Wood’stown – Alphonse Daudet

Wood'stownTitre Original : Wood’stown
Genre :  nouvelle, fantastique, littérature française
Auteur : Alphonse Daudet
Année :  1873
Nombre de pages : 10

Résumé : L’Homme, comme d’hab, ravage la nature. Là, on a une bande de colons qui veut s’installer près d’une rivière. Sauf qu’il y a une bonne grosse forêt qui ne se laisse pas faire.
Mais comme l’Homme, ça ne lâche jamais l’affaire, on y va à coup de lance-flammes. L’hiver aidant, ils arrivent même à construire quelques cahutes. Sauf que le printemps arrivant, la forêt va reprendre ses droits. 

Ce que j’ai aimé : Ah, la magie des bouquins libres de droits : on se lance dans des trucs dans lesquels on ne se serait jamais lancé. Ce proto planet opéra écolo n’a pas pris une ride question de sujet.

Ce que je n’ai pas aimé : Dix pages, c’est un peu court, ça aurait mérité un développement plus important. Ce goût d’inachevé lui donne un petit air publiable. J’aurais aimé que la forêt soit un personnage plus creusé.

Note : 2/5

DianaCagothe

La Dimension Fantastique 1 – Barbara Sadoul

 

La Dimension FantastiqueGenre :  fantastique, nouvelles
Auteur : Barbara Sadoul, E.T.A. Hoffmann, Théophile Gautier, Edgar Allan Poe, Gérard de Nerval, Erckmann-Chatrian, Alphonse Daudet, George Sand, Villiers de L’Isle-Adam, Guy de Maupassant, H.P. Lovecraft, Jean Ray, Claude Seignolle, Richard Matheson
Année :  1996
Nombre de pages : 160

Résumé : Voici donc (encore) un recueil de nouvelles (et pour quelqu’un qui n’aime pas trop ça, je trouve que j’en présente pas mal quand même, comme quoi…), que j’ai picouillé à Sieur Kwaite. Barbara Sadoul nous présente ici de grands noms du fantastique et d’autres, tout en morceaux choisis.
Hoffmann nous revisite le mythe du marchand de sable en version adulte et flippante. Gautier, en week-end, nous fait sombrer dans le rêve/cauchemar, avec des objets qui s’animent et qui vont au bal. Poe nous raconte l’histoire d’un tableau mangeur de vie. Nerval, roi de la chelouterie, nous revisite l’histoire du fils du diable. Le duo du nom de plume Erckmann-Chatrian nous fait réfléchir sur une enquête policière et la peur de l’étranger. Avec son homme à la cervelle d’or, Daudet nous fait partager un conte très Andersennien. Sand nous joue de l’orgue, mais d’une manière très originale et pittoresque. Villiers de L’Isle-Adam raconte une histoire sur le deuil. Lovecraft, roi de l’ambiance poisseusse et flippante, nous sert du Lovecraft : imparable. Jean Ray lui part dans une envie de choucroute très surprenante. Seignolle nous parle d’un meneur de loups, qui n’est pas sans me rappeler un téléfilm que j’avais adoré dans mon adolescence : L’Enfant des Loups, que je vous conseille si vous avez la chance de tomber dessus. Enfin, Matheson fait disparaître quelqu’un.

Ce que j’ai aimé : Pour le coup, même si je n’aime pas trop les recueils de nouvelles, principalement, parce que je n’ai pas le temps de rentrer dans les histoires, cette fois-ci j’ai adoré! Barbara Sadoul a vraiment réussi sa compil, parce que les nouvelles sont toutes plus truculentes les unes que les autres. Il s’agit également d’une relecture de mon adolescence, je pense qu’il y a aussi un petit côté « Madeleine de Proust ». Je vais certainement attaquer les prochains volumes avec grand plaisir.

Ce que je n’ai pas aimé : Le format Librio est vraiment pratique et super cool pour la bibliothèque. Mais en revanche, des fois, le côté « gros pâté, je saute pas de lignes pour économiser de la paperasse » est vraiment chiant.

Note : 5/5

Nancy