Quand le Diable sortit de la salle de bains – Sophie Divry

Quand le Diable sortit de la salle de bainsTitre Original : Quand le Diable sortit de la salle de bains
Genre :
 
roman, fantastique, littérature française
Auteur : Sophie Divry
Année :  2015
Nombre de pages : 320

Résumé : On va suivre les déboires de la spirale infernale de la mort qui tue d’une jeune romancière (l’auteure?) qui, nous raconte son quotidien de chômeuse en ASS : la facture qui te fait basculer dans le découvert, la folie du café en terrasse après avoir fait des courses très, très raisonnables – à savoir, pâtes + pâtes + pâtes, les méandres du 3949 et ses subtilités (que celui qui ne l’a jamais vécu me jette la première pierre).

Oui, mais, la narratrice ne vit pas seule dans sa tête. En dehors de ses moments aventureux où elle éclate des bulles dans un bubble machin quelconque, elle partage son quotidien avec son meilleur ami, obsédé par le fait de se faire sa voisine, son démon personnel, Lorchus, qui prendra possession de certaines pages, notamment en y dessinant une sculpturale bitasse, et sa mère, moralisatrice et reine des mots-valises à ses heures perdues.

Ce que j’ai aimé : Encore un bouquin sur la misère de notre société? Oui, mais naaaaan. Putain que c’était drôle! D’un quotidien banalement tragique, l’auteure en fait une épopée fantastique, où on ne s’ennuie jamais, on rit plus souvent qu’à son tour. Et pourtant, vous savez, je n’aime pas vraiment les trucs drôles, ça ne me fait jamais rire.

Ce que je n’ai pas aimé : C’est un peu trop décousu parfois, mais heureusement, c’est court.

Note : 3/5

DianaCagothe

L’Epave – Serge Brussolo

L'épaveTitre Original : L’épave
Genre :
 
roman, fantastique, horreur, littérature française
Auteur : Serge Brussolo
Année :  1988
Nombre de pages : 288

Résumé : On est dans une ville sombre et étrange, et si on me disait que le soleil ne se lève pas sur cet endroit, que ça m’étonnerait pas. C’est le bord de mer, mais pas du genre à villégiature et dames à chapeaux.
Un jeune commis d’apothicaire rêve d’aventure en mer : normal, on n’a pas envie de fabriquer d’étranges sirops foireux, encore moins d’aller bosser à l’usine de produits chimiques qui a ruiné la santé et le mental de moitié de la population. Et puis, la ville ne se remet pas de ses relents sulfureux, depuis qu’un théâtre d’automates a été détruit, parce que des victimes y étaient sacrifiées tous les soirs devant une foule hystérique.
Alors évidemment, quand on a 17 ans, on aimerait partir de cet endroit à tout prix, quitte à embarquer avec un capitaine un peu louche dans un navire scabreux, déterrer des trésors d’épaves enfouies au milieu des mers.

Ce que j’ai aimé : Oh la vache, c’est dark de chez dark. Mais ça ne tombe pas dans l’excès, c’est pourquoi on s’embarque aussi dans cette traversée folle, quitte à en faire des cauchemars. En plus, c’est complètement barré, il y a des pirates, des fantômes, des démons. Un bon petit roman pour retourner dans les affres des transports.

Ce que je n’ai pas aimé : C’est bien, mais pas inoubliable.

Note : 4/5

DianaCagothe

Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites – Marc Levy

Toutes les choses qu'on ne s'est pas ditesTitre Original : Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites
Genre :
 
roman, fantastique, littérature française
Auteur : Marc Levy
Année :  2008
Nombre de pages : 352

Résumé : Ouais, ouais, je me suis enfilé du Levy. J’y aurais jamais cru, mais ça faisait partie de la bibliothèque des vacances, comme le précédent Petit Prince. Alors, j’étais obligée par les lois cosmiques de l’univers. C’est pas ma faute.
Bon, mais rentrons dans le vif de la chair à saucisse : Julia, c’est une fille à papa, mais trop rebelle, tu vois. Enfin, pas tant que ça quand même, elle a un bon job, vit dans sa grande pomme, va se marier avec un freluquet sans âme, mais biftonné, et a trop un meilleur pote pédé. Cliché, CLICHE!
Son père, c’est pas vraiment un enculé, enfin si, sauf qu’il n’a pas trop été là dans sa vie, parce qu’il était occupé à faire son businessman.  Et ça, Julia, elle digère tellement pas.
Le coup de grâce du daron, c’est qu’il décide de crever et son enterrement est le jour de son mariage. Il aura fait chier jusqu’au bout. Cliché, CLICHE! Comme c’est quand même un super magnat de je ne sais pas quoi, il revient sous forme d’androïde (?) qui a gardé une réplique du cerveau du mort et son physique pour passer quelques jours avec sa fille, pour qu’elle puisse se réconcilier avec lui, et avec elle-même, surtout. Cliché, CLICHE!

Ce que j’ai aimé : Bon, je comprends que ça se vende bien le bouzin. C’est assez fluide, assez agréablement écrit et il y a juste ce qu’il faut de petits rebondissements et de suspense pour que tu arrives au bout. C’est gnian-gnian, forcément, mais juste ce qu’il faut pour ne pas basculer dans la mièvrerie. Levy a même réussi à me faire vibrer une corde sensible, hébé! Si tu es amateur de téléfilms de l’après-midi sur M6 à tes jours d’arrêt maladie, je pense que c’est un bouquin dans la même veine. Un de temps en temps ça ne fait pas de mal. Je ne pensais pas, mais j’ai été agréablement surprise.

