Running Man – Richard Bachman aka Stephen King

Running ManTitre Original : Running Man
Genre :
 
roman, dystopie, science-fiction, thriller, littérature américaine
Auteur : Richard Bachman/Stephen King
Année :  1982
Nombre de pages : 316

Résumé : Je suis sur une chiantitude en ce moment, et j’ai voulu m’aérer l’esprit avec quelque chose de court, de dynamique, et d’efficace. Ça tombe bien, je crois que ce bouquin était dans ma liseuse depuis une éternité…
Donc, on va se téléporter en 2025, dans une société américaine où les inégalités sont toujours plus grandes et les castes plus marquées. Les hypra-pauvres vivent dans des taudis, bossent dans des usines qui les rendent stériles. La misère… Le seul espoir réside encore dans le divertissement, panem et circenses! Ben Richards, qui a été amoureux de Sheila, a même eu une petite fille, contre toute attente. Mais bichette, elle a un truc qui lui ravage les poumons. Alors pour gagner un peu de fric, il va s’inscrire dans un jeu télé, ou Libertel, comme on dit, et qui est tellement bien trouvé…
Mais comme dans la vraie vie, tu es de la chair à canon, c’est pas toi qui décide, c’est la série de tests qu’on te fait passer qui détermine dans quelle émission tu iras perdre ta dignité pour un bout de gras. Pour Ben, c’est le jackpot, il est sélectionné pour La Grande Traque. Tu dois survivre chaque jour à une grande traque dans le pays. Il faut tenir le mois entier pour remporter le gros lot. Evidemment, tout le monde est payé pour te dénoncer si tu croises son chemin, et celui qui te file un coup de main est voué à une mort, pas tellement douce.

Ce que j’ai aimé : L’efficacité de ce roman. Il est court, très rythmé, avec de l’action en permanence, tu ne souffles jamais. King nous a concocté un chapitrage sous forme de compte à rebours, si bien que tu ne t’arrêtes jamais, tu ne peux pas lâcher.
Ensuite, difficile de ne pas faire un rapport avec 1984 et Hunger Games. Même si chronologiquement, on voit qui s’inspire de qui, les dystopies se succèdent dans mon cerveau et m’apportent un regard assez déplaisant sur notre décadence (oui, c’est dans la rubrique « ce que j’ai aimé », parce que j’aime réfléchir, des fois) : la place du divertissement poussée à son paroxysme et son influence sur la société. Ça m’épate toujours de voir quelle vision est montrée du futur et de nous voir nous y diriger quand même… Bon allez, promis, je fais une pause dystopie, je veux pas te perdre, toi, cher lecteur…

Ce que je n’ai pas aimé : Bien que n’ayant pas vu le film, Schwarzy est présent sur certaines éditions de ce roman, et j’avoue que, même si ça freine un peu l’imaginaire personnel, je l’ai vu lui tout au long de cette course-poursuite.

Note : 5/5

DianaCagothe

Le Meilleur des Mondes – Aldous Huxley

le meilleur des mondesTitre Original : Brave New World
Genre :
 
 roman, science-fiction, dystopie, anticipation, littérature anglaise
Auteur : Aldous Huxley
Année :  1932
Nombre de pages : 433

Résumé : Vraiment? Vous ne connaissez pas ce roman? Allons, allons, vous en connaissez au moins les grandes lignes. Quelque part, quelques siècles après notre Ford (oui, le roi de la bagnole, devenu icone de la religion consommation), un monde aseptisé. Pardon, un monde débarrassé de toute sa violence, de ses passions, de ses interrogations. Si la mort n’est pas encore vraiment tout à fait éradiquée, la maladie l’est, et son pendant, la vieillesse. Dans ce monde, pas besoin de chercher un sens à vie. On naît dans une éprouvette, avec quelques autres dizaines de clones de soi. On appartient à une caste, qui va de Alpha à Epsilon, avec chacune ses missions, ses travaux, ses divertissements. Et de la naissance à l’âge adulte, on est conditionné à être heureux dans ce monde, à dépenser de l’argent, à aimer son travail et s’acoquiner avec qui bon vous semble, tout en étant encouragé à consommer du Soma, la drogue légale qui vous transporte et sait bien tuer toute animosité en vous.
Des fois, on a beau naître dans une des cases prédéterminées, on est un peu à côté de la plaque, comme Bernard, cet Alpha à gueule de Delta, qui commence à penser un peu à part, aimerait conchier cette société. Il en aura l’occasion, lors d’une visite dans une réserve de sauvages : parce qu’il reste encore quelques personnes qui n’ont pas « profité » de ces belles révolutions du progrès, parce qu’on a estimé que ça n’aurait pas forcément été rentable. Dans cette réserve, Linda, une ancienne Beta, s’y est perdue de nombreuses années auparavant, et a eu, comble de vulgarité, un enfant, maintenant adulte : John. Bernard, pas benoît pour un sou, va ramener John dans sa civilisation, mais tout va perdre son sens, pour tous.

