La terre embrasée – La première guerre formique 2 – Orson Scott Card

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laterreembraseeTitre Original : Earth Afire
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, littérature américaine
Auteur : Orson Scott Card
Année :  2013
Nombre de pages : 411

Résumé : Comme dans le précédent opus, on a plusieurs histoires en parallèle sauf que là, les protagonistes se rejoignent pour former au final uniquement deux histoires : les militaires sur Terre et Lem et Victor sur la Lune : d’un côté, les formiques réussissent à larguer trois modules sur terre pour l’invasion et de l’autre le vaisseau reste en attente au dessus de la terre. L’action nous tient tout autant en haleine et on entraperçoit le bout du tunnel avec les formiques. Ce qui est très bon, c’est que les histoires s’entremêlent bien les unes aux autres, aucun détail n’est anodin et lorsque tout se rejoint, on se dit que tout le scénario est mesuré au millimètre. Orson Scott Card nous prouve une fois de plus qu’il ne sait pas écrire de planet opéra mais que sur du space opéra orienté action, il excelle à merveille.

Ce que j’ai aimé : Dans la suite du premier opus, c’est très bon.

Ce que je n’ai pas aimé : Le cycle est en trois tomes et après avoir lu le premier et le deuxième, se rendre compte que le troisième n’est pas traduit nous donne envie de faire un braquage chez l’éditeur pour lui demander la trad.

Note : 4/5

Tristan


Les Chants de la Terre Lointaine – Arthur C. Clarke

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Les Chants de la Terre LointaineTitre Original : The Songs of distant Earth
Genre :
 
roman, science-fiction, hard science, littérature anglaise
Auteur : Arthur C. Clarke
Année :  1986
Nombre de pages : 352

Résumé : La Terre s’auto-détruit aux environs de l’an 3000 et les humains ont eu un millénaire pour se préparer. La science a donc eu quelques trucs à tester pour faire survivre l’humanité. Elle a commencé par envoyer des « vaisseaux-semeurs » sur les planètes potentiellement habitables. Ces vaisseaux contenaient du matériel génétique et des bibliothèques de connaissances, pour recréer une nouvelle humanité. Plusieurs siècles passent, sans pouvoir savoir si ces vaisseaux ont réellement réussi à semer, que l’échéance approche. On construit donc un super vaisseau, le Magellan, pour embarquer la crème de la crème de l’humanité et l’envoyer sur Sagan Deux, une planète viable. Sauf qu’à un moment donné, le vaisseau doit se ravitailler et il lui faut une planète pleine de flotte.
Ils déboulent donc sur Thalassa et là, oh miracle, ils se rendent compte que l’un des vieux vaisseaux semeurs a accompli sa tâche.

Ce que j’ai aimé : Pfiou, d’étranges sensations à la lecture de ce bouquin. Clarke nous transporte dans une nostalgie sans nom. La Terre n’est plus depuis très longtemps, mais tout nous ramène à elle, mais il faut bien continuer à aller de l’avant et vivre. C’est de la nostalgie, mais sans tristesse. Je pense que ce bouquin parlera beaucoup aux déracinés. En plus, les théories scientifiques sont plutôt coolement et habilement menées. Bref, un bouquin qui se tient vraiment bien.

Ce que je n’ai pas aimé : C’était long et court à la fois. Oui, dit comme ça, c’est plutôt bizarre. Long, parce qu’on tourne un peu en rond parfois, que ça en devient pesant. Et court, parce que certaines choses manquent de développement, comme par exemple les Scorps, les créatures sous-marines qu’on commence à découvrir mais qui sont finalement abandonnées. C’est bien dommage, il manquait peu de choses pour en faire un chef-d’œuvre.

Note : 4/5

DianaCagothe


L’attrape-coeurs – J.D. Salinger

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L'attrape-coeursTitre Original : The catcher in the rye
Genre :
 
roman, littérature américaine, jeunesse
Auteur : J.D. Salinger
Année :  1951
Nombre de pages : 384

Résumé : On est en plein dans les années 50, dans l’Amérique d’après guerre. Holden Caufield est un ado, plutôt intelligent mais dont le système scolaire n’est pas fait pour lui. Il se fait renvoyer de son énième lycée quelques jours avant les vacances de Noël. Il vient d’une famille plutôt aisée et a un peu de thunes de côté. Il décide donc de faire une virée à New York, la ville de ses parents, juste avant de rentrer à la maison pour se faire déchirer. Ça tombe bien, comme sa famille a un peu de thunes, il a de quoi survivre ces quelques jours, un peu à l’aise.
Il va donc zoner un peu dans la ville, inspirer un grand coup pour se donner de grands airs et des airs de grand, mais forcément, il va lui arriver des aventures, et quelques bricoles aussi.

Ce que j’ai aimé : Pas grand chose.

