Un enfant du rock – Thierry Taittinger

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Un enfant du rockTitre Original : Un enfant du rock
Genre :
 
biographie, nouvelles, essai, littérature française
Auteur : Thierry Taittinger
Année :  2008
Nombre de pages : 160

Résumé : Difficile de résumer ce petit concentré en quelques mots, tellement ça part dans tous les sens. Thierry Taittinger nous livre des chroniques autant sur la musique que ses souvenirs, pas forcément liés à la musique.
Il ouvre le bal avec la rencontre entre John Lennon et Paul McCartney, une histoire de deux ados un poil romancée. Puis vogue entre des histoires de bluesmen, les origines du rock et des souvenirs personnels, comme ses virées dans le Paris by night.

Ce que j’ai aimé : C’est vraiment un livre à mettre aux WC. Vos convives se régaleront de ces historiettes qui se lisent en quelques minutes, qui sont plutôt pas mal écrites et se laissent avaler, pendant que vous déchargez la marchandise.

Ce que je n’ai pas aimé : Si j’ai été très enthousiaste au départ, je me suis vite demandé quel était l’objectif de cette compil’. Au départ, on m’a vendu du rock, alors ok, au départ, c’est pas mal. Mais, à partir de la seconde moitié, ça s’effiloche. Je ne sais si c’est un choix artistique, ou s’il fallait remplir, mais on a quelques chroniques qui nous relatent des souvenirs personnels, et ces chroniques sont complètement hors de propos : par exemple, Thierry Taittinger nous raconte une croisière qu’il aurait fait adolescent avec ses parents. Pourquoi? Non seulement on s’en tamponne le coquillard, mais ça n’a rien à voir avec ce que nous laisse imaginer le titre et la 4e de couv’. Et évidemment, ça se finit par des histoires autour du monde du sexe, un peu à la Paris Dernière, mais sans le talent et juste avec le côté pathétique. Au moment où j’en arrive à ce stade de la lecture, j’ai déjà acheté, bordel, pas de besoin de dévoiler systématiquement du cuissot! Bref, si vous tombez dessus, feuilletez, mais ça vaut vraiment pas le coup de l’acheter.

Note : 2/5

DianaCagothe


De Pire en Pire – Matthieu Madénian

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De Pire en PireGenre :  essai, humour, littérature française
Auteur : Mathieu Madénian
Année :  2014
Nombre de pages : 182

Résumé : Alors ce bouquin, il y a eu une espèce de conjoncture cosmique pour qu’il arrive à moi. Un soir de benchmark de bar pour notre anniv’, avec mon comparse Kwaite, on a vu l’auteur accoudé au comptoir, dans ce que nous appellerons le bar de la Destinée. On s’est dit bingo-bang, signe du destin, une star dans notre bar (enfin, vite fait, parce que moi je voyais même pas qui c’était le gars). Et quand je rentre après ma beuverie, mon cher et tendre qui avait été missionné de brocante livresque, avait ramené l’objet qu’il avait été obligé d’acheter, parce que son groupe, c’est Worse & Worse.
Bon, ça c’est la petite histoire, mais revenons au bouquin. En fait, le mec, j’ai découvert qu’il sévissait sur le canap’ rouge de Drucker le dimanche, et une fois par an, il nous sort une compile bestouffe de ses meilleures chroniques sur papier, et de ses petites blagues télévisuelles.

Ce que j’ai aimé : L’appel du karma.

Ce que je n’ai pas aimé : JE SUIS TRES ENERVEE. Non, mais comment on peut te servir une telle daube à quinze bouliches? Mais pourquoi? Ça ne sert à rien, on ne rit jamais, c’est pas drôle, c’est toujours les mêmes vannes, assez mono-centrées sur le fait qu’il casse l’invité, il est arménien, et se taperait bien Adriana Karambeu (elle s’appelle toujours comme ça d’ailleurs?) Je ne suis vraiment pas d’accord sur cet objet, qui au pire, vous servira de torche-cul (si vous n’avez pas peur que ça vous gratte).

Note : 1/5

DianaCagothe


En France – Florence Aubenas

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En FranceGenre : essai, littérature française
Auteur :Florence Aubenas
Année :  2014
Nombre de pages : 240

Résumé : L’auteure compile ici une série de chroniques qui sont parues dans le Monde. Elle a fait un tour de France, de la Province, pour recueillir une série de témoignages, bien souvent autour de la misère sociale, les jobs précaires, les fins de mois difficiles, les ados qui deviennent parents pour devenir quelqu’un socialement, le mariage pour tous mais pas tant que ça, et le FN, oui, beaucoup de FN, notamment toute une série sur Hénin-Beaumont.

Ce que j’ai aimé : Ça a été pendant un moment mon bouquin de pause clope. Les chroniques ne sont pas très longues, et c’est idéal pour ça. Idéal aussi pour les (pas très gros) besoins au WC. Et si vous aimez le 13h de Jean-Pierre Pernaut avec ces reportages qui sentent bon le je-ne-sais-quoi, ce livre est fait pour vous.

