Le choix du courage – Confédération 1 – Tanya Huff

lechoixducourageTitre Original : A Confederation of Valor
Genre :
 
roman, science-fiction, planet opera, militaire
Auteur : Tanya Huff
Année :  2006
Nombre de pages : 300

Résumé : En plein dans mon trip space opéra militaire, je me fais conseiller « le choix du courage » de Tanya Huff, ça tombe bien c’est le premier tome d’un cycle (Confédération) donc si j’accroche l’univers, je peux continuer. Eh bien en fait non, ça n’est pas un space op militaire, c’est un planet opéra militaire et moi, si j’ai pas quelques vaisseaux spatiaux qui se tirent la bourre, je m’ennuie.

Bon, ça ne m’a pas empêché de le lire et ça en va pas m’empêcher non plus de vous faire le pitch : c’est l’histoire d’une petite garnison plutôt orientée « missions musclées » qui se tape de faire de la figuration style garde d’honneur pour une mission politique sur une autre planète. Forcément, ils s’ennuient tous à mourir et – on ne s’y attendait pas du tout – ils finissent par se retrouver dans leur élément naturel favori, à savoir dans la jungle contre des hordes d’autochtones et donc à reprendre sérieusement du service.

L’univers est bien construit, chaque personnage à son petit background, plusieurs races extraterrestres sont présentes avec leurs caractéristiques propres du style mandibules et compagnie et on s’y attache facilement. Les scènes d’action sont bien écrites et la lecture est fluide.

Ce que j’ai aimé : Le background, les descriptions des extraterrestres, la fluidité de lecture.

Ce que je n’ai pas aimé : Sur la deuxième moitié du livre, on est au même endroit avec la même action qui se répète, et même si ça tire dans tous les coins, on a envie que ça bouge un peu plus ailleurs.

Note : 3/5

Tristan

Aux mains de l’ennemi Tome 2 – Honor Harrington 7 – David Weber

 

auxmainsdelennemitome2Titre Original : In enemy hands
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, militaire
Auteur : David Weber
Année :  1996
Nombre de pages : 288

Résumé : Après avoir lu un numéro précédent dénué d’intérêt, j’ai quand même attaqué ce volume tout en étant quand même circonspect quand à son issue. L’histoire démarre lentement – A ce sujet, je remarque que plus le cycle avance, plus l’action met du temps à arriver – et on a enfin droit à du grand art : Honor et son équipage sont emprisonnés dans un vaisseau ennemi, Honor est très malmenée par ses geôliers, les souffrances infligées à nos Manticoriens adorés nous prennent à la gorge et bien sûr, on aura le droit à une fin magistrale qui nous laissera bouche bée en refermant le livre.

Honor mal en point, humiliée, fragile, réduite psychologiquement et ne maîtrisant plus son destin est une situation qui ne nous avait pas encore été contée par David Weber. Il montre une facette de notre héroïne préférée que nous ne connaissions pas et surtout met en avant un immense dévouement de son équipage pour elle. On a envie d’ailleurs d’en faire partie et on vit un grand moment d’émotion dans une action qui retient notre souffle.

Merci à l’auteur pour ce grand moment, je fais tout de même une pause dans le cycle, le numéro suivant fait plus de 900 pages, ce qui laisse présager de longs et douloureux moments d’inaction à l’instar de Aux mains de l’ennemi Tome 1.

Ce que j’ai aimé : Une facette fragile d’Honor que nous ne connaissions pas et une action magistrale.

Ce que je n’ai pas aimé : Devoir enfiler un mauvais tome 1 pour avoir le droit de lire le tome 2.

Note : 4/5

Tristan

Aux mains de l’ennemi Tome 1 – Honor Harrington 7 – David Weber

 

auxmainsdelennemitome1Titre Original : In enemy hands
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, militaire
Auteur : David Weber
Année :  1996
Nombre de pages : 352

Résumé : Fan de la série depuis le 1er opus, je reconnais qu’il y a des hauts et des bas dans le cycle, on peut citer « Mission Basilic » et « Mascarade silésienne » comme les meilleurs et « Au champ du déshonneur » comme étant le moins bon, car plus orienté planet opéra que space op. Bref, David Weber nous sert tout de même un cycle bien écrit avec un univers bien travaillé, des protagonistes profonds, des scénarios de qualité et un fil directeur général du cycle qu’on a envie de suivre. Là, contrairement à ma précédente critique (Mascarade silésienne) qui a regroupé les tomes 1 et 2, je ne parlerais que du premier tome de « Aux mains de l’ennemi » :

L’auteur a donc probablement soit eu quelques déboires avec son éditeur, soit fait une tentative d’un autre style et nous sert ici un numéro bien en deçà de la qualité du cycle. Le bouquin fait 350 pages et pendant 300 pages, on a le droit à des discussions politiques ou des descriptions somnolentes, bref, il ne se passe r.i.e.n. Sur la fin, on a tout de même droit à Honor et le comte de Havre Blanc qui en pincent un peu l’un pour l’autre et une mission qui part dans l’espace (ouf). Le numéro est donc à éviter de toute urgence.

