Kevin le révolté – Torey L. Hayden

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Kevin le révoltéTitre Original : Murphy’s Boy
Genre :
 
biographie, littérature américaine
Auteur : Torey L. Hayden
Année :  1983
Nombre de pages : 350

Résumé : J’étais tellement pressée de tester la Kobo que m’a prêtée Kwaite, que, lorsque j’ai ouvert mon Calibre, j’ai pris l’option « livre au hasard ». Le titre m’a laissée un peu pantoise, mais, pour toi, lectorat, tu sais bien que je n’en suis pas à un crash-test près.
Ca pue l’histoire vraie, comme on les aime dans le Nouveau Détective ou Confessions Intimes. Kevin (à ne pas confondre avec Kévina), c’est un gras de 15 ans dont on n’a jamais entendu le son de la voix, même quand il se cogne la tête aux tables sous lesquelles il aime planquer (tu parles d’un révolté!) Trimballé d’institution en institution, les bouts de son histoire se sont perdus dans les méandres administratifs.
Torey, la psychologue, spécialisée dans le mutisme des enfants, déboule là-dedans. Pour elle, gros défi, elle n’a bossé qu’avec des gosses bien avant leur puberté. En plus, on ne sait pas vraiment ce qui est arrivé au gamin et si ses cordes vocales ne pas tout simplement abîmées. Sans plus spoiler, le bouquin raconte les deux ans et demi de thérapie qui vont suivre, les progrès et les rechutes de Kévin, et l’engagement personnel de la psy.

Ce que j’ai aimé : Amateurs de rubriques « C’est arrivé près de chez vous », ce livre est pour vous. On se laisse forcément embringuer dans la lecture, on a envie de savoir ce qui va se passer, et puis ça ressemble tellement à de la real TV, que quelle que soit la qualité, on scotche comme une moule à son rocher.

Ce que je n’ai pas aimé : Ah les ricains, ils sont tout pleins d’une apparente mignonceté. Hélas, ce livre  n’échappe pas aux bons sentiments, omniprésents. L’écriture ressemble tellement à un scénario de téléfilm de l’après-midi sur M6! Réservé donc à feu la ménagère de moins de cinquante ans

Note : 3/5

Plumpy Trash


Iron Man, mon voyage au paradis et en enfer avec Black Sabbath – Tony Iommi

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IRON MAN Mon voyage au Paradis et en Enfer avec Black SabbathTitre Original : Iron Man: My Journey Through Heaven and Hell with Black Sabbath
Genre :
 
biographie, littérature anglaise
Auteur : Tony Iommi
Année :  2011
Nombre de pages : 480

Résumé : Pour le commun des mortels, Black Sabbath, ça dit vaguement quelque chose, peut-être une musique vaguement sataniste et démoniaque. Si on vous parle de son membre, le plus célèbre, Ozzy Osbourne, tout de suite, il y a une petite lueur dans le regard : la drogue et la déchéance, c’est moche, mais on adore en rigoler devant sa real TV avec sa famille hystérique.
Tout de suite, on va remettre les choses en place, ici, on est dans le putain de mythique. Iommi, c’est le gratteux historique et unique membre permanent du groupe. C’est lui qui a tout révolutionné, et ça tient à peu de choses. Tony, il grandit dans une baraque miteuse anglaise : un peu rebelle, d’une famille italienne qui fait de l’accordéon à l’occase, pas très studieux et amoureux de la gratte. Il se consacre à sa passion et commence même à avoir un petit succès, au point de se faire engager dans un groupe qui tourne en Europe. Il va donc falloir lâcher son job à l’usine. Un midi, en revenant bouffer à la maison, il annonce à sa daronne que pour lui c’est fini cette vie. Elle, pleine de principes, lui intime de finir sa journée de travail.
Et là, on rentre dans la fuckin’ légende, qui tient vraiment à peu de choses et à beaucoup. Parce que ce jour là, Tony, il est pas à son poste habituel, il a la tête pleine de rêves de rockstaritude, et plus que quelques heures à tirer. Et Paf le chien, euh enfin le Tony : accident du travail et deux phalanges en moins. Pour un gratteux, autant vous dire qu’à côté, l’histoire de Perrette et le pot au lait, ça fait figure d’histoire drôle. Fin du monde, apocalypse cataclysmique, appelle ça comme tu veux mon pote, c’est la fin des haricots. Jusqu’à ce qu’on lui fasse écouter du Django, qui lui aussi avait des bouts de paluche en moins. Tony, alors, se bricole des espèces de prothèses qu’il utilise encore aujourd’hui, faites de bouchons de bouteille de liquide vaisselle et de bouts d’une vieille veste en cuir élimée. Et puis, il cherche à poser ses accords d’une manière suffisamment confortable pour pas trop souffrir. Et PAF DANS TA TRONCHE DE CAKE, il fait des accords bien gras qui sonnent trop cool : sans le faire exprès, il a ressorti le Triton. Si tu connais pas, ou juste pour le plaisir de la culturitude, écoute vraiment leur premier album, ça dure que quarante minutes :

