Contes choisis – Jacob Grimm et Wilhelm Grimm

 

Contes choisisGenre :  contes
Auteur : Jacob Grimm et Wilhelm Grimm
Année :  1786
Nombre de pages : 240

Résumé : Les frères Grimm ont décidé de recueillir par écrit tous ces histoires de la tradition orale allemande, afin de les faire passer à la postérité. Ici, comme le titre l’indique, on a une compil best of :
De celui qui partit en quête de la peur : tout est dans le titre, un benêt qui n’a peur de rien croit qu’il réussira sa vie s’il découvre ce qu’est la peur. Il deviendra bien sûr roi.
Le fidèle Jean : très attaché à son roi, il devra faire des choses qui ressembleront de très près à de la trahison pour protéger son maître. Heureusement que le roi, qui ne doute jamais de rien, n’hésitera pas à couper la tête de ses bambins pour retrouver son pote.
Les douze frères : ils finissent par avoir une petite soeur. Comme c’est la chouchoute à papa, il n’hésita pas à crever ses fistons pour qu’elle hérite de tout. Heureusement que la gamine ne se laisse pas ravager par le complexe d’Oedipe.
Les trois nains de la forêt : une histoire de marâtre et de demi-soeur connasse qui pourrissent la vie à la gentille héroïne.
Jeannot et Margot : plus communément connus sous le nom d’Hansel et Gretel. Ils se font larguer par les vieux dans la forêt parce qu’il y a rien à bouffer dans la casbah, ils tombent sur une maison faite de sucrerie. Ils ont la dalle, se font capturer par une sorcière qui veut les engraisser pour les bouffer.
Le vaillant petit tailleur : un petit tailleur, qui arrive à buter sept mouches d’un coup, se fait une ceinture portant l’inscription « Sept d’un coup ». L’imagination fertile du reste du monde lui vaudra gloire et fortune.
Cendrillon : je vous fais pas le dessin.
Les sept corbeaux : encore une petite dernière qui devra sauver ses frangins.
Le diable aux trois cheveux d’or : un voyage initiatique d’un petit gars qui devra arracher trois cheveux au diable. Galadriel est plus sympa, elle les donne, elle.
La jeune fille sans mains : encore un daron qui n’hésite pas à couper les mains de sa fille pour échapper au diable. Comment tu veux t’en sortir dans la vie après ça? Heureusement, on est dans un conte.
Les six cygnes (rigolo à prononcer) : le roi, les fistons, la marâtre, la fille qui doit sauver les frangins.
La Belle au bois dormant : là encore, pas de dessin.
Blancheneige :
L’oiseau d’or : encore un voyage initiatique pour récupérer un piaf.
Les deux frères : un riche, un pauvre. La cupidité de l’un fera le malheur et le bonheur de l’autre.
Peau-de-Mille-Bêtes : un roi a une femme super bonasse. Mais elle meurt. Il veut la même mais il n’en trouve pas d’aussi bien. Alors pourquoi ne pas se marier avec sa fille? Heureusement, elle se casse pour aller trouver mieux ailleurs que ce daron chtarbé.
L’alouette chanteuse et danseuse :  une version alternative de la Belle et la Bête.
Jean le Veinard : ou plutôt le boulet. Le mec, à la base, il a un gros lingot d’or pour sept ans de travail. Il ne va rencontrer que des arnaqueurs tout au long de son voyage qui vont le dilapider. Mais il est tellement benêt qu’il ne croira avoir fait que des bonnes affaires.
La gardeuse d’oies : une princesse qui doit se marier avec un roi qui habite loin, sa mère l’envoie en voyage avec une servante qui l’arnaquera pour se faire passer pour la princesse.

Ce que j’ai aimé : c’est du classique, tu peux pas passer à côté dans ta life. Et puis c’est bien de savoir que Disney n’a aucune imagination.

Ce que je n’ai pas aimé : Nan mais WTF? Bon c’est du conte, donc on n’est pas là pour faire dans le vraisemblable, d’accord, mais il y a certains préjugés qui ne trouvent plus leur place dans la société d’aujourd’hui :
– la famille recomposée : ta nouvelle moitié ne sera plus forcément un connard ou une connasse.
– le sacrifice de la progéniture : hormis quelques pages du nouveau détective, aucun parent ne fera du mal à ses gosses, soit pour bouffer soit pour en préférer d’autres.
– la beauté : on ne réussit plus forcément grâce à ses charmes, même si ça peut aider.
– les arnaques : non, si tu te fais arnaquer, c’est un peu tant pis pour ta gueule.
Bref, on est content que le monde évolue quand même. Et j’essaierai de raconter un autre genre d’histoires à mes gosses, ou au moins j’attendrai qu’ils puissent avoir suffisamment de sens critique.

Note : 2/5

Nancy

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