La Curée – Les Rougon-Macquart 2 – Emile Zola

 

La CuréeGenre :  roman, classique
Auteur : Emile Zola
Année :  1871
Nombre de pages : 434

Résumé : Nous voici bien loin de Plassans. Aristide Rougon, rebaptisé Saccard pour ne pas faire de l’ombre à son ministre de frère Eugène Rougon, est monté à Paris avec sa femme Angèle en laissant les gosses à papy et mamie.
Telle Perrette et le pot-au-lait, Aristide a des rêves de grandeur, et veut la capitale à ses pieds. Il se dit que ça va être facile, rapport au piston que peut lui apporter le frérot. Ce dernier, connaissant son coquin de frangin, ne va pas lui mettre une cuiller en argent dans la bouche. Il lui trouve un petit poste à la mairie de Paris, en l’invitant à se faire lui-même son trou. Aristide ronge son frein pour pas péter la tronche du frangin et attend qu’une occasion se présente. En attendant, il fait sa petite souris à la mairie, écoute et observe tout ce qu’il se passe.
Tout va à peu près se goupiller quand Angèle tombe malade. Elle n’en réchappera pas. Sidonie, la frangine cheloue des deux lascars, qui traîne partout, fait du biz et du ness à droite et à gauche. Sur le lit de mort d’Angèle, elle presse le pas d’Aristide : elle a un plan en béton armé pour sa fortune. Renée, une petite donzelle de richard s’est fait violer. Pas de bol, elle est en cloque et le daron ne supportera pas le déshonneur et veut absolulu la rencarder avec le coupable. Sidonie et Aristide, flairant le bon filon, arrangent le coup et voilà qu’un peu de thune arrive avec la belle Renée.
A force d’écouter les bruits de couloir, Aristide finit par savoir comment va être le futur Paris vs. Haussmann. Il se lance dans l’acquisition et le traficotage pour vendre à prix d’or les futures expropriations. Voilà sa fortune qui se fait.
Renée, quant à elle, se vautre dans le luxe de cette vie qui n’a de sens que la pavane. Son mari n’en à rien à fiche d’elle, si ce n’est de lui sucer la bourse jusqu’à la moelle. Pas grave, elle, va s’enticher du petit Maxime, le fils d’Aristide pour qui c’est la quille de Plassans et essaie de combler son ennui mortel en claquant de la maille (la thune et le frou-frou)

Ce que j’ai aimé : Arf, Emile, je ne sais pas comment tu fais, mais à chaque fois je kiffe m’embarquer dans ta saga familiale.  Tout d’abord, le visage de Paris aujourd’hui doit beaucoup à cette époque et franchement, j’ai eu vraiment eu l’impression d’avoir sorti un casque et un gilet jaune pour me trimballer sur le chantier.
J’adore aussi le côté « tous pourris » jusqu’à la moelle : personne n’est jamais vraiment innocent, tout le monde ne tire les ficelles que pour manœuvrer dans son intérêt. Mafia & co!
Bref, le coquinou d’Emile arrive à bien nous tenir en haleine, bien que dans le luxe, tout ne soit que langueur et volupté.

Ce que je n’ai pas aimé : Au départ, j’étais un peu paumée de ce catapultage parisien. J’en ai un peu plus chié que d’habitude avec les célèbres descriptions de sieur Zola.

Note : 5/5

Nancy

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