La Promesse de l’Aube – Romain Gary

La Promesse de l'aubeGenre :  biographie, littérature française
Auteur : Romain Gary
Année :  1960
Nombre de pages : 464

Résumé : Romain Gary, moi, c’est un gars que je ne connaissais pas. Si, je savais juste que c’est le gars qui a fait la nique au prix Goncourt (et tu sais que ce prix me tient à cœur) en le gagnant deux fois, la seconde fois avec un pseudo et un emberlificotage. A le voir me cligner de l’œil avec son beau manteau de cuir dans mes suggestions Booknode, j’ai dit « bingo, chalumeau! ».
Le gars, il est fils unique, avec un papa qui s’est un peu fait la malle mais qui envoie un peu de pognon de temps en temps. Il grandit donc avec une maman, vraiment, mais alors vraiment rocambolesque. C’est une ancienne actrice qui a des rêves de grandeur pour son fiston : elle a tout donné pour lui, vraiment. Comme son fils doit être un grand homme, elle l’essaie à différents talents, pour lesquels La promesse de l'aube citation 1visiblement Romain n’a aucun don, si ce n’est peut-être la peinture. Mais comme en général ils ne connaissent la gloire qu’après la mort, c’est moyennement intéressant. Alors, au final, ça se termine par l’écriture. A part sa passion incommensurable pour son fils, cette mère ne rêve que d’un Éden, la France. Le bouquin parle surtout de cette relation mère-fils, comme elle laisse peu de place aux autres, même quand chacun d’eux essaie et comme ils donnent tout l’un pour l’autre, mais sans pour autant que cette relation les étouffe (même si parfois…)

Ce que j’ai aimé : Cette mère absolument rocambolesque, ancienne actrice dont le grand rôle de sa vie consiste à faire de son fils un héros. Elle fume des clopes à longueur de journée, a un sacré caractère, roublarde mais pas malhonnête au fond, et qui se donne les moyens de ses ambitions. Romain Gary a une vraie jolie plume et même si on sent bien qu’il y a beaucoup d’embellissement pour cette maman juive, on se laisse prendre au jeu et on se laisse emporter. En plus, on se marre, parce qu’en guise de vie de héros, c’est surtout une histoire de destinée, parce que v’là quand même le pied nickelé que ce petit Romain. Et il y a beaucoup de pointes d’humour, qui dédramatisent bien ce grand personnage qu’est la Mamma. Bref, on pleure, on rit, et c’est un bouquin qui fait le job!
la promesse de l'aube citation 2
Ce que je n’ai pas aimé : Cette mère, au départ est bien trop étouffante, j’ai eu du mal à rentrer dans le bouquin. Et puis j’ai du mal à saisir cet Oedipe des mères et de leurs fils.

Note : 4/5

DianaCagothe

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