Je vous renvoie donc au résumé du premier tome par Wikipédia pour vous éviter de l’ouvrir et vous permettre d’attaquer directement le tome 2 (attention, l’article de Wikipédia fait un résumé des tomes 1 et 2, je ne vous conseille donc pas de le lire en entier à moins de ne pas être gêné par le spoil) :

Le triumvirat dirigeant le comité de salut public de la République populaire de Havre décide de nommer Esther McQueen au comité malgré la perte de l’Etoile de Trévor ainsi que d’autres systèmes, ceci à fin de redonner confiance à la flotte après toutes les purges et exécutions faites.

Honor revient sur Grayson accompagnée de son chat sylvestre Nimitz ainsi que de Samantha sa compagne et de leurs quatre chatons. Huit chats adultes les accompagnent pour les aider à élever les chatons et à établir une colonie extraplanétaire. Elle soupçonne les chats sylvestres d’être plus intelligents qu’ils ne le laissent paraitre. Pour le voyage, elle a acheté un yacht rapide le Paul Tankersley lors de l’arrivée un chat adulte, Farragut, adopte Miranda LaFollet première dame de la maisonnée Harrington. Honor qui a été promue commodore, discute des perspectives de développement des armements avec l’amiral de Havre-Blanc, ils s’affrontent. Havre-Blanc se rend compte qu’il a tort et surtout qu’il est attiré par elle. Honor a un coup de foudre pour lui mais c’est son supérieur hiérarchique et il est marié. Pour échapper à ses sentiments, Honor prend le commandement d’une escadre de croiseurs.

Ce que j’ai aimé : Les 50 dernières pages donnent tout de même envie de lire le tome 2.

Ce que je n’ai pas aimé : Le manque d’action et l’empêtrement de l’auteur dans des discussions ou des descriptions peut-être d’un certain intérêt si l’on souhaite creuser un peu plus le background de l’univers mais c’est tout.

Note : 1/5

Tristan

Mascarade Silésienne Tomes 1 et 2 – Honor Harrington 6 – David Weber

 

mascaradesilesienneTitre Original : Honor among enemies
Genre :
 
roman, space opéra, militaire, science-fiction
Auteur : David Weber
Année :  1996
Nombre de pages : tome 1 : 320, tome 2 : 320

Résumé : Avec cet opus, on se rend compte que le cycle Honor Harrington est une succession de hauts et de bas, on a eu droit à du space op galactique, du planet opéra, certains mouvementés, d’autres plus mous et on s’accorde tous à dire que le tome 1 “Mission Basilic” est le meilleur. Et bien là, David Weber sert un tome 6 dans la même trempe que le tome 1 : notre héroïne adorée reprend du service dans l’armée de sa majesté et donc aux commandes d’une flotte. Le début est assez classique dans le genre, on a besoin d’une tête brulée pour réaliser une mission impossible et vous avez bien sûr deviné qui va relever le défi. Les champs classiques de l’univers sont abordés : le management, les rapports humains, et la stratégie de guerre.

Ce que j’ai aimé : Les stratégies de déplacements dans les combats, les descriptions des architectures des vaisseaux lors des avaries ou des maintenances.

Ce que je n’ai pas aimé : La lecture est un peu moins fluide que le cycle de la flotte perdue, il faut parfois s’y reprendre à deux fois pour bien visualiser certains mouvements de flottes.