Bon, mais tout ça c’est que le début de l’histoire. Tony nous raconte comment c’est dur de devenir rock star, puis de redevenir has been, de toujours devoir être inspiré. Mais aussi comment c’est trop bien la drogue (enfin SAYMAL mais ça fait passer quand même de bons moments). Black Sab’, par moments, ça part bien en couille, ça change plein de fois de compo. Mais il faut que je te parle aussi de Ronnie James Dio, autre chanteur charismatique du groupe. Toi, commun des mortels, tu le connais surtout pour ça, parce que c’est lui qui chante :

Moi, à la base, j’étais grande fana de la période Ozzy et le reste bof bof. Mais mon mec, métalleux à licornes et paillettes dans l’âme, m’a promené au Hellfest justement pendant la période Heaven & Hell. Le paradis et l’enfer, c’est le grand délire de Dio, mais c’est aussi le nom d’un de leurs grands tubes et du merveilleux album éponyme :

Alors, la vieillesse venant, Dio, Tony et les autres ont eu envie de jammer ensemble, mais envie de changer un peu de Black Sabbath mais pas trop. Ils ont fait un album du tonnerre et une tournée. Et c’est là qu’on en revient au Hellfest. On est allés les voir, parce que bon, des mythes, ça se rate pas. Je te raconte pas ce que je me suis pris dans la tronche : le Ronnie, il a tellement de coffre et une si jolie voix que toutes tes cordes sensibles se mettent à branler. J’ai chialé du début à la fin, trop d’émotions. Le mythe, je l’ai vécu, et ça, ça n’a pas de prix.

Iron Man

Ce que j’ai aimé : Quand on a une vie fantastique, c’est assez normal que la bio soit fantastique. Mais avoir le point de vue de l’intérieur d’un groupe, c’est assez rare. Iommi nous livre un document qui n’est pas seulement à destination de la fanbase, mais de tous. Ses aventures sont racontées de manière humble, où il n’a pas toujours forcément le beau rôle, au contraire. C’est bourré d’humour et de bons moments, on n’en décroche pas.

Ce que je n’ai pas aimé : Rien.

Note : 5/5

Plumpy Trash


Une place à prendre – J.K. Rowling

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Une place à prendreTitre Original : Casual Vacancy
Genre :
 
roman, drame, littérature anglaise
Auteur : J.K. Rowling
Année :  2012
Nombre de pages : 680

Résumé :Oui, pas encore d’Harry Sanctu le pottier dans nos chiottes. Pas que je ne les aie pas lu, plutôt que je n’ai pas (encore) la foi de les relire pour vous. Mais bon, fallait bien voir ce que ça donnait cette best-selleuse en dehors de Poudlard.
Ça se passe toujours chez les brittons dans une petite bourgade où ça sent bon le pognon, le commérage et la bienséance. Le roman commence par la rupture d’anévrisme du conseiller paroissial Fairbrother : son nom de famille parle de lui même. C’était le gars parfait, qui vient de la cité pauvre d’à côté, et qui s’en enrichi, tout en étant le pote de tout le monde, charisme +12 même sans Loréliane.
Forcément, dans le bled, à sa mort, même si tout le monde sent bien qu’il est assez irremplaçable, les morpions commencent à démanger tous les slips pour prendre sa place au Conseil. V’là la gloire, tu me diras, mais eux, ça les excite tous plus que Pamela dans son maillot de bain rouge. J.K. à un moment nous parle d’une « bonde humaine » en parlant de l’épicier, mais je crois que ça résume assez bien les personnages. Ils ont tous un côté vil pour tisser cette « intrigue locale et sybilline« , autant les parents que les gamins. 

Ce que j’ai aimé : Ca se lit vite, c’est accessible à toutes générations. J’aime bien également le côté voyeur de ce type de huis-presque-clos. Et puis, ça m’a beaucoup mais alors beaucoup fait penser à un de mes films cultes, Hot Fuzz, l’humour en moins.

