Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan

Rien ne s'oppose à la nuitGenre :  roman, biographie, essai
Auteur : Delphine de Vigan
Année :  2011
Nombre de pages : 439

Résumé : Ce livre m’a merveilleusement été vendu par ma copine Cél, et ce au moment où j’étais au fond du trou : « c’est un livre où l’auteure raconte la vie de sa mère… [moue un peu déconfite de ma part] Elle vient de se suicider [moue plus que dubitative, regard perdu de ma pauv’ cops]… Mais c’est vachement bien! » Enfin, ma copine, elle s’appelle pas B(r)ouillon pour rien, elle a ramé pour me le vendre, s’est complètement foirée, mais je suis quand même repartie avec sous le bras.
Et ça raconte quoi tout ça? Parce que c’est bien beau tout ça, mais c’est plutôt ma biographie que je suis en train de vous faire. L’histoire commence avec la petite Lucile, dans les aînés d’une famille nombreuse. Elle a une famille plutôt barrée mais coolos. C’est une enfant star de la pub, et ça tombe bien, parce qu’il n’y a pas trop de pognon là-dedans, alors Lucile, elle met, comme qui dirait le beurre dans les épinards. Mais c’est une enfant solitaire, voire lunaire, bref dans son trip à elle.
Lucile grandit, sa famille est coolos, mais jalonnée de drames, comme tout un chacun. Des frangins, même l’adoptif, meurent. La vie se charge de te façonner à coup de matraques, et là-dedans, la petite Lucile, mariée, deux enfants, elle devient bipolaire. La môme courageuse fait comme elle peut pour s’en sortir.
Au-milieu de tout ça, Delphine de Vigan nous raconte comment elle a remué la merde du terreau familial, et comment elle s’est salie les mains et le cerveau pour ça. Pas que le sien, toute la famille se retrouve dans la fosse à purin. On ne va pas jouer dans la fosse à purin impunément. Même que des fois, ça réveille le fantôme de la madame Avast qui met à jour ton ordinateur.

Ce que j’ai aimé : J’ai été bien sceptique au départ… Mais Lucile m’a entraîné dans ses hauts et ses bas, j’ai aimé l’accompagner de mon petit œilleton de la vie à la mort. Delphine de Vigan a réussi à tirer un magnifique portrait, émouvant. J’ai même chialé à la fin, pour te dire…

Ce que je n’ai pas aimé : La branlette intellectuelle de l’auteure. Bon Dieu, y’a-t-il autant besoin de s’étaler sur ta vie, ton oeuvre, ton nombril? Parce que même si c’est entrecoupé de pans de la vie de Lucile, la bonne moitié du livre est la chiure mentale de de Vigan. 

Note : 4/5

Plumpy Trash

Les Testicules de Jeanne d’Arc…. et autres surprises de l’histoire – Phil Mason

Les testicules de Jeanne d'ArcTitre Original : What needled Cleopatra… and other little secrets airbrushed from history
Genre :
 
essai, historique
Auteur : Phil Mason
Année :  2013
Nombre de pages : 328

Résumé : On le sait très bien, pour créer un bon mythe, il faut un bon marketeux qui nous vende un bon concept qui viole bien le cerveau pour que ça reste gravé à tout jamais à l’intérieur du dedans.
Forcément, l’histoire qu’on nous apprend à l’école (ou les médias qui font l’actualité, par exemple) est remplie d’enrobages (au moins ça). Phil Mason nous met dans le bain avec sa dédicace de départ : « A Phillip, qui a déjà suffisemment de difficultés avec l’Histoire. Voici pourtant quelques petites choses à désapprendre. Désolé, fiston! »
On en apprend beaucoup sur l’histoire des Etats-Unis, où la déclaration d’indépendance du 4 juillet ne date pas vraiment de cette date, que l’abolition de l’esclavage n’est pas forcément auréolée que de bonnes intentions. Certains personnages historiques, ayant gardé une bonne auréole n’étaient pas tant saints que ça : Charlot était exécrable, Lewis Carroll avait comme loisirs de prendre en photo des petites filles nues, Gandhi était un peu dans le même genre. Sur les sciences, on apprend également certains dessous. Une histoire m’a particulièrement touchée, c’est celle de la création du système métrique, jalonnée d’étapes « pas de bol ».

Ce que j’ai aimé : Plein de petites historiettes, à mettre aux WC, et à picorer!

Ce que je n’ai pas aimé : Je pense que ça ne doit pas se lire d’une seule traite. On s’en lasse un peu parfois.

NDLR : Merci mon chéri pour ce somptueux souvenir de vacances!

Note : 4/5

Nancy Tristan Kwaite

La Femme Parfaite Est Une Connasse – Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

 

la femme parfaite est une connasseGenre :  essai, humour, littérature française
Auteur : Anne-Sophie Girard, Marie-Aldine Girard
Année :  2013
Nombre de pages : 159

Résumé : C’est Ze best-seller de l’année 2013, tu n’as pas pu passer à côté. Le petit guide de survie pour les femmes « normales » est un recueil de phrases et de petits conseils ayant pour but de décomplexer la majorité d’entre nous, les filles, de nous apprendre à gérer des situations, des petits tests pour comprendre qui on est.

