Une guerre victorieuse et brève – Honor Harrington 3 – David Weber

uneguerrevictorieuseetbreveTitre Original : The short victorious war
Genre :
 
 roman, science-fiction, space opéra, militaire, littérature américaine
Auteur : David Weber
Année :  1994
Nombre de pages : 448

Résumé : Ce nouvel épisode nous fait vivre une République Du Havre qui tente une guerre éclair contre le Royaume De Manticore et en passe d’essuyer un coup d’état. Contrairement aux deux épisodes précédents, l’auteur nous livre un point de vue de Havre plus poussé de l’intérieur et enfin Honor est amoureuse ! On assiste peut-être à un tournant dans l’esprit de la saga. David souhaite t-il donner un nouveau souffle au cycle ou a t-il un problème avec son éditeur ?

Le pari semble en tout cas raté s’il souhaite donner un nouveau souffle au cycle, l’auteur nous fait subir des problématiques politiques de la République Du Havre alors que l’on attend des batailles dans l’espace, une bien maigre histoire de cœur d’Honor et pour couronner le tout, la tôle froissée de vaisseau spatial arrive à 40 pages de la fin, un peu maigre donc comme menu.

Vous l’avez compris, « Une guerre victorieuse et brève » est décevant mais pas suffisamment pour bouder le quatrième épisode « Au champ du déshonneur » en espérant que l’erreur de parcours soit vite oubliée … ou alors faut il dépoussiérer Black Jack Geary pour en prendre une nouvelle fois plein les yeux ?

Ce que j’ai aimé : La petite histoire de cœur d’Honor qui nous révèle une facette de sa personnalité que l’auteur n’avait pas abordé jusque la.
Ce que je n’ai pas aimé : L’embourbement de l’histoire dans les problématiques politique de Havre et la faible proportion d’action spatiale dans le livre.

Note : 2/5

Tristan

Pour l’honneur de la reine – Honor Harrington 2 – David Weber

couverture-14961-weber-david-honor-harrington-pour-l-honneur-de-la-reineTitre Original : The Honor of the queen (Mais pourquoi avoir traduit le titre pour l’édition française ??)
Genre :
  
roman, space opéra, science-fiction, littérature américaine
Auteur : David Weber
Année :  1993
Nombre de pages : 496

Résumé : Cette fois-ci, David Weber emmène notre Honor de service pour une négociation plutôt politique d’un accord avec une planète à mi-chemin entre le royaume de Manticore et la république du Havre. Une fois lu le premier opus, on connaît les talents désastreux de la pauvre bichette en matière de ronds de jambe et là, ça n’est pas vraiment mieux. Heureusement, on a une bande de fanatiques religieux anti-meufs avec des vaisseaux spatiaux en bois qui lui font reprendre de ce qu’elle préfère : plier du vaisseau spatial.

L’auteur nous emmène dans une aventure rythmée comme Mission Basilic : la première moitié pour nous faire connaître les différentes factions et les rapports qu’elles entretiennent entre elles, le quart suivant, on goûte à de la bataille type planet-opéra et le quart suivant elle fait tout péter dans l’espace. Honor est tout aussi bien mise en scène et David nous fait presque tomber amoureux d’elle tellement elle est magique et on aimerait avoir un manager qui en a comme ça dans le pantalon.

Des messages absolument pas subliminaux sont transmis comme la place de la femme dans la société, dans les postes de direction et dans la religion. A mon avis, on ne peut qu’approuver son point du vue à moins d’être complètement arriéré, le bouquin a été écrit en 1993, il n’est donc quand même pas avant-gardiste sur les idées.

Ce que j’ai aimé : Honor !

Ce que je n’ai pas aimé : La première partie un peu longue, on attend impatiemment de faire la guerre plutôt que de la politique et c’est justement pour ça qu’on ouvre ce bouquin.

Note : 4/5

Tristan

Mission Basilic – Honor Harrington 1 – David Weber

missionbasilicTitre Original : On Basilisk Station
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, littérature américaine
Auteur : David Weber
Année :  1993
Nombre de pages : 496

Résumé : Lire Mission Basilic c’est un peu comme lire Management Magazine … au détail près que là, ça semble écrit par quelqu’un qui a vraiment managé des équipes en situation de crise. Tout y passe : les rapports humains dans une hiérarchie, le management pyramidal, à l’horizontal, où et à quel moment utiliser l’un ou l’autre et même mêler les deux avec finesse. A mon avis ce bouquin devrait servir de bible – ou carrément de réapprentissage de nos managers de proximité qui ont trop suivi les formations toutes stériles sur le sujet.

C’est donc l’histoire d’un petit bout de femme pas très jolie mais qu’on aime parce qu’elle est trop forte, et en plus, elle a un chat à six pattes à qui elle fait des câlins parce que, oui, on peut être commandant de navire de guerre intersidéral et en même temps garder son côté girly. Ce personnage est bien mis en scène, ses émotions bien retranscrites rendent la lecture magique, on est tenu en haleine du début à la fin.

La pauvre bichette, est affectée à un poste placard à faire la circulation avec son zodiac de guerre de l’espace sur un carrefour d’échange de trous de ver qui lie les quatre coins de la galaxie. Le taf est moisi, avec ses moyens c’est perdu d’avance et pourtant, l’auteur nous prouve qu’avec peu de moyen, peu d’hommes – bref pas grand chose – mais surtout des idées bien placées, on peut déplacer des montagnes.

Elle y arrive donc pas trop mal – et là on se dit « ouf! » – sauf que sans s’en être rendue compte, ce carrefour est le centre d’un méga complot. Pas de spoil, je m’arrête donc là pour le pitch.

L’univers est démentiel, on a le droit à de la guerre intersidérale, avec plein de technologies très bien expliquées par l’auteur, il ne fait pas semblant d’inventer des trucs en nous mettant devant le fait accompli – Poul Anderson si tu m’entends prends-en de la graine. C’est très facile à lire, bien rythmé, dès que j’ai terminé le dernier Werber, je me jette sur le deuxième opus (chouette, y en a plein).

Ce que j’ai aimé : J’en ai encore le souffle coupé, mon dernier coup de coeur : la gestion d’équipe, l’action, le rythme, et surtout Honor, le personnage principal.

Ce que je n’ai pas aimé : rien.

Note : 5/5

Tristan