Dôme – Stephen King

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dôme stephen kingTitre Original : Under the dome
Genre :
 
roman, horreur, littérature américaine
Auteur : Stephen King
Année :  2011
Nombre de pages : 630 + 565

Résumé : Une petite ville du Maine (pour changer) se retrouve coincée sous un dôme invisible et indestructible. C’est tout juste si un peu d’air passe à travers.C’est gravement la merde d’autant que l’armée n’arrive même pas à détruire ce dôme.

Dale Barbara – Barbie – ancien de l’armée, aidé de Julia, la journaliste, va tenter de sauver la ville de la folie de Big Jim Rennie, le maire omniprésent de Chester’s Mill. En effet, Big Jim, pour asseoir sa domination par la peur, crée une police constituée de ses proches. Certains habitants vont entrer en résistance et découvrent peu à peu les manigances de Big Jim.

Il va surtout leur falloir apprendre à vivre dans une ville sous cloche comme des fourmis enfermées dans un bocal.

Ce que j’ai aimé : l’instinct de survie des protagonistes et la folie que peut entrainer l’enfermement

Ce que je n’ai pas aimé : trop de personnages – comme toujours dans les gros romans de S.K. – et une fin bâclée.

Note : 4/5Kwaite


Last Exit To Brooklyn – Hubert Selby Jr.

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Last Exit To BrooklynGenre :  roman, littérature américaine
Auteur : Hubert Selby Jr.
Année :  1964
Nombre de pages : 303

Résumé : Ce n’est pas une histoire à proprement parler, mais un recueil de scénettes rassemblées : si le lien ne semble pas évident de prime abord (les personnages changent et le point de vue du narrateur est mouvant), on perçoit ensuite le fil conducteur : une observation chirurgicale de toutes les faces que peut compter la Violence.
Assez rapidement, l’enchaînement de phrases syncopées et d’un vocabulaire argotique d’une très grande justesse permettent de percevoir, au delà des histoires d’apparence banale, une vraie analyse psychologique de ce qui compose les pulsions des individus.
Tour à tour enthousiasmant et dérangeant, simple dans sa forme mais complexe à comprendre, ce premier roman d’Hubert Selby demande une vraie attention et s’adresse plus particulièrement à un public ouvert à une littérature crue  et sophistiquée.
Plusieurs mois après l’avoir refermé, il m’arrive encore d’y réfléchir et de repenser , en faisant tout autre chose, que « le marin est surement mort ? ».

Ce que j’ai aimé : Ce livre est en bonne place dans ma bibliothèque idéale : à la fois délicat et fort, il fait partie des livres qu’on ne peut pas oublier. En outre, son énorme succès critique lors de sa sortie en font un référentiel pour les amateurs de littérature anglo-saxonne contemporaine.

Ce que je n’ai pas aimé : Très emballé par le livre, j’ai ensuite continué d’explorer la bibliographie de l’auteur : ce ne fut, pour moi, que déceptions sur déceptions. Visiblement, son arrêt de l’héroïne à la fin des années 1960 a grandement détérioré ses qualités d’observation et de narration : même le très connu « Retour à Brooklyn » (adaptation à succès…) n’est pour moi qu’une enfilade de clichés bien loin de la pertinence de « Last Exit…. ».

Note : 4,5/5TheSeb


Cette nuit-là – Linwood Barclay

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Cette nuit-làTitre Original : No time for goodbye
Genre :
 
thriller, roman, littérature américaine
Auteur : Linwood Barclay
Année :  2011
Nombre de pages : 475

Résumé : Âgée de 14 ans, Cynthia est en pleine rébellion contre l’autorité en générale et, contre celle de ses parents en particulier… Un matin, après une nuit agitée et alcoolisée, elle se réveille et découvre que la maison est vide… Toute sa famille a disparu…
25 ans plus tard, Cynthia est mariée et mère (surprotectrice) d’une petite fille. Si elle a construit sa vie en dépit du drame vécu un quart de siècle plus tôt, on apprend que le mystère reste entier et que Cynthia ignore toujours ce qui s’est passé « cette nuit-là »…

Ce que j’ai aimé : L’intrigue est bien menée. Une fois le livre en main, il est difficile de le reposer. On a envie de comprendre ce qui est arrivé. Il n’y a pas de « grands effets », mais, l’auteur sait quand même distiller une ambiance angoissante en jouant avec nos peurs. Notamment, la peur de l’abandon. Il y a aussi quelques scène assez jouissives (comme celle où Cynthia jette la « voyante » dehors). Et, contrairement à beaucoup de bouquins lus ces derniers mois, on ne devine pas le dénouement dès les 50 premières pages !!!

Ce que je n’ai pas aimé : Ce n’est pas un roman de gare, mais, pas de la grande littérature non plus. Et, surtout, pour moi qui ai un goût très prononcé pour les thrillers très noirs et glauques qui laissent comme une impression de malaise (il doit y avoir une sociopathe qui sommeille en moi), l’intrigue reste très « soft ». C’est un peu dommage car le postulat de départ était intéressant.

Note : 3,5/5ClaireM.


