Windows on the World – Frédéric Beigbeder

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windows-on-the-worldTitre Original : Windows on the World
Genre :
 
 roman, contemporain, littérature française
Auteur : Frédéric Beigbeder
Année :  2003
Nombre de pages : 371

Résumé : Deux histoires se croisent aux derniers étages de deux gratte-ciels : le World Trade Center et la Tour Montparnasse (oui, tout de suite ça en jette moins). Le narrateur, vient prendre un petit déjeuner en 2003 au 56, le resto de la tour parisienne. Il imagine alors ce qu’aurait pu être le dernier petit déjeuner au sommet d’un américain du nom de Carthew Yorston, agent immobilier texan venu déjeuner avec ses gamins, le jour où il ne fallait pas : le 11 septembre 2001. Au long des 300 pages, Beigbeder imagine les deux dernières heures de l’immeuble et entremêle sa propre histoire à celle du texan.

Ce que j’ai aimé : Finalement, on a un bon petit thriller haletant. Même si on sait comment ça se termine, on se prend à espérer au fil des pages que Cart et ses gosses vont réussir à s’en sortir.

Ce que je n’ai pas aimé : Pfou, les turpipudes de Beigbeder, ça devient long et chiant dans ce roman. On n’a pas envie de compatir à sa vie miséroïde. Et si l’idée du roman est originale, ça en devient vulgaire et gênant.

Note : 2/5

DianaCagothe


Oona & Salinger – Frédéric Beigbeder

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Oona & SalingerTitre Original : Oona & Salinger
Genre :
 
roman, biographie, littérature française
Auteur : Frédéric Beigbeder
Année :  2014
Nombre de pages : 335

Résumé : Deux adolescents, presque adultes, dans un monde en plein mutation, dans des comportements déjà adultes. On a J.D. Salinger, l’écrivain en herbe qui écrira par la suite, l’Attrape-coeurs, 21 ans, qui traine au Stork Club. On the other hand, on a Oona O’Neill, fille du dramaturge Eugene O’Neill, aujourd’hui oublié ou presque, mais star en son temps. Oona a 15 ans et mène une vie très parishiltonienne, future épouse de Charlie Chaplin, à qui elle fera 8 enfants. Elle traine aussi au Stork Club. Ces deux timides vont se rencontrer, un peu s’aimer, beaucoup se détester, mais vont garder un lien indéfectible qui traversera la vie, la guerre, la maladie et la mort.

Ce que j’ai aimé : Beigbeder, dans cette biographie romancée, transcende le premier amour, l’initiatique, celui qui détermine comment tu aimeras les autres dans la vie. On dit que les histoires d’amour finissent mal en général, ici, elle n’a même pas bien commencé. Ce qui est fort ici, c’est leur incapacité à aimer, si jeunes et déjà si blasés. Oona ne trouve son bonheur que dans quête à trouver un père de substitution. Quant à Jerry, plus amoureux d’Oona, emmènera une image d’elle de vierge sadique, mais qui l’aidera tout de même à traverser et gagner la grande loterie des survivants de la seconde guerre mondiale.
J’ai aussi beaucoup aimé comment Beigbeder utilise les yeux de Salinger pour nous décrire comment la guerre est sale, prosaïque, sanglante et folle : mon passage préféré est cleui où Salinger rencontre Hemingway à la libération de Paris, et où ils devisent sur l’image la plus ressemblante pour décrire un crâne fracassé : un pot de fleurs ou de la confiture mélangée de blanc d’œuf?
Ce livre m’apporte également un nouveau regard sur l’Attrape-Cœurs, que je relirai sans doute d’une autre manière à la lumière de la vie de l’auteur. Je ne m’attendais vraiment pas à cette bonne surprise :Beigbeder, comme Houellebecq et Despentes, ont accompagné le début de ma vie d’adulte, avec l’expression des révoltes que je portais en moi et on mis des maux à mes mots. Je me disais que 20 ans plus tard, j’avais pris un chemin différent et que je ne retrouverai pas goût à cette littérature, mais on vit dans le même siècle, on vieillit ensemble. J’ai apprécié la sérénité qui se dégage de Beigbeder lorsqu’il se raconte un peu à la fin. Finalement, je vais peut-être retrouver le goût à cette littérature contemporaine empreinte d’un côté sulfureux comme l’est ma vie.

Ce que je n’ai pas aimé : C’est une biographie romancée, je vais devoir démêler le vrai du faux maintenant.

Note : 4/5

DianaCagothe