Ce que je n’ai pas aimé : Bon, c’est pas de la grande littérature non plus, faut pas déconner. De temps en temps, ça peut être sympa, mais ce n’est pas came. Trop de clichés, comme tu as pu le constater. Et puis, malgré tout, la fin est prévisible depuis la première page, tu te demandes juste comment tu vas tenir tout ce roman. Bref, c’est à lire quand on a le cerveau bien vide (sur la plage?)

Note : 3/5

DianaCagothe

Le mythe de Cthulhu – H.P. Lovecraft

Le mythe de CthulhuTitre Original : The Call of Cthulhu
Genre :
 
nouvelles, fantastique, horreur, littérature américaine
Auteur : H.P. Lovecraft
Année :  1928
Nombre de pages : 1928

Résumé : Attention, œuvre culte voire mythologique s’il en est. Même si comme moi, vous êtes passés un peu au travers de la lecture, impossible, si vous n’avez pas un peu l’esprit geek/rôliste de ne pas connaître cette créature, ce dieu :

cthulhuLe mythe de Cthulhu sont un ensemble de nouvelles, plus ou moins parues dans les pulps tels que Weird Tales. Elles développent une mythologie, où d’affreuses créatures viennent d’une obscure planète du fin fond du système solaire. Elles ont autrefois dominé la Terre, et veulent en reprendre le contrôle. Pour cela, elles apparaissent principalement dans les rêves, et sont tellement « divines » qu’elles rendent dingue.

Ce que j’ai aimé : Lovecraft est très fort pour explorer, décrire et amener à la folie. Dans le célèbre jeu de rôle, au fur et à mesure où on avance, on perd des points de santé mentale : en lisant ce livre aussi. Le style est souvent décrit comme peu abordable : je dirai qu’il nécessite une mise en condition, la concentration. Parce que c’est là qu’on sent toute la puissance de l’oeuvre, et que Lovecraft réussit à nous emmener et à nous plonger dans les sombres recoins de l’esprit humain. J’ai lu ça en vacances, seule, dans ma maison de la montagne, des soirs orageux, avec une bande son, que je suis obligée de citer, et que je vous incite à écouter (ne vous inquiétez pas, que de l’instrumental qui ne hurle pas 😉 )Bref, une claque littéraire.

Ce que je n’ai pas aimé : Revenir à la réalité, et cette sensation poisseuse de l’odeur de la peur (mais pour de l’horreur, c’est une réussite

Note : 4/5

DianaCagothe

Les Animaux Dénaturés – Vercors

les animaux dénaturésGenre :  roman, philosophie, fantastique, littérature française
Auteur : Vercors
Année :  1952
Nombre de pages : 318

Résumé : Doug se promène dans le parc, quand soudain, il aperçoit une blonde auprès de qui il fait bon, fait bon… Pardon, je m’égare. Donc Frances, qui soit-dit en passant m’apparaît de plus en plus être un prénom de merde : je pense à Frances Bean Cobain et Frances des Hauts de Hurlevent, toutes sont maudites. Donc, je disais, Frances et Doug commencent à se tourner autour, en tout bien, tout honneur, tout en se voilant la face. Ils ont la plume en commun, pas dans le cul, évidemment, où je pense qu’ils ont plutôt un balai. Elle est écrivaillone et lui journaleux. Bref, pendant un moment, ça se gausse au salon.
Et puis bon, la nature étant ce qu’elle est, ils se disent qu’il y a baleine sous gravier chacun de leur côté, mais le côté maudit du prénom Frances, fait qu’au lieu de se galocher comme il se devrait, elle l’encourage à partir avec une bonnasse en Nouvelle-Guinée (Alyssa Mylano t’aurait envoyé à Kuala Lumpur) pour faire une expédition paléontologique, avec d’autres compères. Doug y va un peu la mort dans l’âme, mais avec la Benz dans le zlip. Voyage, bla-bla, jeune gueule, Papous pour guides, mais des relents de Lost. Bref, ils se perdent, et là, pimpampoum, ils découvrent une nouvelle créature, qu’on surnomme vite Tropi, dont on n’arrive pas trop à déterminer si ce sont des singes ou des hommes et donc on va débattre de ça dans tout le bouquin, entre quelques giclettes de la braguette de Doug. Mais il va falloir s’y atteler, parce que de gros intérêts économiques en jeu. Et le capital, ça n’attend pas!

Ce que j’ai aimé : Ça se lit relativement vite, et il ne faut pas s’attacher au différentes couv’ moches qui  jalonnent ses éditions. C’est un classique du fantastique à la française, donc il faut l’avoir lu, et c’est super abordable pour un collégien.

Ce que je n’ai pas aimé : Bon, ça n’est du fantastique que parce ça ravive le « chaînon manquant », et en parlant de ça, je repense au « Père de nos Pères » de Werber : c’est une thématique qui est à chaque fois foirée. Ici, la philosophie de la place et la définition de l’Homme prennent le dessus, donc bon, à force, ça devient longuet… Et puis, autres temps, autres mœurs, il faut bien le remettre dans son contexte colonialiste avec ses idées de merde…

Note : 3/5

DianaCagothe