Le messie de Dune – Dune 2 – Frank Herbert

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le-messie-de-duneTitre Original : Dune Messiah
Genre :
 
 roman,  science-fiction, littérature américaine
Auteur : Frank Herbert
Année :  1972
Nombre de pages : 264

Résumé : Paul Atréides a vaincu l’empereur Padishah et a pris sa place. Le voici donc Empereur entouré de sa garde rapprochée: sa meuf Chani, sa fausse meuf Irulan (la fille de l’empereur qui n’est là que pour des raisons politiques), sa mère Jessica et sa sœur Alia . Son problème est, outre déjouer les différents pièges des opposants, qu’il se retrouve coincé dans sa vision presciente et ça sera d’ailleurs le nœud central du romain: comment peut on encore influer sur le monde si on connait déjà tout à l’avance ? Ajoutez à cela ces chacals du Bene Tleilax qui lui offrent un ghola (clone d’un mort mais pas que, parce qu’on parle des Tleilaxu) Duncan Idaho et c’est le bordel dans la tête de Paul. Comment tenir son sentier d’or et assurer la survie de l’humanité alors que ses visions ne sont que désastre et chaos?

Ce que j’ai aimé : le tiraillement de Paul et le problème lié à la prescience et sa sœur qui va devenir complètement tarée. Ça se lit vite et bien et Scytale fait son entrée dans la ronde.

Ce que je n’ai pas aimé : c’est un roman de transition et on le sent bien. Paul est dans l’impasse, il faut le faire disparaître. C’est un peu chiant parce qu’il ne fait qu’hésiter et hésiter, il était plus sûr de lui quand il a pris la tête des Fremen.

Note : 4/5 (ça reste le cycle de Dune, faut pas déconner quand même)
Kwaite

 


Dune – Dune 1 – Frank Herbert

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duneTitre Original : Dune
Genre :
 roman, science-fiction, planet opéra

Auteur : Frank Herbert
Année : 1970
Nombre de pages : 265

Résumé : 

TristanC’est l’histoire d’un clan « La maison Atréides » qui débarque sur la belle planète Arrakis pour y planter des choux et des carottes. Et non, pas vraiment la possibilité de cela parce que sur Arrakis, point d’eau ni de terres verdoyantes, la planète est loin d’être belle ou accueillante : du sable, du sable et encore du sable. A défaut donc de venir faire autre chose, ils déboulent uniquement pour faire le seul truc que l’on puisse faire : récolter l’Epice. L’Epice, il n’y a que la où l’on puisse la récolter dans toute la galaxie, ça coûte très cher donc potentiellement ça rend riche et ça sert à donner des pouvoirs aux être humains. C’est donc le produit swag du bouquin.

Là où il y a un hic, c’est que la maison Atréides n’est pas vraiment hyper pote avec la maison Harkonnen et qu’avant la planète était exploitée par ceux-ci. L’auteur nous met dans le bain dès le début avec une belle envie de péter de l’Atréides par les Harkonnen.

Heureusement, on ne dévie pas dans le huis-clos entre les deux clans et on découvre les Fremens, un peuple natif du coin qui connaît les trucs et astuces de la région, on y croise aussi les Bene Gesserit (un groupe de nanas un peu barrées).

Au milieu de tout ça le petit Paul, 15 ans, est pressenti pour endosser le rôle de l’élu de service, ce qui n’est pas étonnant au vu de ses capacités à ressentir et connaître les choses. Il est plutôt sympa et l’auteur nous décrit bien ses sentiments et ses humeurs, ce qui nous permet de nous mettre à sa place et de le comprendre. Ça j’adore.

Après avoir lu Destination vide du même auteur – un bouquin rempli d’ordinateurs et de trucs de geek – je m’attendais à un univers techno. Et bien absolument pas ! La moindre petite calculette n’existe même pas et ici, on se bastonne au couteau et au bouclier. Le film – que j’ai vu il y a longtemps – m’avait laissé une impression de style steampunk de l’univers ce que je n’accroche pas vraiment, je ne remercie donc pas David Lynch d’avoir pour moi tiré le livre vers le bas.

Kwaite: Moi je chronique Dune 1 et 2 parce que j’ai pas la séparation dans mon livre électronique… Nous sommes donc dans le futur, un futur où les vivants ont banni les machines. L’histoire commence sur Caladan, planète sur laquelle vivent les Atréides, une des grandes maisons de l’histoire. Il s’apprêtent  à partir pour Dune, la planète qui donne son nom au roman, pour obéir aux ordres de l’empereur et gagner du galon parce que sur Dune se trouve l’épice et l’épice, ça rapporte un max. L’épice est une drogue qui permet juste de prolonger la vie, renforce le système immunitaire, permet le voyage spatial en donnant une forme de prescience aux navigateurs.

