Le mythe de Cthulhu – H.P. Lovecraft

Le mythe de CthulhuTitre Original : The Call of Cthulhu
Genre :
 
nouvelles, fantastique, horreur, littérature américaine
Auteur : H.P. Lovecraft
Année :  1928
Nombre de pages : 1928

Résumé : Attention, œuvre culte voire mythologique s’il en est. Même si comme moi, vous êtes passés un peu au travers de la lecture, impossible, si vous n’avez pas un peu l’esprit geek/rôliste de ne pas connaître cette créature, ce dieu :

cthulhuLe mythe de Cthulhu sont un ensemble de nouvelles, plus ou moins parues dans les pulps tels que Weird Tales. Elles développent une mythologie, où d’affreuses créatures viennent d’une obscure planète du fin fond du système solaire. Elles ont autrefois dominé la Terre, et veulent en reprendre le contrôle. Pour cela, elles apparaissent principalement dans les rêves, et sont tellement « divines » qu’elles rendent dingue.

Ce que j’ai aimé : Lovecraft est très fort pour explorer, décrire et amener à la folie. Dans le célèbre jeu de rôle, au fur et à mesure où on avance, on perd des points de santé mentale : en lisant ce livre aussi. Le style est souvent décrit comme peu abordable : je dirai qu’il nécessite une mise en condition, la concentration. Parce que c’est là qu’on sent toute la puissance de l’oeuvre, et que Lovecraft réussit à nous emmener et à nous plonger dans les sombres recoins de l’esprit humain. J’ai lu ça en vacances, seule, dans ma maison de la montagne, des soirs orageux, avec une bande son, que je suis obligée de citer, et que je vous incite à écouter (ne vous inquiétez pas, que de l’instrumental qui ne hurle pas 😉 )Bref, une claque littéraire.

Ce que je n’ai pas aimé : Revenir à la réalité, et cette sensation poisseuse de l’odeur de la peur (mais pour de l’horreur, c’est une réussite

Note : 4/5

DianaCagothe

La Dimension Fantastique 1 – Barbara Sadoul

 

La Dimension FantastiqueGenre :  fantastique, nouvelles
Auteur : Barbara Sadoul, E.T.A. Hoffmann, Théophile Gautier, Edgar Allan Poe, Gérard de Nerval, Erckmann-Chatrian, Alphonse Daudet, George Sand, Villiers de L’Isle-Adam, Guy de Maupassant, H.P. Lovecraft, Jean Ray, Claude Seignolle, Richard Matheson
Année :  1996
Nombre de pages : 160

Résumé : Voici donc (encore) un recueil de nouvelles (et pour quelqu’un qui n’aime pas trop ça, je trouve que j’en présente pas mal quand même, comme quoi…), que j’ai picouillé à Sieur Kwaite. Barbara Sadoul nous présente ici de grands noms du fantastique et d’autres, tout en morceaux choisis.
Hoffmann nous revisite le mythe du marchand de sable en version adulte et flippante. Gautier, en week-end, nous fait sombrer dans le rêve/cauchemar, avec des objets qui s’animent et qui vont au bal. Poe nous raconte l’histoire d’un tableau mangeur de vie. Nerval, roi de la chelouterie, nous revisite l’histoire du fils du diable. Le duo du nom de plume Erckmann-Chatrian nous fait réfléchir sur une enquête policière et la peur de l’étranger. Avec son homme à la cervelle d’or, Daudet nous fait partager un conte très Andersennien. Sand nous joue de l’orgue, mais d’une manière très originale et pittoresque. Villiers de L’Isle-Adam raconte une histoire sur le deuil. Lovecraft, roi de l’ambiance poisseusse et flippante, nous sert du Lovecraft : imparable. Jean Ray lui part dans une envie de choucroute très surprenante. Seignolle nous parle d’un meneur de loups, qui n’est pas sans me rappeler un téléfilm que j’avais adoré dans mon adolescence : L’Enfant des Loups, que je vous conseille si vous avez la chance de tomber dessus. Enfin, Matheson fait disparaître quelqu’un.

Ce que j’ai aimé : Pour le coup, même si je n’aime pas trop les recueils de nouvelles, principalement, parce que je n’ai pas le temps de rentrer dans les histoires, cette fois-ci j’ai adoré! Barbara Sadoul a vraiment réussi sa compil, parce que les nouvelles sont toutes plus truculentes les unes que les autres. Il s’agit également d’une relecture de mon adolescence, je pense qu’il y a aussi un petit côté « Madeleine de Proust ». Je vais certainement attaquer les prochains volumes avec grand plaisir.

Ce que je n’ai pas aimé : Le format Librio est vraiment pratique et super cool pour la bibliothèque. Mais en revanche, des fois, le côté « gros pâté, je saute pas de lignes pour économiser de la paperasse » est vraiment chiant.

Note : 5/5

Nancy

Les meilleurs récits de Weird Tales : période 1925/1932 – Jacques Sadoul

Weird Tales 1Genre :  nouvelles, fantastique, horreur
Auteur : Clark Ashton Smith, David H. Keller, Frank Belknap Long Jr., Robert E. Howard, Seabury Quinn, H. J. Arnold, E. Hoffmann Price, G. G. Pendarves, Edmond Hamilton, John Martin Leahy, H. P. Lovecraft, Abraham Merritt, Jacques Sadoul
Année :  1975
Nombre de pages : 248

Résumé : Jacques Sadoul qui est un peu à l’anthologie ce que Michaël Jackson fût à la pop nous fait une compil’ maxi best-of de certaines nouvelles parues dans le pulp Weird Tales qui sévit dans la première moitié du XXe siècle. On y trouve de grands noms du fantastique avec en tête de liste Lovecraft, Howard et Merritt, mais aussi des noms complètement oubliés, avec des nouvelles pas les plus intéressantes, mais qui furent les plus populaires lors des parutions du magazine.

Ce que j’ai aimé : On retombe dans une période du fantastique que j’affectionne particulièrement : fin XIXe, début XXe. Les ambiances sont très sombres, très angoissantes. Il se passe beaucoup de choses dans la suggestion, les narrateurs essaient de garder le contact avec la réalité, mais y arrivent assez peu. J’ai également aimé que Sadoul nous fasse une petite préface de quelques nouvelles. En plus, quelque chose de complètement subjectif, mais que j’adore, il s’agit d’un poche avec le papier qui sent et la tranche colorée : et ça, ça me transporte particulièrement.

Ce que je n’ai pas aimé : Le fait que Sadoul ne préface pas chaque auteur, ça fait un peu travail bâclé.

Note : 4/5

DianaCagothe