Ce que j’ai aimé : Vingt ans après une première lecture, même si l’histoire s’était peu ou prou effacée de ma mémoire, le monde m’avait marqué de manière indélébile. Je referme ce livre et je regarde ces deux décennies qui se sont écoulées et Huxley a été incroyablement visionnaire : je suis là, et je vois le monde qu’il nous décrit arriver. Oh bien sûr, pas forcément tel quel, mais la philosophie y est : l’abrutissement des masses.

Ce que je n’ai pas aimé : Rien, ce bouquin est un coup de poing.

Note : 5/5

DianaCagothe

Cress – Chroniques Lunaires 3 – Marissa Meyer

CressTitre Original : Cress
Genre : dystopie, jeunesse, littérature américaine, roman, science-fiction
Auteur : Marissa Meyer
Année :  2014
Nombre de pages : 658

Résumé : Cinder, Thorne, Scarlett et Loup sont dans l’espace, en se planquant de tout le monde. On se fait un peu chier dans le vaisseau, alors Loup  entraîne Cinder à exercer son magnétisme lunaire. On fait aussi connaissance avec Cress, une coquille enfermée dans un satellite, aux ordres de Sybille, une des thaumaturges de Levana. Cress est une ado un peu débilette (âge tendre et tête de bois), mais hackeuse hors pair. Elle bosse pour les lunaires, mais sa rock star à elle, c’est le Capitaine Caswell Thorne : alors tu penses bien qu’elle n’y est pas pour rien dans le fait qu’on ne retrouve pas les fugitifs… Une nouvelle venue dans la bande, cela va-t-il suffire pour déjouer les plans machiavéliques de la reine Lunaire?

Ce que j’ai aimé : Pour l’instant, c’est le tome qui m’a le plus emballé dans la saga : il y a de l’action, des revirements de situation. Il y a beau y avoir plein de pages, ça passe vite et bien.

Ce que je n’ai pas aimé : Je suis un peu trop vieille pour ces conneries, mais tant que ça me fait marrer. Bon, mais j’aimerais bien que ça s’arrête cette saga. J’ai l’impression qu’à un moment il va y avoir la saison de trop.

Note : 4/5

DianaCagothe

L’armée de la Reine – Chroniques Lunaires 2,5 – Marissa Meyer

L'armée de la ReineTitre Original : The Queen’s Army
Genre :
dystopie, jeunesse, littérature américaine, roman, science-fiction
Auteur : Marissa Meyer
Année :  2012
Nombre de pages : 47

Résumé : On se retrouve encore pour un inter-cycle. Cette nouvelle développe surtout les origines de Loup, un nouveau personnage qu’on a vu apparaître dans le précédent tome.
A la base, il s’appelle Ze’ev et c’est un petit garçon normal, avec des parents et un petit frère. Un soir, dans sa douzième année, des thaumaturges viennent le chercher pour l’incorporer dans la nouvelle armée de la reine.
On vit ses opérations et ses modifications génétiques, ainsi que sa vie dans sa nouvelle meute, où il ne vaut mieux pas être l’Oméga, le souffre-douleur.

Ce que j’ai aimé : Contrairement à la précédente nouvelle inter-cycle, celle-ci a un véritable intérêt. Autant, on croyait qu’à la fin du premier tome le monde était mis en place, autant pas du tout. Du coup, c’est une bonne extension sur l’univers développé par Marissa Meyer. Et puis, bon, ça reste du feel-good, c’est de la jeunesse.

Ce que je n’ai pas aimé : Ça me saoule toujours un peu ces interludes.

Note : 4/5

DianaCagothe

Scarlet – Chroniques Lunaires 2 – Marissa Meyer

ScarletTitre Original : Scarlet
Genre :
 
roman, dystopie, jeunesse, science-fiction, littérature américaine
Auteur : Marissa Meyer
Année :  2013
Nombre de pages : 476

Résumé : Cinder en tôle, l’empereur Kai aux prises avec la reine Lunaire Levana, la situation pue bien du cul. On part donc à l’autre bout de la planète, à Rieux, près de Toulouse (c’est chez nous!!!!) faire connaissance avec Scarlet, jeune ado/adulte, qui vit avec sa grand-mère et est maraîchère. Bon, mamie fait de la résistance, pardon je m’égare. Mamie a disparu depuis quelques semaines sans laisser de traces et la police arrête les recherches. Scarlet, ça la turlupine forcément, elle n’a pas envie de lâcher l’affaire, mais ne sait pas trop ni comment donner de la tête.
Elle va rencontrer un mec, Loup, gentil mais badass, un peu flippant mais teeeeellement mystérieux. Alors, il va s’avérer que le gars aurait quelques informations. Pendant ce temps-là, Cinder, qui se retrouve avec une nouvelle main super high-tech, va s’évader, ce qui va, évidemment foutre en rogne Levana et mettre Kai dans une situation inextricable.

Ce que j’ai aimé : Au départ, j’étais sceptique sur cette saga. Finalement, on se laisse emporter à avoir envie que Cinder fasse sa fête à Levana. C’est de la jeunesse, c’est rafraichissant.

Ce que je n’ai pas aimé : Les gentils sont un peu trop gentils, les méchants, un peu trop. C’est pas trop de la grande littérature, mais on ne lui en veut pas.

Note : 4/5

DianaCagothe