Aux mains de l’ennemi Tome 2 – Honor Harrington 7 – David Weber

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auxmainsdelennemitome2Titre Original : In enemy hands
Genre :
 
roman, science-fiction, space opéra, militaire
Auteur : David Weber
Année :  1996
Nombre de pages : 288

Résumé : Après avoir lu un numéro précédent dénué d’intérêt, j’ai quand même attaqué ce volume tout en étant quand même circonspect quand à son issue. L’histoire démarre lentement – A ce sujet, je remarque que plus le cycle avance, plus l’action met du temps à arriver – et on a enfin droit à du grand art : Honor et son équipage sont emprisonnés dans un vaisseau ennemi, Honor est très malmenée par ses geôliers, les souffrances infligées à nos Manticoriens adorés nous prennent à la gorge et bien sûr, on aura le droit à une fin magistrale qui nous laissera bouche bée en refermant le livre.

Honor mal en point, humiliée, fragile, réduite psychologiquement et ne maîtrisant plus son destin est une situation qui ne nous avait pas encore été contée par David Weber. Il montre une facette de notre héroïne préférée que nous ne connaissions pas et surtout met en avant un immense dévouement de son équipage pour elle. On a envie d’ailleurs d’en faire partie et on vit un grand moment d’émotion dans une action qui retient notre souffle.

Merci à l’auteur pour ce grand moment, je fais tout de même une pause dans le cycle, le numéro suivant fait plus de 900 pages, ce qui laisse présager de longs et douloureux moments d’inaction à l’instar de Aux mains de l’ennemi Tome 1.

Ce que j’ai aimé : Une facette fragile d’Honor que nous ne connaissions pas et une action magistrale.

Ce que je n’ai pas aimé : Devoir enfiler un mauvais tome 1 pour avoir le droit de lire le tome 2.

Note : 4/5

Tristan


Le Bréviaire du Crime – Ange Bastiani

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Le Bréviaire du CrimeGenre :  encyclopédie, polar, nouvelles
Auteur : Ange Bastiani
Année :  1968
Nombre de pages : 443

Résumé : Encore un O.L.N.I (le L. c’est pour « littéraire », au cas où) dans notre petit WC adoré. Je vous avoue que le titre est alléchant, mais le contenu plus encore.
Allez, qui n’a pas eu ses petites envies de meurtre, à l’occase, parce que le conjoint, le patron, le boucher (rayez la mention inutile) nous font chier la bite.
Ange Bastiani, nous a fait un petit listing alphabétique de toutes les manières, des plus banales aux plus originales, de se débarrasser de l’objet du conflit. Alors, on a les bonnes vieilles méthodes traditionnelles, comme l’empoisonnement, mais aussi des originales, comme le bain, aux plus farfelues pour les pratiquants de sorcellerie et autres joyeusetés.
Parce que le meurtre, ce n’est pas que le crime en lui-même, mais aussi que faire du colis encombrant restant? Rassurez-vous, l’auteur vous guidera aussi sans problème là-dessus.
Ange Bastiani a fait un énorme travail de recherche pour nous raconter des méthodes utilisées dans des crimes réels, mais aussi de grands crimes de la littérature. Et puis, parce qu’il faut se détendre parfois, la méthode est jalonnée de quelques nouvelles, qui restent dans le thème, bien sûr, mais qui vous distrairont de vos projets machiavéliques.

Ce que j’ai aimé : Je ne suis pas une grande amatrice de romans noirs, mais quand on me l’a offert, j’ai sauté de joie. Ce bouquin est tout simplement génial : d’une part, son style littéraire rétro (c’est une réédition) nous plonge dans une ambiance d’Agatha Christie et d’Audiard à la fois.
Les nouvelles cassent aussi le côté académique du guide pratique, et ça fait du bien.
Encore une fois, il s’agit d’un bouquin idéal pour vos latrines, à lire d’une traite ou à feuilleter au fil des pages. Et puis, bien mis en évidence, ce livre saura aviser vos convives que vous êtes quelqu’un sur qui on peut compter.