Ce que j’ai aimé : Ça se lit en 30 min chrono. Sinon, j’ai souri quelques fois, parfois, deux fois. (Tu as vu comment j’essaie de trouver des points positifs, mais que je n’y arrive pas trop)

Ce que je n’ai pas aimé : Justement ce temps de lecture, qui tout de suite, te dit que tu viens de te faire voler cinq euros de manière honteuse. Bon, je vous le dis, moi, rien que le titre, je sentais que j’allais le déchirer. Nan, parce que bon, sous couvert de décomplexer, on monte encore un peu les femmes les unes contre les autres, ou au moins, on véhicule le cliché qu’on se jalouse toutes secrètement et que notre but, c’est de nous crêper le chignon.
Alors, ouais, je sais, c’est de l’humour, sa ka wigoler, toussa toussa.
Comme je t’ai dit, j’ai souri deux fois, mais pour le reste, j’ai vraiment eu de la peine plus que de la colère. Bridget Jones abordait les problèmes de la femme active, célibataire, un peu mal dans sa peau de manière plus intelligente. Ici, on ne te renvoie qu’à ta propre culpabilité : page 96, la phrase « Une fille qui ne grossit pas, c’est une fille qui ne mange pas » est répétée 18 fois. On te culpabise si « tes yeux sentent le cul », comme dirait l’autre, puisque tu es forcément une chagasse.
Ce serait donc moi qui suis trop vieille pour ces conneries? Bien qu’étant la cible du produit, je n’ai pas ri, parce que je ne me suis pas identifiée sur les situations ou problématiques traitées, parce que je ne les ai plus rencontrées depuis l’âge d’environ 13 et demi.
Bref, une lecture très dispensable, qui au lieu de faire rire, en met un coup dans la gueule au féminisme. Pour aller plus loin et éviter de jeter 5 euros par la fenêtre (ou alors faites-le pour de vrai, ça fera au moins plaisir à celui qui trouvera le bifton), je vous invite à lire la revue faite par Slate. Et je partage avec vous les propos d’une femme parfaite (ou qui pour moi s’en rapproche beaucoup) qui n’est pas une connasse, oh non, Juliette Dragon : je préfèrerais qu’on véhicule ce genre de discours plutôt que celui des soeurs Girard, notamment à partir de 2min11.

NDLR : Merci à Corine pour le prêt du livre et désolée pour tes 5 euros 😉

Note : 1/5

DianaCagothe

Les scandales littéraires – Claire Julliard

Les Scandales LittérairesGenre : essai
Auteur : Claire Julliard, littérature française
Année :  2009
Nombre de pages : 78

Résumé : Pas facile de résumer un essai, hein? Le titre de l’essai est racoleur à souhait, j’ai donc craqué et me le suis offert. En plus, c’est un Librio, donc ça coûte que dalle (enfin, 3 euros, quand même…) et au pire, ça se jette aux orties.
Claire Julliard va nous raconter le monde de la littérature et de l’édition, surtout en France. Elle commence par nous raconter les grandes erreurs de l’édition, comme Gide qui laisse filer Proust. Ensuite, Claire nous en raconte des vertes et des pas mûres sur les prix littéraires. Nous en apprendrons aussi pas mal sur la facétie et le rocambolesque de certains auteurs, comme Agatha Christie, qui organise une disparation très médiatisée et mystérieuse, ou Jean-Edern Hallier, qui tente la même, mais avec un résultat beaucoup plus pathétique. On en apprend aussi un peu plus sur les relations entre nègres et auteurs.

Ce que j’ai aimé : C’est une mine à potins! C’est aussi le bouquin idéal à emmener en salle d’attente chez ton médecin préféré, parce qu’il ne nécessite pas une concentration extrême. En plus, ça te remontera un peu le moral si tu ne vas pas très bien (c’est pour ça que tu es chez le toubib, non?) parce que tu te marres, quand même!

Ce que je n’ai pas aimé : Le prix, j’ai trouvé que c’était un peu cher pour du Librio.

Note : 5/5
DianaCagothe

Le livre du voyage – Bernard Werber

lelivreduvoyageTitre Original : Le livre du voyage
Genre :
 
« OVNI » c’est un style littéraire ?
Auteur : Bernard Werber
Année :  1997
Nombre de pages : 66

Résumé : Il est tard, vous rentrez du boulot et vous tombez par hasard sur ce petit bouquin intitulé « Le livre du voyage ». Un feuilletage plus tard, toujours impossible à décrypter en diagonale, bon, il n’est pas long, je le commence maintenant et je le terminerais demain matin avant d’aller au taf – au même endroit où je l’ai laissé … sauf que vous allez y passer une heure aux petits coins, parce que vous ne pourrez pas décrocher du bouquin.

L’histoire est celle du lecteur qui devient un oiseau et qui va voyager dans plusieurs mondes : celui de l’air, celui de la terre, celui du feu et celui de l’eau. Dans ce voyage, le livre est soit un guide, soit un compagnon. Le guide nous immerge dans une trame scénaristique pendant que le compagnon nous aide à répondre aux questions posées. Ces réponses ne peuvent en effet pas être données par l’auteur car elle nous sont propres : le voyage est initiatique et embrasse un certain nombre de thèmes comme la peur, la mort, la malchance, le système, …

Alors si il y a bien un livre des WC c’est celui la : 66 pages, juste de quoi traîner une toute petite heure aux petits coins. L’auteur nous emmène dans un voyage et la seule chose que le lecteur ait à faire est de se laisser porter. On réfléchit aux thèmes posés. L’auteur, de son côté essaye de rester spectateur de nos réponses et nous endoctrine un peu mais pas trop de réponses toutes faîtes. On est la dans un univers complètement Werberien, avec un mélange de fantastique, d’onirique et aussi bien réel par les mises en situation.

Ce que j’ai aimé : L’idée du bouquin, le côté ovni.

Ce que je n’ai pas aimé : Difficile de trouver un point noir au livre, soit on adore, soit on déteste, je suis tombé dans la première catégorie.

Note : 4/5

Tristan