Trajectoire – Paco Rabanne

TrajectoireTitre Original : Trajectoire
Genre :
 
biographie, ésotérisme, littérature française
Auteur : Paco Rabanne
Année :  1991
Nombre de pages : 251

Résumé : C’est la biographie de Paco. Elle date « d’avant », oui avant le ridicule échec de sa prévision de la chute de la station Mir sur nos petites tronches le jour de l’éclipse de 1997. Et Paco, il est à donf dans la découverte de ses vies antérieures, la compréhension du monde qui nous entoure, dans toutes ses dimensions parallèles possibles. Le bouquin est même agrémenté de petits schémas pour t’aider à atteindre un bout de La Connaissance.

Ce que j’ai aimé : Faire un Live Tweet. Ce bouquin est une poilade assurée. Chaque page recèle des moments laule. Si t’es dépressif, que t’as le moral en berne, vas-y! Achète! En plus, il coûte max 1€ dans n’importe quelle bouquinerie…

Trajectoire LT
Ce que je n’ai pas aimé : Alors bon, commencer par une traduction erronée de ton nom de famille, c’est un peu poser les fondations de ta loose en crédibilité, non Paco?

Note : 2/5

DianaCagothe

Un enfant du rock – Thierry Taittinger

Un enfant du rockTitre Original : Un enfant du rock
Genre :
 
biographie, nouvelles, essai, littérature française
Auteur : Thierry Taittinger
Année :  2008
Nombre de pages : 160

Résumé : Difficile de résumer ce petit concentré en quelques mots, tellement ça part dans tous les sens. Thierry Taittinger nous livre des chroniques autant sur la musique que ses souvenirs, pas forcément liés à la musique.
Il ouvre le bal avec la rencontre entre John Lennon et Paul McCartney, une histoire de deux ados un poil romancée. Puis vogue entre des histoires de bluesmen, les origines du rock et des souvenirs personnels, comme ses virées dans le Paris by night.

Ce que j’ai aimé : C’est vraiment un livre à mettre aux WC. Vos convives se régaleront de ces historiettes qui se lisent en quelques minutes, qui sont plutôt pas mal écrites et se laissent avaler, pendant que vous déchargez la marchandise.

Ce que je n’ai pas aimé : Si j’ai été très enthousiaste au départ, je me suis vite demandé quel était l’objectif de cette compil’. Au départ, on m’a vendu du rock, alors ok, au départ, c’est pas mal. Mais, à partir de la seconde moitié, ça s’effiloche. Je ne sais si c’est un choix artistique, ou s’il fallait remplir, mais on a quelques chroniques qui nous relatent des souvenirs personnels, et ces chroniques sont complètement hors de propos : par exemple, Thierry Taittinger nous raconte une croisière qu’il aurait fait adolescent avec ses parents. Pourquoi? Non seulement on s’en tamponne le coquillard, mais ça n’a rien à voir avec ce que nous laisse imaginer le titre et la 4e de couv’. Et évidemment, ça se finit par des histoires autour du monde du sexe, un peu à la Paris Dernière, mais sans le talent et juste avec le côté pathétique. Au moment où j’en arrive à ce stade de la lecture, j’ai déjà acheté, bordel, pas de besoin de dévoiler systématiquement du cuissot! Bref, si vous tombez dessus, feuilletez, mais ça vaut vraiment pas le coup de l’acheter.

Note : 2/5

DianaCagothe

Wild – Cheryl Strayed

wildTitre Original : Wild
Genre :
 
biographie, aventures, littérature américaine
Auteur : Cheryl Strayed
Année :  2012
Nombre de pages : 504

Résumé : Cheryl, petite fille d’une famille recomposée, dont le père a peu ou prou disparu, vit avec son frère et sa soeur, sa maman et son beau-père. Tout ça grandit dans une cabane, dans un délire écolo-nature. Quand Cheryl devient adulte, à la petite vingtaine, sa mère meurt très vite d’un cancer du poumon, elle qui n’avait jamais clopé et qui était la reine de la nature… Forcément, Cheryl, elle comprend pas… Elle arrive pas vraiment à faire son deuil et sombre dans le sexe, drogue et rock’n roll. Et puis elle décide de faire son grand voyage initiatique, le Pacific Crest Trail, une méga rando de plusieurs mois et de milliers de kilomètres, pour se laver l’esprit de tout ça.

Ce que j’ai aimé : Putain, ça m’a donné envie de chausser mes super décat’ et partir loin. Du paysage, en veux-tu, en voilà. Un petit conseil d’amis, ayez toujours un « Google Images » ouvert pendant votre lecture, et allez explorer le parcours de Cheryl. Ça donne envie.

Ce que je n’ai pas aimé : Pourquoi, pourquoi, mais oh grand pourquoi tu ne te lâches jamais Cheryl? C’est ton grand voyage initiatique et tu le partages avec nous, merde! L’auteure nous raconte surtout ses galères de randonneuse, mais part très rarement dans l’introspection, et quand elle le fait, c’est toujours avec retenue, ou au moins, elle ne va pas jusqu’au bout d’elle-même. C’est dommage, parce que c’est un peu ce qu’on vient chercher dans ce genre d’histoires, on s’en fout un peu que ses ongles de doigts de pied se fassent la malle.

