La Femme Parfaite Est Une Connasse – Anne-Sophie Girard et Marie-Aldine Girard

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la femme parfaite est une connasseGenre :  essai, humour, littérature française
Auteur : Anne-Sophie Girard, Marie-Aldine Girard
Année :  2013
Nombre de pages : 159

Résumé : C’est Ze best-seller de l’année 2013, tu n’as pas pu passer à côté. Le petit guide de survie pour les femmes « normales » est un recueil de phrases et de petits conseils ayant pour but de décomplexer la majorité d’entre nous, les filles, de nous apprendre à gérer des situations, des petits tests pour comprendre qui on est.

Ce que j’ai aimé : Ça se lit en 30 min chrono. Sinon, j’ai souri quelques fois, parfois, deux fois. (Tu as vu comment j’essaie de trouver des points positifs, mais que je n’y arrive pas trop)

Ce que je n’ai pas aimé : Justement ce temps de lecture, qui tout de suite, te dit que tu viens de te faire voler cinq euros de manière honteuse. Bon, je vous le dis, moi, rien que le titre, je sentais que j’allais le déchirer. Nan, parce que bon, sous couvert de décomplexer, on monte encore un peu les femmes les unes contre les autres, ou au moins, on véhicule le cliché qu’on se jalouse toutes secrètement et que notre but, c’est de nous crêper le chignon.
Alors, ouais, je sais, c’est de l’humour, sa ka wigoler, toussa toussa.
Comme je t’ai dit, j’ai souri deux fois, mais pour le reste, j’ai vraiment eu de la peine plus que de la colère. Bridget Jones abordait les problèmes de la femme active, célibataire, un peu mal dans sa peau de manière plus intelligente. Ici, on ne te renvoie qu’à ta propre culpabilité : page 96, la phrase « Une fille qui ne grossit pas, c’est une fille qui ne mange pas » est répétée 18 fois. On te culpabise si « tes yeux sentent le cul », comme dirait l’autre, puisque tu es forcément une chagasse.
Ce serait donc moi qui suis trop vieille pour ces conneries? Bien qu’étant la cible du produit, je n’ai pas ri, parce que je ne me suis pas identifiée sur les situations ou problématiques traitées, parce que je ne les ai plus rencontrées depuis l’âge d’environ 13 et demi.
Bref, une lecture très dispensable, qui au lieu de faire rire, en met un coup dans la gueule au féminisme. Pour aller plus loin et éviter de jeter 5 euros par la fenêtre (ou alors faites-le pour de vrai, ça fera au moins plaisir à celui qui trouvera le bifton), je vous invite à lire la revue faite par Slate. Et je partage avec vous les propos d’une femme parfaite (ou qui pour moi s’en rapproche beaucoup) qui n’est pas une connasse, oh non, Juliette Dragon : je préfèrerais qu’on véhicule ce genre de discours plutôt que celui des soeurs Girard, notamment à partir de 2min11.

NDLR : Merci à Corine pour le prêt du livre et désolée pour tes 5 euros 😉

Note : 1/5

DianaCagothe


Le Mage – Chroniques de Krondor 2 – Raymond E. Feist

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le mageTitre Original : The Riftwar : Master
Genre :
 
roman, fantasy, littérature américaine
Auteur : Raymond E. Feist
Année :  1999
Nombre de pages : 508

Résumé : Quatre ans se sont écoulés depuis que nous avons quitté Pug. Il a été capturé par les Tsuranni et est devenu esclave sur leurs terres, de l’autre côté de la faille. Tomas, de son côté, a vécu avec les nains et les elfes, avec sa puissante armure blanc et or, qui l’épuise par tant de pouvoirs. Du côté de Crydee, tout le monde est à droite et à gauche, guerre oblige. Le roi est un peu fou, et en plus de la guerre épuisante avec les Tsuranni, la guerre civile Midkemianne menace.
Dans ce tome, les personnages grandissent et se développent, deviennent moins manichéens, la guerre n’étant pas toujours une affaire très très propre. On fait vraiment connaissance avec les Tsuranni, puisqu’une bonne partie de l’intrigue se passe chez eux : leur culture, leurs systèmes de castes et leur sens de l’honneur, comment fonctionne la magie chez eux. On en apprend également plus sur les failles entre les différents mondes et leurs origines.

