenir à son tour l’écuyer.
Un an plus tard, on retrouve la fine équipe au service d’un vieux seigneur grognon qui a des vélleités territoriales avec sa voisine, la Veuve Rouge. Et notre chevalier préféré devra éviter absolument la guerre, parce que des deux côtés, il n’a pas envie de faire massacrer de pauvres paysans.

Ce que j’ai aimé : Chronologiquement parlant, j’ai entamé ma plongée dans le Trône de Fer par ce livre. Ça se passe 90 ans avant La Saga. Martin met admirablement bien en place son monde. Ce qui tranche avec l’univers, c’est qu’ici Dunk, le petit gars du peuple, eh ben c’est un bon gars plein de chevalerie, la vraie. Si tu aimes, les tournois et les damoiselles à sauver, c’est par là que ça se passe, on est dans du pur médiéval. Tu peux le lire avant de commencer le cycle, parce que ça met en place l’univers à la manière douce. Tu peux aussi le lire pendant ou après, ça te filera une bonne bouffée d’air frais.

Ce que je n’ai pas aimé : Un petit côté propre-sur-soi et premier de la classe de Dunk qui devient parfois énervant.

Note : 4/5

Plumpy Trash

Béni soit l’atome – René Barjavel

Béni soit l'atomeGenre :  nouvelles, littérature française, fantastique, science-fiction
Auteur : René Barjavel
Année :  1998
Nombre de pages : 95

Résumé : Ma petite couillette d’amour m’a donné envie de me replonger dans du Barjavel, le roi du nihilisme féerique. Cela faisait pas mal d’années que je croisais ce recueil de nouvelles chez les bouquinistes, peut-être même bien que j’ai dû l’acquérir à un moment donné. Il était donc grand temps de s’y mettre, surtout qu’avec un Librio, si ça se passe mal, le calvaire est vite terminé.

Les enfants de l’ombre : Ça se passe dans une dimension parallèle de l’Allier, ou en tout cas dans une version un peu fantastique de notre bonne rivière, dans le village de Chussy. On y découvre une source d’eau pétillante, qui devient vite renommée. Tant et si bien que la source finit par s’épuiser. On y colle des gamins sous le sol pour souffler dedans et faire biller artificiellement. Un jour, on croit voir une créature surnaturelle dans la flotte et on commence à lui attribuer beaucoup de choses.
Les mains d’Anicette :
Anicette est une gamine un peu lunaire, pas méchante pour un sou, et même plutôt bienveillante d’ailleurs. Le jour où une de ses petites camarades est blessée lors d’une rixe, Anicette l’emmène à la fontaine pour nettoyer l’écorchure. En prenant l’eau dans ses mains, les gens y voient le reflet de leurs pensées, mais en croyant qu’il s’agit de l’avenir.
Péniche : Péniche est un gars simple qui vit au fond des bois, tranquillement. Un jour, il doit quand même faire son service militaire puis se préparer à la guerre. Chose qui dépasse Péniche, mais comme c’est un gars de bonne volonté… Une fée lui fait trouver trois vœux, et malgré lui, Péniche causera bien des soucis à la guerre.
La fée et le soldat :
À force de faire chier les angelots, la fée Pivette se fait renvoyer par Dieu sur Terre. Elle y restera jusqu’à ce qu’elle connaisse « le péché de chair ». Évidemment, les fées ont disparu depuis bien longtemps et le monde s’est méga urbanisé. Les nations sont perpétuellement en guerre, leur chair fraîche ne pousse que pour aller au champ de bataille. Pivette va constater que l’enfer est pavé de bonnes intentions.
L’homme fort : Georges Lassoupadie est un marchand de vin, un peu inventeur à ses heures perdues. Il invente une espèce de potion d’Obélix qui le rend super fort. Il va donc pouvoir entreprendre de grandes choses avec ça. Mais chaque résolution de problème entraîne la création d’un nouveau.
Béni soit l’atome :  Ah, enfin la nouvelle éponyme! Bon, ben comme d’habitude, grosse guerre nucléaire, les seuls survivants sont les gens qui étaient dans les avions. Ils se posent au Groenland et grâce à la présence d’un savant, ils réussissent à construire une civilisation qui s’est détachée d’à peu près tout ce qui nous rend esclave aujourd’hui. Ils s’expandent jusqu’aux confins du système solaire jusqu’à ce que les moitiés des planètes et des satellites fassent se rebellent pour revenir à un mode de vie plus archaïque.

Ce que j’ai aimé : Bon, c’est du vieux Barjavel de chez les familles avec les mêmes thématiques omniprésentes : la guerre, l’humanité qui ne prend jamais sa chance de progresser spirituellement. C’est pessimiste à souhait, dit comme ça. Le fort de Barjavel, c’est qu’il nous enrobe ça de féerie. On a l’impression de lire une histoire pour enfants et quand on referme le livre, on a une super banane, alors que c’est triste à mourir ses morales. Très très fort!

Ce que je n’ai pas aimé : Forcément, je trouve que le fait de mettre ensemble des nouvelles toutes du même genre donne un côté monomaniaque qui gâche un peu. Pas grave, ça se lit vite!

Note : 4/5

Plumpy Trash