Note : 2/5

DianaCagothe

La Promesse de l’Aube – Romain Gary

La Promesse de l'aubeGenre :  biographie, littérature française
Auteur : Romain Gary
Année :  1960
Nombre de pages : 464

Résumé : Romain Gary, moi, c’est un gars que je ne connaissais pas. Si, je savais juste que c’est le gars qui a fait la nique au prix Goncourt (et tu sais que ce prix me tient à cœur) en le gagnant deux fois, la seconde fois avec un pseudo et un emberlificotage. A le voir me cligner de l’œil avec son beau manteau de cuir dans mes suggestions Booknode, j’ai dit « bingo, chalumeau! ».
Le gars, il est fils unique, avec un papa qui s’est un peu fait la malle mais qui envoie un peu de pognon de temps en temps. Il grandit donc avec une maman, vraiment, mais alors vraiment rocambolesque. C’est une ancienne actrice qui a des rêves de grandeur pour son fiston : elle a tout donné pour lui, vraiment. Comme son fils doit être un grand homme, elle l’essaie à différents talents, pour lesquels La promesse de l'aube citation 1visiblement Romain n’a aucun don, si ce n’est peut-être la peinture. Mais comme en général ils ne connaissent la gloire qu’après la mort, c’est moyennement intéressant. Alors, au final, ça se termine par l’écriture. A part sa passion incommensurable pour son fils, cette mère ne rêve que d’un Éden, la France. Le bouquin parle surtout de cette relation mère-fils, comme elle laisse peu de place aux autres, même quand chacun d’eux essaie et comme ils donnent tout l’un pour l’autre, mais sans pour autant que cette relation les étouffe (même si parfois…)

Ce que j’ai aimé : Cette mère absolument rocambolesque, ancienne actrice dont le grand rôle de sa vie consiste à faire de son fils un héros. Elle fume des clopes à longueur de journée, a un sacré caractère, roublarde mais pas malhonnête au fond, et qui se donne les moyens de ses ambitions. Romain Gary a une vraie jolie plume et même si on sent bien qu’il y a beaucoup d’embellissement pour cette maman juive, on se laisse prendre au jeu et on se laisse emporter. En plus, on se marre, parce qu’en guise de vie de héros, c’est surtout une histoire de destinée, parce que v’là quand même le pied nickelé que ce petit Romain. Et il y a beaucoup de pointes d’humour, qui dédramatisent bien ce grand personnage qu’est la Mamma. Bref, on pleure, on rit, et c’est un bouquin qui fait le job!
la promesse de l'aube citation 2
Ce que je n’ai pas aimé : Cette mère, au départ est bien trop étouffante, j’ai eu du mal à rentrer dans le bouquin. Et puis j’ai du mal à saisir cet Oedipe des mères et de leurs fils.

Note : 4/5

DianaCagothe

Diam’s autobiographie – Mélanie Georgiades

Diam's - autobiographieTitre Original : Diam’s autobiographie
Genre :
 
biographie
Auteur : Mélanie Georgiades
Année :  2012
Nombre de pages : 352

Résumé : La petite Mélanie aime bien rapper. Ça lui permet d’exorciser un peu son mal être. Nous allons donc la suivre, de toute minotte à la fin de sa carrière de rappeuse et son retrait de sous les projecteurs. Des MJC à La Boulette, de grandes tournées à ses vacances à l’île Maurice, sa vie d’artiste puis sa lente descente dans l’enfer de la dépression à son investissement dans des associations caritatives y sont décrites. Elle a écrit ce livre pour expliquer à ses fans ainsi qu’à ses détracteurs comment elle a trouvé la paix et sa renaissance à travers sa conversion à l’Islam.

DIam's - extrait

Ce que j’ai aimé : il est léger, le bouquin se lit bien, à part quelques passages un peu relou (je déteste quand on a des pleines pages de citation du Coran – mais c’est pareil quand Tolkien nous sort ses chansons dans le SDA ou Zola qui décrit sur 28 pages un pré de pissenlits). J’ai lu ce livre parce que, d’une part, j’aime beaucoup ses chansons et que, d’autre part, je voulais en savoir plus sur ses motivations pour avoir voulu d’un coup se convertir à une religion. Et puis c’est aussi l’histoire de cette artiste, qui a fait de superbes textes et de son parcours personnel pour réussir à exorciser ses démons.
Ce que je n’ai pas aimé : C’est une autobiographie, certes mais pas si exhaustive que ça. Il y a des pans qui ne sont jamais abordés: la rencontre avec son mari par exemple qui doit tenir en une demi phrase, pourtant, moi ça me semblait aller de pair avec la sérénité son mariage, mais bon, soit!  Et les moments où elle s’extasie sur le monde quand elle commence sa lecture du Coran, c’est un peu éreintant: regarde Chacha, un arc en ciel, c’est trop génial ! Oh regarde Chacha, un chaton mort, c’est super chouette !

 

Note : 3/5

  Kwaite