Note : 5/5

Tristan

Spéciale 100e : Cycle de La Flotte Perdue – Jack Campbell

 

Cycle La Flotte PerdueTitre Original : The Lost Fleet
Genre :
 
roman, space-opéra, militaire
Auteur : Jack Campbell
Année :  2008 à 2010
Volumes : 6 – Indomptable, Téméraire, Courageux, Vaillant, Acharné, Victorieux
Nombre de pages : 2341

Résumé : John Geary se réveille après un sommeil d’un siècle dans une capsule de survie et devient par la force des choses le commandant en chef d’une flotte spatiale militaire. Ce fameux siècle a été mis à profit pour le hisser sur un piédestal, il revient donc en « élu libérateur » mais n’a pas été préparé à ça (normal il était en hibernation dans cette capsule). Ça pourrait être fastoche mais :

– Cette flotte est hyper loin de chez elle et en plein territoire ennemi : va donc falloir l’en sortir.
L’auteur a construit une carte de la galaxie très bien pensée, il dessine très bien les systèmes d’étoiles, les passages des uns aux autres et les choix qui s’offrent à cette flotte pour rentrer chez elle. On se croirait en pleine partie de Risk tellement les stratégies de passage en fonction des réactions de l’ennemi sont pensées et étudiées. Dans certains systèmes, on guerroie, dans d’autres on se ravitaille, et puis on n’oublie pas de libérer des prisonniers des camps de travail. Ce dernier point apporte un vrai plus au lecteur qui ne s’ennuie pas dans de la continuelle histoire dans les étoiles. Ceci étant, on n’est pas dans un Honor Harrington, aucun planet opéra en vue quand même pour certains opus. Bien entendu la flotte prendra le chemin le plus long pour rentrer chez elle pour notre plus grand plaisir.

 – Ils ont oublié ce qu’était une hiérarchie militaire : pas donc évident de s’imposer en tant que commandant.
Durant un siècle de guerre interminable contre les Mondes Syndiqués, le fonctionnement militaire a évolué et les décisions sont prises démocratiquement, le commandant en chef – notre héros – peine donc à s’imposer et nous livre une belle leçon de management comme on en voit dans notre entreprise moderne. Il a en interne ses amis, ses ennemis, et pire, ses détracteurs intégristes qui sont prêts à tuer en son nom – en quelques sorte ses ennemis aussi … Notre héros à la vieille école va donc devoir composer pour se faire accepter, faire appliquer la hiérarchie militaire et surtout fédérer tout ce beau monde et tenter de ramener tout ça à la maison.

– Le héros est épaulé par une politicienne et une capitaine folles de lui : mettez deux nanas en chaleur autour d’un mec hyper sexy sur un ring et observez.
Alors là, on ne pouvait imaginer mieux comme auteur bien macho avec son harem. Étant commandant en chef (et hyper sexy, beau, fort, intelligent, …), il ne dirige pas un vaisseau mais une flotte et est hébergé dans le vaisseau mère. Le capitaine de ce vaisseau mère est forcément folle de lui parce que c’est dans l’ordre des choses. Sur ce même vaisseau mère, il y a une politicienne haut placée – avide de sexe – chargée des négociations avec l’ennemi. Ce personnage apporte une autre dimension à cet univers militaro-militaire et rappelle au lecteur que l’objectif est de revenir chez les civils et de faire cesser d’une manière ou d’une autre cette interminable guerre. Les deux meufs ont une relation compliquée : elles reluquent le même mec, ont le même objectif professionnel vis à vis de la gestion de la flotte, ont des point de vue différents (politique Versus castagne) et ont bien évidemment également le même objectif face à notre héros et ce qu’il a dans son pantalon … et là ça coince un tantinet. On se régale donc des frasques de l’une comme de l’autre, voire des deux à la fois.
– Les distances entre les vaisseaux sont mesurées en heures lumières : hurlez un coup dans l’espace et … attendez longtemps la réponse.
L’auteur nous met constamment en condition par rapport aux distances entre les vaisseaux par les temps de trajet des messages ou des déplacements. Par exemple, l’image d’un vaisseau à l’autre bout d’un système sera vu avec plusieurs heures de retard et les messages qui vont lui être envoyés seront d’autant plus lents à lui parvenir.  Cette notion ajoute un réel plus aux stratégies appliquées et même au suspens généré. On comprend donc que chaque scène, chaque stratégie, chaque position de vaisseau a été maquettée et le réalisme en est parfait.

Ce que j’ai aimé : Si on aime comme moi la tôle froissée de vaisseau spatial alors on ne se lasse jamais et on enfile les opus les uns après les autres sans discontinuer. A ces combats spatiaux, la dimension relationnelle du héros face à ses deux femmes et managériale face à aux autres protagonistes rend le tableau parfait.

Ce que je n’ai pas aimé : un petit bémol sur la fin qui décrit mal les derniers protagonistes ou qui laisse place à une suite possible … mais sans la suite attendue !

Note : 5/5

Tristan NDLR : nous inaugurons ici une nouveauté, le billet de cycle. Et tout ça, c’est pour fêter notre 100e billet. On en a chié, mais longue vie aux WC!