Ce que j’ai aimé : Franchement, encore un gros pavasse qui est passé tout seul, même si en ce moment, je suis dans une période de « basse consommation ». Le 1er tome, qui était vraiment un peu trop facile et estampillé jeunesse, quoique j’aie bien aimé, laisse ici place à un deuxième tome avec un peu plus de rebondissements (quoique souvent attendus). Les personnages ont vraiment mûri et donc l’auteur leur a fait prendre plus de profondeur, ce qui n’est pas désagréable.
Même s’il laisse la voie ouverte pour une suite, ce tome s’achève avec une vraie fin. Pour ceux qui auraient la flemme d’aller voir plus loin… C’est assez rare pour être souligné, même si je bouderai pas mon plaisir en entamant le tome 3, évidemment.

Ce que je n’ai pas aimé : Tout ce petit monde est parfois un peu trop lisse et un peu propret, fidèle à ses convictions, et proprice aux happy ends. Mais bon, c’est dans la plus pure tradition fantasyesque, des histoires de chevaliers, de princesses, d’elfes, de nains et de dragons…

NDLR: encore merci La Bicoque

Note : 4/5

DianaCagothe


3096 jours – Natascha Kampusch

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3096 joursTitre Original : 3096 tage
Genre :
 
biographie, littérature autrichienne
Auteur : Natascha Kampusch
Année :  2010
Nombre de pages : 300

Résumé : Natascha est une petite fille presque comme les autres. Pas très bien dans sa peau à l’aube de son adolescence, qui tente de survivre avec le divorce de ses parents, un peu à côté de la plaque. Elle aime à se réfugier chez sa grand-mère, un repère pour elle. On est en Autriche, en 1998. L’Europe commence à être pas mal secouée par les rapts d’enfants et les histoires pédophiles. Les gamins sont sur-informés et briefés de ce qu’ils doivent faire et comment réagir. Malgré cela, la petite Natascha arrive à convaincre sa mère de la laisser aller à l’école seule, pour ne pas avoir « la honte ».
Et bim, ce premier jour, alors qu’elle doit emprunter une rue un peu déserte, elle voit une fourgonnette blanche avec un homme devant. Elle repense à toutes ces histoires d’enfants disparus. Mais elle se dit qu’elle psychote sans doute un peu. Pas de chance, c’est bien son heure qui a sonné.
Natascha va donc nous raconter dans ce livre sa captivité, dans un petit réduit de 6m² caché au fond du sous-sol derrière un coffre-fort, puis dans la maison de Wolfgang Priklopil quand il la laisse ressortir de temps en temps. Une étrange relation va se nouer entre les deux. Et puis, au bout de 3096 jours, Natascha parvient à lui échapper.

Ce que j’ai aimé : Natascha nous raconte ici un récit captivant. En effet, de cette génération d’enfants disparus, peu ont survécu à leurs ravisseurs. Elle nous raconte d’une manière assez lucide que leur relation est autre chose que le vilain pervers et la pauvre petite fille. C’est assez bouleversant et ça fait du bien, ce n’est pas qu’une histoire de gentils et de méchants.
D’autre part, on a le droit à chaque fin de chapitre à des QR codes qui nous renvoient vers des documents de l’affaire.

Ce que je n’ai pas aimé : Justement, ces QR codes, parlons-en. C’est une super initiative, mais il aurait fallu faire un site qui s’affiche un peu mieux sur smartphone. Et ce n’est pas du tout du tout user friendly pour naviguer dessus, les photos s’affichent en tout petit, par exemple. En ce qui concerne la qualité des documents, je trouve qu’on s’est un peu foutu de notre gueule, quelques pauvres photos, des vidéos de mauvaise qualité, en allemand et sans intérêt. Bref, c’était une bonne idée, mais qui a été bâclée…

Note : 3/5

Nancy


3001 : L’Odyssée finale – Les Odyssées de l’Espace 4 – Arthur C. Clarke

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3001 L'odyssée finaleTitre Original : 3001 : The Final Odyssee
Genre :
 
roman, science-fiction, littérature anglaise
Auteur : Arhur C. Clarke
Année :  1997
Nombre de pages : 315

