La patrouille du temps – La patrouille du temps 1 – Poul Anderson

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lapatrouilledutempsTitre Original : Guardians of time
Genre :
  roman, science-fiction
, time opera, littérature américaine
Auteur : Poul Anderson
Année :  1960
Nombre de pages : 288

Résumé : C’est l’histoire de Manse Everard qui trouve un taf de « patrouilleur du temps », le style de taf hyper secret qui ne se trouve pas à tous les coins de rue. L’idée est simple, le voyage dans le temps a été découvert dans un futur très lointain et dans ce job, Manse doit faire en sorte qu’aucune modification du passé n’arrive afin de préserver le futur. Pour chacune de ces quatre nouvelles, Manse est transporté dans une autre époque avec un collègue à lui , il analyse la situation, se retrouve piégé, emprisonné, bref en difficulté et par une pirouette, retrouve son vélo à voyager dans le temps et parvient enfin à ses fins.

A l’instar du Doctor Who, on a plusieurs nouvelles qui mettent en scène le héros dans différentes époques du temps et qui a une mission à remplir à chaque fois. L’auteur écrit plutôt bien même si l’organisation du bouquin laisse à désirer : les chapitres sont très longs, il est donc un peu difficile de saisir le rythme de l’histoire.

Autant vous prévenir, je suis fan de science fiction alors quand j’attaque un bouquin, c’est ce que j’attends. Et là, je déchante, l’univers n’a rien à voir avec cela. Le time opéra n’est qu’une simple succession de nouvelles à des époques différentes. Les questions relatives aux paradoxes sont écartées et le voyage dans le temps en lui-même n’est pas techniquement expliqué. Ces histoires sont divertissantes pour un amateur de nouvelles d’aventures, mais pas vraiment de science-fiction dedans à mon gout. A réserver à quelqu’un qui veut se mettre à la SF mais qui n’ose pas trop de peur de tomber dans quelque chose de trop technique.

Ce que j’ai aimé : la clarté du bouquin, la facilité de lecture

Ce que je n’ai pas aimé : peu crédible car l’auteur évince d’entrée de jeu la technique du voyage dans le temps ainsi que les problématiques inhérentes au voyage dans le temps (paradoxes, …).

Note : 2/5

Tristan


La voix des morts – Le Cycle d’Ender 2 – Orson Scott Card

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lavoixdesmortsTitre Original : Speaker for the Dead
Genre :
  romanscience-fiction, planet opéra, littérature américaine
Auteur : Orson Scott Card
Année :  1986
Nombre de pages : 464

Résumé : La Stratégie Ender avalée, une décision s’imposait : continuer le Cycle d’Ender à fond les ballons. Et la, le drame : le petit bout de chou à 35 ans, il débarque sur une planète et va y rester jusqu’à la fin, le space opéra du premier opus se transforme en science fiction werberienne mais du Werber, il n’y a que Werber qui sache le faire.

Ender est maintenant une sorte de prêtre / détective / juge, dans le bouquin on appelle ça un porte parole des morts. Il débarque donc sur la planète Lusitania pour enquêter sur la mort d’un gus qui s’est fait découper par des extraterrestres qui ressemblent un peu aux humains. Il se rend vite compte que ça ne va pas être du gâteau parce qu’un secret très secret permettrait de démêler le sac de nœuds mais que si on découvre ce secret on meurt.

L’univers dans lequel nous plonge l’auteur est plutôt beau, la planète nous est décrite avec des détails qui nourrissent correctement l’intrigue, les protagonistes nous apparaissent avec des personnalités crédibles également.

Le thème de la colonisation est décortiqué, l’auteur nous transmet un point de vue qui est que chacun doit rester à sa place en respectant les coutumes des autres sans pour autant être hypocrite et prendre les colonisés pour des barbares demeurés.

L’intrigue marche bien, ça tient la route, et toujours aussi bien écrit que le précédent. Je ne vais ceci dit pas me ruer sur le troisième opus ayant un peu été déçu par celui la.

Ce que j’ai aimé : L’univers, l’intrigue.

