L’étranger – Cycle de l’absurde 1 – Albert Camus

Genre :  classique, roman, littérature française
Auteur : Albert Camus
Année :  1942
Nombre de pages : 185

Résumé : Meursault, c’est le mec qui est là sans être là. Il paraît spectateur de sa vie. Son travail, sa meuf, ses voisins-potes… Il entretient des relations avec le monde, un peu parce qu’il faut le faire, ou peut-être parce qu’il n’a pas l’idée de faire autrement, on ne sait pas trop. Même la mort de sa mère, on dirait que ça lui en touche une sans bouger l’autre. On passe ainsi la moitié du roman à subir Meursault comme lui-même, face à son idée de l’existence, de la société.

Et un peu comme dans « Une Nuit en enfer », tout bascule. Après une rocambolesque histoire d’altercation, il tue un mec sur la plage, de plusieurs coups de feu. S’ensuit l’histoire de son procès, où, moins que l’acte, son apparente insensibilité est jugée. Les événements auxquels nous avons assisté depuis le début apparaissent maintenant sous l’œil dramatisant d’une cour d’assises, le regard vindicatif de la foule et la scénarisation de la presse, toujours amatrice de sensationnalisme. Meursault finira jugé non pour son acte mais pour ce qu’il est.

Ce que j’ai aimé : Un roman court, fort, intense, au moins autant que son incipit.

Ce que je n’ai pas aimé : Difficile de s’immerger complètement, de s’identifier à celui qui nous reste étranger.

Note : 3/5

Sinon, tu peux aussi aller voir ce que fait Jérôme Guilbot, c’est super!

DianaCagothe

Yvette – Guy de Maupassant

yvetteTitre Original : Yvette
Genre :  nouvelle, classique, littérature française
Auteur : Guy de Maupassant
Année :  1884
Nombre de pages : 174

Résumé : Yvette, jeune fille, héritière de la marquise Obardi, est une personne charmeuse, charmante, cultivée, curieuse de tout. Entourée de gens de la bonne société, elle a naturellement plusieurs prétendants, enfin, des messieurs de bonne compagnie qui lui tournent plutôt autour. Son cœur balance pour Servigny, qui la désire, mais pas comme épouse, comme Yvette l’imagine.
Mais, entre enfance et adolescence, Maupassant va faire d’Yvette une femme qui va se rendre compte qu’elle n’épousera jamais personne, fille de courtisane, elle est condamnée à courtiser aussi pour maintenir son train de vie. Cette transition se fera évidemment dans la douleur.

Ce que j’ai aimé : Ca faisait longtemps que je ne m’étais pas tapé un classique, pourquoi? C’est toujours aussi bien. Ici, on en apprend beaucoup sur la condition féminine, et les classes sociales : déjà, pas moyen de se sortir de son milieu. D’autre part, quand tu es une nana, tu ne travailles pas, tu fais des gosses et tu subis. Ta seule porte de sortie c’est la prostitution. Un peu déprimant tout ça? Pas du tout. Evidemment, on va avoir mal pour Yvette, quand elle réalise que son père Noël a elle n’existe pas. Mais elle va transcender tout ça et c’est la force de cette nouvelle.

Ce que je n’ai pas aimé : C’est tellement court!

NDLR : je tiens évidemment à remercier ma couille d’amour, qui au travers des âges continue à réveiller mon cœur féministe.

Note : 4/5

DianaCagothe

Cuentos – Edgar Allan Poe

CuentosTitre Original : Cuentos
Genre :
 
nouvelles, fantastique, horreur, polar, classique, littérature américaine
Auteur : Edgar Allan Poe
Année :  2009
Nombre de pages : 307

Résumé : Lors de vacances cette année, on a fini par trouver une librairie en Espagne, mais ça a été dur. Enfin bref, il fallait que je reparte avec un souvenir. J’ai tourné, retourné et retourné, quand mon chéri est apparu avec cet objet entre les mains, j’ai dit banco! C’était l’occasion pour moi de découvrir Poe (oui, honte à moi).
On retrouve dans cette édition hispanique du bicentenaire de sa naissance quatorze nouvelles assez différentes les unes des autres qui montrent un panel assez varié des thématiques abordées par Poe.
Tantôt, il aime se la jouer Sherlock, en enquêtant sur des des faits réels non élucidés, notamment lorsqu’il met en scène le personnage de Dupin, dans trois nouvelles, où celui-ci est vraiment plus futé que la police. Les autres nouvelles sont plus orientées dans un univers sombre, gothique et fantastique qui ont fait sa grande réputation.