Paul, le fils du duc Léto Atréides, se retrouve au milieu de ce bordel et il a la sensation qu’il est pas juste fait pour devenir un duc qui va se spécialiser dans l’achat/revente de piment. Son contact avec Dune et l’épice va modifier son existence en y mettant un sacré bordel: l’empereur et le Baron Harkonnen – le pire ennemi de sa maison – fomentent un complot pour tuer son daron et il va faire la connaissance d’un troupeau d’elfe des bois de fremen – le peuple de Dune – qui est le peuple natif de la planète. Nous suivrons ses tribulations au fur et à mesure qu’il commence à se chopper des poils de barbe qui lui permettent d’affirmer sa virilité.

 

Ce que j’ai aimé : 

TristanTout le travail de background autour de l’univers, des clans. L’Elu est très bien mis en scène et on l’aime vraiment. Pour couronner le tout, Herbert écrit extrêmement bien.

Kwaite: Tout, tout, tout. C’est ma bible, mon livre ultra culte. Tout est pensé, réfléchi. Il y a des plans dans les plans dans les plans. Herbert écrit très bien et a bossé son univers à fond, on sent très vite que c’est pas juste une guéguèrre de l’espace à deux dollars cinquante. Comme toujours, il y a beaucoup de réflexion sur les castes politiques et leur déconstruction à coup de marteau pilon.

 

Ce que je n’ai pas aimé :

TristanEn fait rien mais je suis moins sensible à ce type d’univers. L’avis négatif est donc uniquement personnel.

KwaiteC’est peut être un peu touffu à aborder et cela peut effrayer rapidement.

 

Note : Tristan3/5       Kwaite5/5

TristanKwaite

 


L’Étoile et le Fouet – Le Cycle des Saboteurs 1 – Frank Herbert

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étoile et le fouetTitre Original : Whipping Star
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, littérature américaine
Auteur : Frank Herbert
Année :  1970
Nombre de pages : 232

Résumé : L’histoire se passe dans l’univers des cosentience, un endroit où l’administration va tellement vite que l’on a été obligé de créer un bureau de saboteurs pour lui mettre des bâtons dans les roues. McKie, saboteur extraordinaire, est envoyé pour enquêter sur la folie qui s’empare de populations entières (avec tout plein de morts aussi) et sur une bouboule qui a atterri comme une merde sur une plage. A l’intérieur se trouve une calibane, un être multidimensionnel avec qui McKie va tenter de communiquer pour trouver ce qui se trame dans tout ce bordel.

Ce que j’ai aimé : L’éternel canisiège, toujours là, fidèle au poste. Et puis, c’est un tout petit bouquin et c’est Herbert (chabadabada). L’histoire se tient bien et j’étais comme une tourterelle heureuse quand McKie et la Calibane essayaient de se comprendre parce qu’une bonne partie du roman est basée sur la communication. Allez, j’attaque la suite.

Ce que je n’ai pas aimé : Comme toujours, aucune information sur qui est quoi. On est inondé de termes comme un orage de grêle sur ta gueule en plein mariage au milieu d’un champs: Pan Spechi, taprisiote,… Je connais le zozo donc ça me dérange pas mais ça peut en perturber certains.

Note : 4/5

  Kwaite


Destination vide – Programme Conscience 1 – Frank Herbert

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destinationvideTitre Original : Destination : Void 
Genre :
  roman, science-fiction
, littérature américaine
Auteur : Frank Herbert
Année :  1966
Nombre de pages : 294

Résumé : C’est l’histoire d’un groupe de scientifiques / ingénieurs qui sont en route vers le système de Tau Ceti dans un vaisseau spatial avec 3000 clones qui pioncent et qu’ils sont censés réveiller une fois arrivés à destination. Jusque la c’est plutôt bateau, l’ami Frank ne nous sert pas le scénar du siècle. Sauf que – ben oui quand même il y’a un truc – cette expédition est une vaste supercherie, à Tau Ceti, y’a aucune planète habitable, les pannes à l’intérieur du vaisseau sont déjà programmées depuis le départ. Ils vont donc, pour pouvoir remettre le bousin en route créer une conscience artificielle qui va manager les ordinateurs de bord. Mais pourquoi tant de haine ? Parce que le patron sur terre s’est mis en tête que ça ne peut être que dans des conditions aussi désastreuses qu’ils peuvent créer un truc aussi énorme.

Tout au long du bouquin, au travers de nos joyeux drilles, l’auteur philosophe sur la notion de conscience sur fond de science fiction. Tout y passe, la religion, la mort, la frustration, bref c’est très psychanalytique.

La mise en scène est très bonne au début, le vaisseau est très bien foutu on s’y croirait mais le huis clos n’en termine pas et on se lasse assez vite d’être dans la même cabine de pilotage sans aucune action. Les 294 pages auraient pu tenir en 150 pages et on ne se serait pas ennuyé. À réserver donc à un public amateur d’essais sur la psychanalyse plutôt qu’à des amateurs de science fiction ou ça tire dans tous les coins et ou on visite pleins de planètes.

Ce que j’ai aimé : la mise en scène, l’idée de base du bouquin

Ce que je n’ai pas aimé : trop long

Note : 2/5 

Tristan