Ce que je n’ai pas aimé : Arf, c’est toujours un peu dur de conchier un classique, mais là, je ne me suis pas du tout identifiée au héros. Pourquoi? Parce que c’est un mec? Parce que je ne m’y connais pas assez en culture américaine des années 50? Un style d’écriture horrible, ou qui a très mal en vieilli en tout cas? Je ne sais pas. Mais ça a beau être un tout petit bouquin, j’en ai chié pour le fermer.

Note : 1/5

DianaCagothe


Avertir la terre – La première guerre formique 1 – Orson Scott Card

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avertirlaterreTitre Original : Earth unaware
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, littérature américaine
Auteur : Orson Scott Card
Année :  2013
Nombre de pages : 480

Résumé : Après avoir pleuré à la fin de La stratégie Ender parce que c’était magnifique, je me suis paluché La voix des morts et ai été un peu déçu, du coup, je n’ai pas continué le cycle d’Ender. Bref à ce moment, je me suis dit que cet auteur avait pondu un seul bouquin mythique et que sur le reste, il avait essayé de broder sans succès autour de l’histoire initiale. Et puis bon, par hasard je tombe sur un article qui dit qu’il y a une préquelle à la stratégie Ender et comme j’aime bien être titillé par ce genre de chose, ben j’attaque le bouquin … et je le lis … et j’arrive pas à la refermer, je suis fasciné, je le lis d’une traite.

Le bouquin est découpé en chapitres dont chaque chapitre est centré sur une histoire – elles sont toutes liées bien sûr – avec ses protagonistes : l’histoire d’un groupe de mineurs dans la ceinture de Kuiper, l’histoire d’un groupe de chercheurs qui mettent au point une technique d’extraction de minerai, l’histoire d’une faction militaire sur terre. Le découpage de l’action est simplement magnifique, l’auteur introduit le protagoniste, nous dresse un portrait sensible, un background, de sorte qu’on s’identifie et ensuite il lance l’action, du coup, on est bien dedans et on n’a pas l’impression d’être juste spectateur de loin.

L’idée du scénario est simple : le premier aperçu des formiques et – le titre étant explicite – avertir la terre. Techniquement c’est au point, les techniques d’extraction de minerai sont bien décrites, les vaisseaux spatiaux et machines correctement détaillés, les lieux sont vastes mais pas trop et l’action est continue, on n’a pas de temps mort.

Ce que j’ai aimé : L’écriture est parfaite, elle reflète parfaitement l’action, nous emmène dans l’espace, et nous fait retenir notre souffle jusqu’à la dernière page (le temps d’aller chercher le tome 2).

Ce que je n’ai pas aimé : Rien

Note : 5/5

Tristan


A Rebrousse-temps – Philip K. Dick

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A rebrousse-tempsTitre Original : Counter-Clock World
Genre :
 
roman, science-fiction, uchronie, thriller, littérature américaine
Auteur : Philip K. Dick
Année :  1967
Nombre de pages : 252

Résumé : On est en 1998, et le cours du temps s’est inversé depuis une douzaine d’années : c’est l’effet Hobart, dont on ne connaît pas grand chose. Concrètement, comment ça se passe? Pour fumer une clope, tu prends un mégot dans le cendar, et elle se reconstitue. On accueille quelqu’un avec un « Au revoir » et on le congédie avec un « Bonjour ». On régurgite des plats dans une assiette pour les mettre au frigo puis les ramener au supermarché. A l’inverse, on va au « palais du sogum » pour… je vous laisse deviner. Les hommes s’empoilent le matin pour être présentables. Et le cours de la vie s’inverse aussi, de vieux, on rajeunit, jusqu’à devenir un bébé qui doit réintégrer une matrice. Les morts renaissent aussi à la vie, et des entreprises travaillent à déterrer ces cadavres et à les vendre au plus offrant.
Lors d’une tournée dans un petit cimetière, Sebastian Hermes, un ancien-né qui possède un vitarium, remarque une tombe où la vie ne va pas tarder à ressurgir. La tombe est un peu plus imposante que les autres, avec pour mention le nom de Thomas Peak. Après quelques recherches, il s’avère que l’Anarque a été un prophète en son temps, et que sa résurrection va déchaîner les passions et attirer les convoitises, voire sa mort va être franchement souhaitée. Que faire? Attendre qu’il finisse de revenir à la vie ou le sortir de là?

Ce que j’ai aimé : Le héros du bouquin, c’est ce temps qui repart à l’envers. C’est carrément flippant, voire horrible. C’est mon premier Philip K. Dick, et il a fallu que je m’accroche pour ne pas tomber à la renverse. Il nous raconte des choses, mais le plus intéressant est tout ce qu’on imagine à côté. Vraiment formidable. Merci à Madame Zinzin, pour cette lecture qui n’arrête pas de tourner en boucle dans mon cerveau, je ne verrai plus jamais le monde de la même manière ^^.

Ce que je n’ai pas aimé : Le côté thriller n’est pas le plus intéressant finalement, j’aurais aimé qu’il axe encore plus sur cet univers au temps inversé.

Note : 4/5

DianaCagothe