Demain j’arrête ! – Gilles Legardinier

demain j'arrêteTitre Original : Demain j’arrête !
Genre :
 
roman, chick-lit, humoristique, littérature française
Auteur : Gilles Legardinier
Année :  2011
Nombre de pages : 350

Résumé : Julie, elle est la girl-next-door. Mais de qui? Ricardo Patatras. Quand Julie, un peu fofolle, un peu seuseule, voit apparaître ce nom ridicule sur une des boîtes aux lettres de l’immeuble, elle n’aura de cesse de tout faire pour savoir qui se cache derrière ce nom ridicule. Alors, quand au bout de quelques jours d’espionnage, elle finit nez à nez avec son mystérieux beau gosse de voisin, et qu’elle est la main coincée dans la boîte aux lettres de Ric. J’en dirais pas plus, ce serait un vilain spoil.

Ce que j’ai aimé : J’avoue, j’ai été bon public, je suis allée au bout du livre, et ce n’était pas gagné. Et j’ai même souri, alors que je déteste ça, un peu comme le chat de la couv’. Je pense que c’est parce que je lis très peu de littérature du genre.

Ce que je n’ai pas aimé : Oh mon gode, mais quel ramassis de clichés! La Julie, elle est cruche, mais à un point! Elle est incapable de vivre seule, sinon elle ne se serait pas farci un connard de zikos. Elle a une vie de merde avec un taf de merde, des copines toutes fofolles qu’elle déteste quand même un peu, parce que les filles, on ne peut pas simplement s’aimer d’amitié les unes, les autres. Elle s’amourache du premier venu, un peu mystérieux, avec un côté un peu badboyesque. Alors forcément, elle donne tout pour lui plaire. Heureusement qu’il a un côté autiste, sinon, un mec normal l’aurait prise pour une psychopathe. Lui, il a une libido proche du néant, ce qui nous permet d’assister pendant de longues pages au pendouillage de langue de Julie. Dans le proche entourage, on a l’ex-patron et l’ex-collègue qui deviennent tout à coup adorables, le boy-next-door, copain de toujours, lui aussi autiste, la copine qui s’est fait refaire les pare-chocs, débile mais pas trop, la fana de pompiers qui finit par abandonner sa quête et qui finalement en trouve un, la patronne, artisane, et donc avec beaucoup de bon sens et un côté mentor-maman…Ouaouh, vive la littérature… Si vous êtes fan de la femme publicitaire des années 50, ce livre est pour vous.

Note : 3/5

DianaCagothe

Les Retombées – Jean-Pierre Andrevon

Les RetombéesS4F3S2Titre Original : Les Retombées
Genre :
 
nouvelles, science-fictionlittérature française, post-apocalyptique
Auteur : Jean-Pierre Andrevon
Année :  1979
Nombre de pages : 108

Résumé : Quelque part, en France, le Jour d’après (même si Chimène Badi ne s’est pas mise à chanter). Le ciel a été traversé par un énorme éclair gris. Les gens, enfin ce qu’il en reste, sont abasourdis, seuls, dans un monde gris. Hagards, ils se regroupent en petits groupes, au fur et à mesure des rencontres, ne sachant trop ce qui a pu se passer, ni comment satisfaire les besoins les plus simples. Enfin, ils croisent le chemin d’un camion de l’armée, qui les emmène dans un camp.

Ce que j’ai aimé : Tout d’abord, ce livre fait écho à beaucoup de choses. En premier lieu, à Tchernobyl, sauf qu’il a 7 ans de plus que a catastrophe. Par ce côté visionnaire, Andrevon nous livre, à travers l’ignorance dans laquelle sont laissées ses personnages, le mensonge de l’Etat, ou plutôt son silence. Tout est politique. Enfin, la vie du camp fait surtout écho à la seconde guerre mondiale : les personnages sont trimballés à droite à gauche, déshumanisés au dernier degré, sous le contrôle d’une armée toute puissante. Si au départ, on pense qu’ils sont évacués par l’armée pour les protéger ou pour découvrir s’ils sont contaminés, au final, on ne sait pas vraiment s’ils sont en quarantaine, contaminés, ou simplement gardés pour ne pas répandre de nouvelles parmi la population restante. Bref, encore un questionnement sur le rôle de l’Etat.
D’autre part, j’ai également bien aimé cette édition, qui, à la fin de l’histoire, situe le récit dans son contexte historique et renvoie à d’autres œuvres du même genre, comme Malevil et Ravage.

Ce que je n’ai pas aimé : Evidemment, après Malevil, difficile de relever le défi du post-apo du terroir bien franchouillard.