Ce que je n’ai pas aimé : Mais c’est quoi cette couverture hyper cheum? Nan, mais sérieux, c’est juste pas possible. Et puis, le livre pèse un âne mort! J’aurais apprécié que l’éditeur choisisse une police un peu plus petite pour en faire un bouquin transportable (sans treuil nécessaire évidemment).

Note : 5/5

Plumpy Trash


Tuer le père – Amélie Nothomb

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Tuer le pèreGenre :  roman, littérature française
Auteur : Amélie Nothomb
Année :  2011
Nombre de pages : 151

Résumé : Amélie, c’est une coquinette, mais ça on le savait déjà. Bon, là, elle se balade dans un casino (pas la supérette, le vrai de vrai où tu peux faire ta Rich Bitch. Elle se retrouve en pleine pistolétade entre Joe et Norman. Le premier est le fils adoptif du second, mais entre eux, c’est un peu « Battle for Poneyland« . Joe, grandit dans une caravane avec sa mère, sans père. Il se consacre à la magie et devient même sacrément bon.
Il se casse à l’âge de 15 ans pour rompre le cordon ombilical avec la vieille et tenter sa chance dans le grand monde de Reno. On lui conseille d’aller voir le grand Norman, qui est le best of the best. Il se tape si bien l’incruste chez celui qui ne veut même pas de lui qu’il finit par devenir un peu plus que le fils spirituel.
Mais grand adolescent devant l’éternel, il tombe amoureux de la compagne de Norman, Cristina, jongleuse de feu, qui ne vit que pour le festival de Burning Man et s’entraîne à longueur d’année. Comme toi, lecteur, qui n’est pas né de la dernière pluie, tu te doutes bien avec tout ça, que ça va foutre le bordel chez les amoureux, quoiqu’il arrive.

Ce que j’ai aimé : Pour une fois, on n’est pas dans l’autobiographie de Nothomb! Comme d’hab avec elle, ça se lit super vite, c’est fluide.

Ce que je n’ai pas aimé : Ca n’en restera pas moins un roman vite oubliable.

Note : 4/5

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Conditionnés pour trop manger – Brian Wansink

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Conditionnés pour trop mangerTitre Original : Mindless Eating: Why We Eat More Than We Think
Genre :
 
essai
Auteur : Brian Wansink
Année :  2009
Nombre de pages : 256

Résumé : Pour être franche, la nourriture est une de mes principales angoisses dans la vie. Je ne vais pas rentrer dans les détails mais bon, je pense que je suis passée par toutes les phases pathologiques que l’on puisse connaître et ce, depuis qu’on m’a fait faire mon premier régime à l’âge de 18 mois. Alors, quand ma consœur feu Plumpy Chic formerly known as La Poudre Aux Yeux m’a tendu cet ouvrage, je l’ai regardé d’un oeil torve. La bouffe, ça l’intéresse à tendance elle surkiffe. Moi, j’en m’en contrefiche à tendance ça peut me foutre plus les jetons que tout ce qui concerne le Malin.Mais étant un peu moi-même la femme qui tombe à pic, qui vient de loin et qui n’a peur de rien, pour toi, public, je me suis jetée à corps perdu dans cette brochette de macarons de couverture.
L’auteur, chercheur qui connaît bien son sujet et qui n’a d’a priori pour personne, pas même les vilains géants de l’industrie alimentaire, nous raconte comment nous sommes infoutus, passé l’âge de 3 ans, de déterminer quelle est la bonne portion alimentaire pour nous.
Nous prenons environ 200 décisions alimentaires par jour : épuisant, n’est-ce pas? Et consciemment ou pas, dans tous ces choix, des tas de facteurs extérieurs viennent influencer notre jugement : une étiquette ou une mention, une forme de verre ou une taille d’assiette, une idée reçue ou un réflexe conditionné sont des tas de choses qui interviennent pour influencer notre jugement.
Si « manger bien » est un objectif plutôt utopique, commençons déjà par manger mieux et les vaches seront bien gardées. Et faisons les choses petit à petit, comme le corback qui fait son nid.

Ce que j’ai aimé : « Peu importe que vous considériez [les entreprises agro-alimentaires] comme d’affreux pourvoyeurs de malbouffe ou comme les bons Samaritains de la diététique. […] Premièrement, elles se moquent que vous mangiez leurs produits ou non, du moment que vous continuez à les acheter. Deuxièmement, elles cherchent à faire du bénéfice. Ou inversement. » Ben voilà, que de la bonne vérité et de l’ouverture de conscience dans ta face. En plus, c’est vraiment bien rédigé, pas ennuyeux pour un sou, et plein de bon sens.

Ce que je n’ai pas aimé : Rien, merci Caro!

Note : 5/5

Plumpy Trash