Les 120 journées de Sodome – D.A.F. de Sade

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Les 120 journées de SodomeGenre :  roman, classique, littérature érotique, littérature française
Auteur : D.A.F. de Sade
Année :  1785
Nombre de pages : 448

Résumé : Sade a écrit ce roman sur des feuillets pendant son enfermement à la Bastille, qu’il a ensuite assemblé en un gros rouleau. Autant dire que Sade était au paroxysme de son délire. Ce rouleau inachevé a été sauvé pendant que le navire coulait puis caché, puis ressorti par un obscur psy allemand au début du XXe siècle, inventeur du terme « sadisme ».
4 libertins complètement psychopathes décident de faire une méga orgie. Au préalable, il faut dire qu’ils ont chacun épousé la fille de l’autre. Ils décident de partir s’enfermer dans un château inaccessible de la Forêt Noire avec les 42 victimes d’un kidnapping géant organisé au préalable. Ils partent avec 4 vieilles maquerelles qui raconteront chacune pendant un mois 5 histoires par jour de vieux dégueulasses. Entre temps, les libertins vont s’en donner à coeur joie d’imiter les histoires racontées par les vieilles.
Sade a eu le temps de développer les histoires d’une des vieilles maquerelles pendant 339 pages, surtout orientées vers la scatologie. Je vais vous en livrer ici une histoire parmi les 150:
« La passion de ce vieux libertin consistait à baiser d’abord prodigieusement la bouche de la fille. Il avalait le plus qu’il pouvait de sa salive, ensuite il lui baisait les fesses un quart d’heure, faisait péter, et enfin demandait la grosse affaire. Dès qu’on avait fini, il gardait l’étron dans sa bouche et, faisant pencher la fille sur lui, qui l’embrassait d’une main et le branlait de l’autre, pendant qu’il goûtait le plaisir de cette masturbation en chatouillant le trou merdeux, il fallait que la demoiselle vînt manger l’étron qu’elle venait de lui déposer dans la bouche. »
Le récit de Sade s’arrête proprement ici, ensuite, nous avons le plan des histoires racontées par les autres vieilles sous forme de liste. C’est là que ça devient vraiment horrible. parce qu’on a bel et bien un listing de viols, incestes, tortures et diverses nécrophilies.

Ce que j’ai aimé : La couverture très explicite proposée par 10/18 et qui ne manque pas d’humour. Aussi difficile qu’il ait été pour moi de l’achever, je suis fière : fière que ce livre soit publié par un grand éditeur, fière que ce livre soit en vente libre chez un libraire, et je n’ai eu à craindre aucune répression. Cette épreuve m’a fait réaliser que quoique nous disions, nous sommes bien dans un pays libre!

Ce que je n’ai pas aimé : Pendant la 400aine de pages qu’il va vous rester à découvrir, vous allez successivement hésiter à :
– fermer définitivement le livre et ne plus jamais le rouvrir,
– vomir,
– commencer par la fin voir si ça se calme un peu,
– lire au hasard pour voir si les histoires changent un peu,
– rêver, penser toute la journée à du caca.
Ce livre est vraiment nauséabond et tient incontestablement une place d’honneur dans ma trashothèque. Il relègue Despentes & co au rang de piètres apprenties.

NDLR : Cet article vous dit déjà peut-être quelque chose si vous me suivez depuis un moment sur mes aventures bloguesques. Cette fiche était précédemment parue sur le blog Plump it up! Les Plumpies m’ont gentiment cédé les droits, puisque c’est une histoire de livre et de caca, et que ça valait bien une inauguration!

Note : 5/5DianaCagothe

 


Histoire d’un Allemand, Souvenirs (1914-1933) – Sebastian Haffner

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Histoire d'un AllemandTitre Original : Geschichte eines Deutschen
Genre :
 
biographie, littérature allemande
Auteur : Sebastian Haffner
Année :  2000
Nombre de pages : 229

Résumé : Sebastian Haffner, journaliste, raconte sa vision de l’Allemagne entre la première et la seconde guerre mondiale. Le manuscrit, rédigé en 1939, est paru à titre posthume. L’auteur, ayant grandi dans une classe bourgeoise, nous raconte comment il devient adulte dans une société un peu folle, tout d’abord celle de l’après-guerre, et comment, de manière un peu folle l’Allemagne cède au nazisme.

Ce que j’ai aimé : Quand l’auteur nous raconte ses tranches de vie, l’émotion et son incompréhension devant le monde qui l’entoure, on est vraiment plongé dedans. J’aime beaucoup l’histoire et ses petites arcanes, mais j’avoue que la seconde guerre mondiale, ça va, on en a bouffé à longueur de scolarité(surtout, si tu as grandi dans l’Est comme moi). Mais, ne gardant aucun souvenir de mes cours d’Histoire sur la before, je me suis plongée dedans, Histoire de me faire un refresh.

Ce que je n’ai pas aimé : Quand l’auteur se met à politico-philosopher, ça devient chiant. Ça va, on a assez vite compris ses opinions, pas la peine de passer la moitié des pages à rabâcher. Et puis, je n’ai toujours pas compris comment un peuple a pu se laisser embrigader comme ça, par un type qui était déjà considéré comme taré par ses contemporains. C’est un peu dommage, parce que c’était le but du livre…

Note : 3/5DianaCagothe