Ce que je n’ai pas aimé : Ne pas avoir ce qui m’a fasciné dans le bouquin précédent à savoir un space opéra magistral et mon petit bonhomme auquel je me suis attaché.

Note : 3/5Tristan


La Stratégie Ender – Le Cycle d’Ender 1 – Orson Scott Card

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strategieenderTitre Original : Ender’s game
Genre :
  roman, science-fiction, space opéra
, littérature américaine
Auteur : Orson Scott Card 
Année :  1985
Nombre de pages : 460

Résumé : C’est l’histoire d’un petit bonhomme (Ender) qui a 6 ans et qu’on envoie dans l’espace se former à être commandant de guerre intergalactique. Les débuts sont difficiles, il ne s’intègre pas parce que le colonel qui le suit fait tout pour qu’il ne se sente jamais à l’aise. Il s’avère être un génie, relève les défis avec brio et il s’en sort plutôt pas trop mal même si les brimades se succèdent les unes après les autres. Sa team devient number one dans leur salle de jeu de guerre en apesanteur contre les autres teams. Les choses se gâtent de plus en plus au fur et à mesure que l’histoire avance et le chef de guerre qu’il est se révèle de plus en plus génial même si il est toujours un petit bonhomme qu’on persiste à trouver vraiment adorable tellement il est touchant.

Dès le départ l’auteur nous emmène dans un space opéra à l’intérieur de cette station spatiale de formation militaire qui met en scène les relations entre notre petit chou et ses petits amis ou ennemis. On s’identifie assez facilement à Ender parce qu’il a les mêmes problèmes que n’importe quel enfant, ce qui crédibilise le personnage et du coup l’histoire en général. Ses sentiments sont vraiment bien transmis au lecteur, à la fin on reste scotché on a même l’impression de vivre l’histoire à sa place et on a le souffle coupé.

La stratégie Ender s’inscrit dans le cycle ‘Le Cycle d’Ender‘ en 6 tomes dont le 5e n’est pas traduit en français, dommage parce que je viens d’attaquer le tome 2 et je compte bien tous me les farcir.

Le livre est porté au cinoche pour le 6 novembre 2013, je vous laisse regarder la bande annonce, c’est ici et c’est aussi beau que le bouquin.

Une mention spécialement négative à l’article Wikipédia qui spoil complètement la fin donc contrairement à mon habitude je ne vous donnerai pas ici le lien et vous conseillerai plutôt de lire le livre, il est facile à lire, démentiel et la fin est magistrale. Mon bouquin de l’année.

Ce que j’ai aimé : Le petit chou dans ce space opéra magnifique.

Ce que je n’ai pas aimé : Rien

Note : 5/5Tristan



Courir avec des ciseaux – Augusten Burroughs

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Courir avec des ciseauxTitre Original : Running with scissors
Genre :
 
roman, biographie, littérature américaine
Auteur : Augusten Burroughs
Année :  2006
Nombre de pages : 317

Résumé : Présenté comme une autobiographie de petit garçon, ce livre est en fait l’observation a posteriori de ce qu’a été l’enfance d’Augusten Burroughs.
Même si l’auteur oscille entre la biographie et le roman, les autres œuvres de l’auteur (et sa « vraie » vie) indiquent que la ressemblance avec la vérité est loin d’être fortuite 🙂
On peut le dire : le livre est drôle. Parfois à hurler de rire même. Mais derrière le monde psychédélique (psychotique ?) et les situations cocasses, on trouve vite une vraie problématique et des questions pas toujours faciles. L’écriture est enlevée et l’auteur fait preuve d’un cynisme tout à fait succulent.

Ce que j’ai aimé : encore un livre qui mérite une belle place dans la collection des romans contemporains. Léger, facile à lire, hilarant mais tout de même suffisamment profond pour laisser un petit arrière gout amer : sweet and sour…..

Ce que je n’ai pas aimé : on sent parfois que le trait est grossi pour ajouter de l’incroyable à l’invraisemblable, du coup, on se demande quel est la part de la biographie… et les questionnements posés par certains passages (la pédophilie notamment) en sont un peu décrédibilisés.

Note : 4/5

TheSeb