Ce que j’ai aimé : Tout d’abord, je vais parler de l’objet. C’est, je crois, le premier livre neuf à couverture rigide qu’on m’offre. Tout de suite, ça plonge dans des sensations de lecture et un univers bien adapté au contenu.
J’ai donc fait durer ce livre, que j’ai mis des semaines à lire, par pur plaisir.
Concernant le contenu, j’ai découvert vraiment Poe. Oui, bon, c’est un classique, bla, bla. Mais il a vraiment une plume de qualité, et une capacité étonnante à te plonger, toi lecteur, dans des univers parallèles. Bref, j’ai adoré.

Ce que je n’ai pas aimé : Ca faisait très longtemps que je n’avais pas lu en espagnol, il a fallu faire de la gymnastique cérébrale.

Note : 4/5

DianaCagothe

Des souris et des hommes – John Steinbeck

des souris et des hommesTitre Original : Of mice and men
Genre :
 
roman, drame, classique, littérature américaine
Auteur : John Steinbeck
Année :  1937
Nombre de pages : 182

Résumé : C’est l’histoire de Georges et Lennie. Lennie, il est costaud, trop, mais il n’a pas la cervelle très musclée. C’est un amour de simplet, c’est pourquoi Georges s’occupe de lui. Georges, c’est un gamin qui a grandi avec Lennie et qui l’a pris sous son aile quand il ne lui restait plus rien.
Ils ont un rêve, tous les deux, c’est d’avoir une fermette, dans laquelle Lennie donnera à manger aux lapins. Ils vont de ranch en ranch pour gagner leur croûte. Le problème, c’est que Lennie, gros tas de gentillesse finit toujours par faire flipper à cause de sa force. Et c’est dur de gagner sa croûte, en devant bouger à chaque fois.

Ce que j’ai aimé : Difficile de dire quelque chose qui n’ait été dit au sujet de cette oeuvre. Les auteurs américains sont très forts pour avoir un œil critique sur leur société et leurs travers. Ici pas de chichi, pas de tralala, pas de superflu. L’œuvre est courte, et les trois quarts en sont dédiés à la mise en place du final. Poignant, qui te prend aux tripes. Pourtant tu le sens, dès le départ, comment ça va se terminer. Mais life is fucking shit. Tu avances dans ta lecture en voulant agir, faire quelque chose pour empêcher ça, mais t’es comme un con devant les avions entrer en collision avec le World Trade Center. Tu ressors de là, et tes petites tripes sont dans le même étant qu’après un Space Mountain post burger-frites.

Ce que je n’ai pas aimé : Le côté tellement attendu, même si très bien amené. Le moment pour rentrer dans l’histoire est retardé d’autant.

Note : 4/5

DianaCagothe

La conquête de Plassans – Les Rougon-Macquart 4 – Emile Zola

La conquête de PlassansGenre :  roman, classique, littérature française
Auteur : Emile Zola
Année : 1874
Nombre de pages : 440

Résumé : Après avoir fait un tour chez les riches Parigots et la bouffe Parigotte, Mimile is back à Plassans! On est chez les Mouret : Marthe, la Rougon et Mouret, le Macquart. Oui, un couple consanguin, elle est belle la cousinade! C’est un gentil petit couple quand même, mais gentil, hein? Deux garçons, une fille, simplette, une mère discrètos et un père gouailleur. Bon, ils ont pas trop de thunasse, et mettraient bien un peu de beurre dans les épinards, si en plus ils pouvaient en prime choper un sourire de la crémière, ce serait taupe moumoute. C’est là que déboule le père Fourras, euh pardon, Faujas, avec sa daronne. Eux sont près de leurs sous, la soutane élimée et tout le toutim. Ils commencent à louer le dernier étage de la casbah. Au départ, on ne les voit pas trop, on se méfie d’eux, mais petit à petit, ils commencent à gagner leur place dans le coeur de la famille, surtout de la daronne, qui se découvre bigotte. Le père Mouret, ça le rend complètement fadasse ces néo-bondieuseries.
Les Faujas, en même temps qu’ils gagnent le coeur de Marthe, commencent à prendre leur place et leurs aises, à la maison, comme à la ville. Si bien, que la frangine de l’Abbé, finit par venir avec son mec aussi. Ce couple d’escrocs à la petite semaine, copains copinent avec la bonne. Tout ce beau monde, en accrochant le cœur de Marthe, finissent par chasser le père Mouret, qui prend trop de place pour leurs ambitions personnelles.

Ce que j’ai aimé : Rhoooo mais que de bassesse, j’adore! On va toujours plus loin, toujours plus fort dans la mesquinerie et le côté vil de l’humain. Ce bouquin est à emmener dans vos sorties chez le coiffeur, c’est bien mieux que Voici ou Closer.

Ce que je n’ai pas aimé : Rien, et pour l’instant, cette saga familiale décroche vraiment la palme (au grand dam de mon compère Tristan 😉 ). Oubliez vos traumatismes scolaires, plongez-vous-y!

Note : 5/5

DianaCagothe