Ce que je n’ai pas aimé : Je vais pas remettre ici en question le point de vue journaliste d’Aubenas, que tout le monde sur l’internette a trouvé plutôt bienveillant. Mais les sujets et les témoignages sont trop monocentrés « c’était mieux avant », « où va la France », « ouais y’en a marre mon frère, on vote FN, ouais, ouais ». Putain, c’est que de la complainte de politique de comptoir de village. C’est déprimant à souhait, aucune jolie histoire. On demande pas non plus des histoires de Cendrillon, mais merde, il y a bien des gens heureux quelque part. Pardon, c’est vendeur d’entretenir la morosité ambiante et de rêver des Trente Glorieuses. Ce bouquin est à vomir, et ça me conforte dans mon idée d’avoir quitté la campagne.

Note : 1/5

DianaCagothe


Sexe, drogues et pop-corn – Chuck Klosterman

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Sexe, drogues et pop-cornTitre Original : Sex, Drugs, and Cocoa Puffs: A Low Culture Manifesto
Genre :
 
essai, littérature américaine
Auteur : Chuck Klosterman
Année :  2003
Nombre de pages : 359

Résumé : Chuck Klosterman, je l’avais déjà croisé pour un autre titre, mais ça je vous en parlerai plus tard. C’est un journaliste rock, qui passe au crible son environnement et la pop-culture. Il décortique sous son œil acerbe un certain nombre de choses : il s’est plongé à coeur perdu dans les Sims pour en comprendre le sens et de s’émouvoir lorsqu’il apprend qu’il peut tuer son avatar en le torturant, il a aussi décortiqué comment la première saison de Real World a déterminé de manière irrémédiable les prototypes des télé-réalités qui nous abreuvent depuis une vingtaine d’années. On a aussi droit a un bel exposé sur Star Wars et un tas d’autres choses.

Ce que j’ai aimé : Quand je connaissais les références culturelles, je trouvais le type drôlement percutant.

Ce que je n’ai pas aimé : Bien trop américano-centré, les deux tiers du livre sont consacrés soit au sport typiquement américain, soit à des références qui ne sont pas arrivées jusque chez nous. C’est vraiment destiné à un lectorat de trento-quarantenaires qui ont vécu chez l’Oncle Sam, surtout dans les années 90. Bref, je me suis bien souvent retrouvée comme une poule devant un couteau. Même si le titre aguiche bien, plutôt à fuir, donc.

Note : 2/5

Plumpy Trash


Conditionnés pour trop manger – Brian Wansink

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Conditionnés pour trop mangerTitre Original : Mindless Eating: Why We Eat More Than We Think
Genre :
 
essai
Auteur : Brian Wansink
Année :  2009
Nombre de pages : 256

Résumé : Pour être franche, la nourriture est une de mes principales angoisses dans la vie. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais bon, je pense que je suis passée par toutes les phases pathologiques que l’on puisse connaître et ce, depuis qu’on m’a fait faire mon premier régime à l’âge de 18 mois. Alors, quand ma consœur feu Plumpy Chic formerly known as La Poudre Aux Yeux m’a tendu cet ouvrage, je l’ai regardé d’un oeil torve. La bouffe, ça l’intéresse à tendance elle surkiffe. Moi, j’en m’en contrefiche à tendance ça peut me foutre plus les jetons que tout ce qui concerne le Malin.Mais étant un peu moi-même la femme qui tombe à pic, qui vient de loin et qui n’a peur de rien, pour toi, public, je me suis jetée à corps perdu dans cette brochette de macarons de couverture.
L’auteur, chercheur qui connaît bien son sujet et qui n’a d’a priori pour personne, pas même les vilains géants de l’industrie alimentaire, nous raconte comment nous sommes infoutus, passé l’âge de 3 ans, de déterminer quelle est la bonne portion alimentaire pour nous.
Nous prenons environ 200 décisions alimentaires par jour : épuisant, n’est-ce pas? Et consciemment ou pas, dans tous ces choix, des tas de facteurs extérieurs viennent influencer notre jugement : une étiquette ou une mention, une forme de verre ou une taille d’assiette, une idée reçue ou un réflexe conditionné sont des tas de choses qui interviennent pour influencer notre jugement.
Si « manger bien » est un objectif plutôt utopique, commençons déjà par manger mieux et les vaches seront bien gardées. Et faisons les choses petit à petit, comme le corback qui fait son nid.

Ce que j’ai aimé : « Peu importe que vous considériez [les entreprises agro-alimentaires] comme d’affreux pourvoyeurs de malbouffe ou comme les bons Samaritains de la diététique. […] Premièrement, elles se moquent que vous mangiez leurs produits ou non, du moment que vous continuez à les acheter. Deuxièmement, elles cherchent à faire du bénéfice. Ou inversement. » Ben voilà, que de la bonne vérité et de l’ouverture de conscience dans ta face. En plus, c’est vraiment bien rédigé, pas ennuyeux pour un sou, et plein de bon sens.

Ce que je n’ai pas aimé : Rien, merci Caro!

Note : 5/5

Plumpy Trash