Note : 4/5

DianaCagothe

Nuits-Lumière, mystères en Guillestrois – Pierre Bordage

nuits-lumièreTitre Original : Nuits-Lumière, mystères en Guillestrois
Genre :
 
roman, fantastique, littérature française
Auteur : Pierre Bordage
Année :  2002
Nombre de pages : 94

Résumé : Frank, assistant réal, est avec Sarah, régisseuse, dans le Guillestrois (Hautes-Alpes) pendant quelques jours pour faire des repérages pour un film. Frank, c’est un peu le quadra qui entend arriver le démon de midi. Son couple bat de l’aile, et son unique fille, il l’aime, mais bon. Il espérait que ça lui ferait du bien de passer quelques jours loin de la maison, mais Sarah n’arrête pas de lui remonter les bretelles et de lui faire la morale. C’est sûr, ça n’aide pas à faire le point.
Comme bien souvent chez les mecs (en littérature, tout du moins), ça le fait fuir plutôt qu’autre chose, alors quand il rencontre Doriane, une blonde sulfureuse, pas à cause de ses nibards, mais plutôt par son côté évanescent, le sang de son zgègue ne fait qu’un tour et il se laisse embarquer dans l’aventure extra-conjugale. Doriane finir par disparaître en laissant derrière elle une énigme, que Frank sent bien qu’il devra résoudre pour la retrouver. Il fait alors alliance avec le premier venu, enfin un mec qui tombe vraiment bien, Arsène Lampard, qui est mystique et est à deux doigts de résoudre l’énigme qui le hante lui aussi depuis bien longtemps.

Ce que j’ai aimé : Le style simple et très léger de ce roman. Idéal pour une après-midi en terrasse, il ne demandera pas trop de concentration et surtout, ne nous amènera pas à réfléchir beaucoup.

Ce que je n’ai pas aimé : Le roman se lit comme un dépliant amélioré de l’office de tourisme de Guillestre. En effet, Bordage a écrit pour le festival Fantastic’Alpes qui se déroule dans la ville. On sent tout de suite qu’il s’est efforcé d’insérer tous les lieux remarquables du coin et a essayé de les relier en faisant une histoire un peu ouate-deux-phoque. C’est dommage, parce que moi aussi, je me serais bien laissé embarquer ailleurs par la chevelure filasse de Doriane, mais pas dans la lumière des Nuits-lumière. L’auteur aurait-il trop regardé Mystères, cette émission qui sévissait il y a fort longtemps sur TF1?

Note : 2/5

DianaCagothe

Les Années Charlie 1969-2004 – François Cavanna et Philippe Val

Les Années CharlieTitre Original : Les Années Charlie 1969-2004
Genre :
 
BD, politique, littérature française
Auteur : François Cavanna et Philippe Val
Année :  2004
Nombre de pages : 145

Résumé : Pas très dur de résumer, il s’agit ici d’égrener la vie de l’hebdo depuis sa naissance sur les cendres d’Hara-Kiri, de contextualiser un peu les dessins présentés pour chaque année.

Ce que j’ai aimé : Le format du livre 25×34 cm. Je n’avais jamais lu un livre de cette taille : du coup, j’avais l’impression que le monde était grand et que je redevenais petite. Ça tombe bien, j’ai emprunté ce livre à la biblio pour me retrouver, non pas en enfance, mais à la fin de mon adolescence, période où j’étais lectrice assidue du journal. Le fait que l’édition date de 2004, donc « Avant » redonne au journal sa légèreté, son humour pipi-caca et son côté incisif-doigt-dans-la-plaie-purulente. Rien n’est idéalisé et pas de pleurnicheries, ni de sacralisation. J’ai aussi pu refermer une page sur Charlie, ce journal que j’avais tant aimé, mais qui correspond à une de mes époques. J’ai pu voir qu’ils n’avaient jamais changé d’un iota, c’est juste moi ainsi que le monde qui m’entoure qui a changé. Bref, à lire un après-midi pluvieux sous un plaid avec un bon café, ou pour passer le temps à #NuitDebout, qui sait.

Ce que je n’ai pas aimé : J’en ai chié sur la première moitié : un manque de contexte politique (pour les années 60-70 surtout). Il y a sur certaines planches également trop de dessins, ce qui les rend rikiki et assez illisibles.

Note : 2/5

DianaCagothe

Le chien couchant – Françoise Sagan

le chien couchantTitre Original : Le chien couchant
Genre :
 
roman, contemporain, littérature française
Auteur : Françoise Sagan
Année :  1980
Nombre de pages : 158

Résumé : Guéret, c’est le petit comptable minable de la fabrique du coin. Un soir, en rentrant du boulot, après une journée de merde, comme toutes les autres, il se fait suivre par un chien galeux. Forcément, ça l’énerve. Par un pur hasard, il trouve au pied d’un terril une sacoche avec des bijoux. Et ça, ça lui tourne la tête. Guéret rentre dans sa pension de famille. Sa logeuse, une quinqua froide comme une porte de prison, commence à se douter de quelque chose. Lorsque paraît l’article de journal parlant d’un meurtre sordide et de l’histoire des bijoux, Maria commence à s’intéresser à Guéret, voire même à lui faire du gringue.
Guéret, il a sa petite bobonne, qu’il saute tous les week-ends, mais que Maria s’intéresse à lui, ça lui fait pousser des ailes. Il n’est pas dupe, il sait bien que c’est parce qu’elle le prend pour un voyou. Alors il va se lancer et vivre son mensonge à fond la caisse. Même si sa personnalité de minable va rendre difficile d’endosser ce rôle de bad boy.

Ce que j’ai aimé : C’est une entrée en matière pour moi dans la Sagan-bibliographie. L’ambiance est assez morose et noire, on est dans le côté obscur et misérable de l’humanité, c’est le côté fort de ce roman. Mettez-le dans votre valise pour un week-end pluvieux en Baie de Somme, vous ne serez pas dépaysé.

Ce que je n’ai pas aimé : Encore un roman qui sent la naphtaline, et qui ne reste pas inoubliable.

Note : 2/5

DianaCagothe