Ce que je n’ai pas aimé : Quelques répétitions parfois.

NDLR : Merci aux mecs de La Bicoque pour ce somptueux cadeau d’anniv’!

Note : 4/5

Nancy


Moi, Zlatan Ibrahimovic – David Lagercrantz

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Moi, Zlatan IbrahimovicTitre Original :  Jar Ar Zlatan Ibrahimovic
Genre :
 
biographie
Auteur : David Lagercrantz
Année :  2013
Nombre de pages : 280

Résumé : De ses débuts à Rosengard, quartier difficile de Malmö (Suède) aux plus grands clubs européens, la biographie nous entraine dans les coulisses de cet homme « extraordinaire » qu’est Zlatan Ibrahimovic.
Lorsque Zlatan a décidé d’écrire sa vie, il a regardé quels étaient les meilleurs biographes. Je suis le meilleur alors je dois choisir le meilleur avouera-t-il au moment de la sortie du livre. C’est donc le célèbre David Lagercrantz qui a réalisé ce travail.
Véritable star dans son pays, Zlatan est un personnage haut en couleur qui est connu par les fans de foot mais aussi et surtout par les non-initiés. On le dit arrogant, égocentrique, grande gueule mais sa personnalité est bien plus profonde.
On comprend les passages de sa vie qui ont construit l’homme qu’il est aujourd’hui. « Pour bien jouer, il faut être fou. Pour être bon, il faut se sentir en colère ».
Sa colère justement il la puise de son enfance douloureuse. Il a toujours dû compenser ses frasques par un niveau sportif excellent. Quand un journaliste lui demande quel est son joueur préféré : il répond sans hésitation « Zlatan ».
Nous découvrons son parcours dans les différents clubs qu’il a occupé par le passé jusqu’à son transfert retentissant au PSG. Les choix, les rendez-vous manqués, les rencontres qui ont jalonné sa carrière sont très bien expliquées dans le livre.
Les 280 pages du livre se dévorent avec un grand intérêt. Le livre est vraiment très bien écrit, mêlant anecdotes distillées par Zlatan et un récit bien organisé où l’on ne s’ennuie jamais.
Habituellement, je ne suis pas un grand fan des biographies mais en l’occurrence je conseille vraiment ce livre aux fans de sport qui prendront plus rapidement la mesure des entraîneurs, joueurs qui sont mentionnés dans le livre.

Ce que j’ai aimé : J’ai vraiment aimé ce livre pour plusieurs raisons :
– la personnalité de Zlatan qui est vraiment sans commune mesure et qui suscite beaucoup d’intérêt,
– la très bonne écriture de la part de  David Lagercrantz.

Ce que je n’ai pas aimé : Le manque de détail de certaines situations, on ne connait pas les résultats sportifs de certaines saisons. Parfois seules les situations le mettant en lumières sont décrites. Comme tout le monde, il a dû subir des échecs. De mon point de vue, une biographie décrit TOUTE la vie et non pas les morceaux choisis.

Note : 4/5

coureurdudimanche


Côté Cour – Leandro Ávalos Blacha

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Côté CourTitre Original : Medianera
Genre :
 
roman, nouvelles, fantastique
Auteur : Leandro Ávalos Blacha
Année :  2011
Nombre de pages : 153

Résumé : Il n’y a pas si longtemps que ça, je vous avais fait partager ma lecture d’un roman complètement chtarbé que j’avais adoré. Alors, quand j’ai trouvé une autre œuvre du même auteur, autant vous dire que je me suis carrément jetée dessus.
Alors, c’est à  la fois un recueil de nouvelles, puisqu’on y suit les vies de personnages différents, et à la fois un roman, puisque toutes ont l’air de se passer à la même époque (contemporaine?) et surtout dans le même quartier : certains personnages principaux d’une nouvelle en traverseront une autre. Dans ce quartier, il y a une antenne de la société de téléphonie Phonemark, qui est opérateur téléphonique, mais un peu plus que ça aussi. Les usagers doivent envoyer un quota d’appels et SMS sinon ça les fait flipper. Ils se savent surveillés par l’antenne qui est capable de raser leur maison, mais aussi faire des trucs un peu fous (comme faire des spectacles en donnant vie à une poupée abandonnée).
Mais Phonemark, ça n’est pas que de la téléphonie, c’est une société qui gère le placement des prisonniers. Et ici, les prisonniers sont placés chez les particuliers, à eux d’en faire la surveillance. Chaque nouvelle nous plonge dans une maison du quartier, et nous raconte comment se passe la vie avec son prisonnier, ou nous raconte une histoire d’habitants, toujours avec Phonemark en fond visuel.