Résumé : Après un premier et deuxième volets très bons, un troisième volet plutôt nul, j’attendais impatiemment de voir comment Clarke allait se dépatouiller pour terminer cette odyssée.
A la dérive, dans les confins du système solaire, dans la ceinture de Kuiper, on repêche le corps en hibernation de Frank Poole. Si tu as oublié, c’est le mec qui dérivait dans l’espace depuis que Hal avait pété les plombs. Comme la vie est bien faite, et comme avec la science-fiction on peut te faire avaler (presque) n’importe quoi, on le ramène à la vie mille ans plus tard. Forcément, le gars « constituait une pièce de musée d’une valeur inestimable ». Il est donc choyé par ses contemporains et est un peu en décalage : « il fut flatté de découvrir à quel point ils connaissaient bien l’histoire de Discovery, devenue un grand classique de l’Âge de l’espace. Elle représentait pour eux ce qu’une saga viking pouvait représenter à ses yeux, et il ne pouvait s’empêcher de songer que lui-même se tenait à mi-chemin entre l’époque du Goliath et celle où les premiers navires traversaient l’océan Atlantique. »
Comme il apprend que David Bowman continue à se manifester de temps, il décide d’aller sur Europe malgré l’interdiction pour prendre contact avec lui. Poole va essayer de comprendre ce qu’il se cache derrière les monolithes et comprendre quel est leur but.

Ce que j’ai aimé : Le clin d’oeil à Susan Calvin, la robopsychologue. Sinon, comme dans tous les tomes de ces Odyssées, Clarke est très fort pour nous faire voyager dans le système solaire. On en devient presque des passionnés d’astronomie.

Ce que je n’ai pas aimé : Ben là encore, mes espoirs sont bien déçus sur ce final. Il nous ramène un personnage qu’on avait presque oublié, et donc passe la première moitié du roman à l’adapter à cette société du quatrième millénaire : on s’en fout, que de temps perdu qui ne fait pas avancer l’intrigue. Heywood Floyd, qu’on attendait impatiemment comme fil conducteur, est complètement zappé. Le cycle entier a eu beau être écrit sur trente ans, j’ai l’impression que Clarke ne s’est pas relu avant d’entamer les suivants. Et puis bon, encore une fin qui ne rime à rien, un peu sortie de sous le chapeau. Et puis bon, il s’attendait sûrement à ce que ce soit porté sur le grand écran, car le final est plus digne des studios hollywoodiens : on pète tout et advienne que pourra.

Note : 2/5

DianaCagothe


2061 : Odyssée Trois – Les Odyssées de l’Espace 3 – Arthur C. Clarke

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2061 Odyssée TroisTitre Original : 2061 : Odyssey Three
Genre :
 
roman, science-fiction, littérature anglaise
Auteur : Arthur C. Clarke
Année :  1989
Nombre de pages : 252

Résumé : Si tu n’as pas lu les deux premiers volumes, ici et , c’est sûr que je vais te faire un minimum de spoil. Maintenant que tu es prévenu, tu peux passer ton chemin, il est encore temps, à la prochaine ligne, ce ne sera plus possible.

Quand on a quitté le Leonov en 2010, le vaisseau se cassait fissa-fissa et bien lui en avait pris, parce que Jupiter a implosé et est devenu une bébé étoile, qu’on a rebaptisé pour le coup Lucifer (« le porteur de lumière » en latin). En même temps, l’humanité a reçu un message, des mystérieux monolithes ou de ce qui se cache derrière, la prévenant de ne pas toucher à Europe.
Notre vieux poto Heywood Floyd, toujours de la partie, malgré son âge canonique, part de son côté faire une mission de tourisme avec quelques pipôles sur la comète de Halley, pendant que son petit-fils, de son côté, part en mission du côté de Lucifer. Évidemment, suite à un détournement de navette, le petit-fils et ses co-équipiers se crashent sur Europe et papy, qui fait de la résistance, doit aller le sauver.

Ce que j’ai aimé : Clarke me fait toujours marrer, avec ses pointes d’humour, comme lorsqu’il sort son pénétromètre. Ça se lit très vite, on ne voit pas le temps passer.

Ce que je n’ai pas aimé : Mais pourquoi ce roman? Il y avait absolument une commande à remplir? Parce que bon, Floyd et ses potes artistes qui font du tourisme sur Halley, c’est sympa, mais on s’emmerde autant qu’eux, parce qu’il n’y a pas grand chose à faire. Et il faut attendre les derniers chapitres pour que l’intrigue avance… Je finirai quand même, mais j’ai un doute : Clarke serait-il devenu gâteux sur ses vieux jours?

Note : 2/5

DianaCagothe