Ce que j’ai aimé : Comme le précédent roman, j’ai adoré! L’auteur nous plonge dans des histoires complètement loufoques, mais on y plonge de bon cœur. Ce livre a également plusieurs degrés de lecture, ce qui me laisse supposer que j’y remettrai le nez dedans dans pas trop longtemps. Et puis bon, on a critique de notre société qui est carrément audacieuse. Le petit plus que j’ai adoré, c’est la playlist que nous propose l’auteur pour accompagner la lecture. Ca c’est une idée qu’elle bonne!

Ce que je n’ai pas aimé : Trop, mais alors vraiment trop court!

Note : 4/5

Nancy


Anna Karénine – Léo Tolstoï

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Anna KarénineTitre Original : Анна Каренина
Genre :
 
roman, classique, littérature russe
Auteur : Léo Tolstoï
Année :  1885
Nombre de pages : 1032

Résumé : Attention pavé dans la mare, sploutch! Comme je vous le racontais précédemment, l’été est propice à la bonne vieille saga. J’ai donc sorti le cadeau de Naël de mon cher Kwaite de sous les fagots.
Alors, même si le titre évoque un personnage principal, il s’agit de l’histoire de 3,5 couples. D’abord, la petite Kitty, amoureuse de Lévine depuis toujours, elle se laisse séduire par le beau Vronskï, qui tombe amoureux d’Anna Karénine, qui est la soeur d’Oblonski qui est le mari de Dolly, qui elle-même est la soeur de Kitty. C’est bon, t’as tout pigé?
En fait, on est le tableau typique de la Russie au XIXe. Anna, la femme adultère qui décide de laisser mari et fils pour partir avec son amant fait scandale. Le monde la rejette, mais elle assume sa passion, bien que cela implique la souffrance de la séparation avec son fils adoré. Cette passion, et la peur de perdre Vronskï, pour qui elle a tout quitté vont la ronger.
Son frère, Oblonskï, c’est vraiment un bon gars bien sympatoche. Ils forment un joli couple avec Dolly et ils ont moult enfants. Le problème, c’est qu’il aime vivre la grande vie, au-dessus de ses moyens, et tremper son biscuit à droite et à gauche. Ce qui a le don d’agacer Dolly.
La petite soeur de cette dernière, Kitty, aime Lévine, mais c’est un homme mur, campagnard, attaché à la terre et qui aime tergiverser. Elle refuse sa demande en mariage, mais s’en mordra les doigts. Lévine est le deuxième personnage principal du roman : à travers lui, Tolstoï nous raconte la vie paysanne de l’époque.

Ce que j’ai aimé : Pfiou, je ne l’ai pas lâché une seule seconde. J’ai été fascinée par cette saga où les personnages sont attachants et Tolstoï réussit vraiment à nous faire ressentir leurs émotions, j’ai eu parfois envie de pleurer et quelquefois j’ai même éclaté de rire. On veut toujours savoir ce qui va leur arriver et ça n’a pas vieilli d’un pouce, sinon quelques concepts désuets, notamment sur les droits des femmes.

Ce que je n’ai pas aimé : Un poil long peut-être. Mais on lui pardonne.

NDLR : Merci Kwaite pour ce somptueux cadeau de Noël, mais toi qui me trouvais des points en commun, j’ai quand même bien fait d’attendre d’aller un peu mieux avant de le lire. 😉

Note : 4/5

Nancy